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Etude de cas: Comment Shell combat la corruption

Par L'Economiste | Edition N°:1164 Le 13/12/2001 | Partager

. L'entreprise a adopté des principes drastiques de conduite interne«Au-delà du simple processus de production, il est du devoir des entreprises citoyennes de veiller au respect de l'environnement dans lequel elles évoluent, de contribuer activement au développement durable du pays dans lequel elles sont implantées», souligne d'emblée Michel Faure, président-directeur général de Shell du Maroc dans un entretien accordé à L'Economiste. Sa compagnie a lancé, depuis quelque temps déjà, de nombreuses initiatives pour lutter contre la corruption. Elle a ainsi mis en place une charte interne exposant les principes de conduite auxquels doivent se conformer ses employés. Ne négligeant pas pour autant la mission première de l'entreprise, la création de valeur ajoutée, ce document insiste sur les principes d'honnêteté, d'intégrité et d'équité dans les domaines d'activité de l'entreprise. Elle accorde, en outre, une attention particulière en matière d'hygiène, de santé et d'environnement (HSE). Selon Michel Faure, le respect de normes de conduite préétablies ne greffe pas de façon sensible les coûts de production des entreprises. La dimension éthique d'une entreprise peut même représenter un intéressant vecteur de communication. «Nos responsables se réunissent chaque année avec les fournisseurs afin de vérifier que ces derniers respectent bien le contrat moral qui les lie à Shell. Depuis quelque temps, nous exigeons de nos fournisseurs de ne pas faire travailler des enfants, par exemple. Certains étaient surpris que nous posions de telles conditions, mais ils se sont tout de même alignés», indique Faure. Les principes généraux de Shell du Maroc sont disponibles en français et en arabe de façon à être accessibles à tous les employés. Ils sont même intégrés dans le contrat de travail des nouvelles recrues de l'entreprise. Les employés sont donc tenus au respect scrupuleux de ces principes de conduite et la transgression de ce code interne est passible de licenciement. «L'offre directe ou indirecte, le paiement, la sollicitation et l'acceptation de pots-de-vin sous quelque forme que ce soit sont des pratiques inacceptables», indique le document. Dans le même ordre d'idées, un comité d'éthique a été mis en place au sein de l'entreprise. Ce comité se réunit tous les trois mois pour faire le point sur les avancées des programmes arrêtés en matière de sensibilisation du personnel aux principes éthiques. Il doit également traiter les cas de corruption au cas échéant et gérer l'épineux problème des cadeaux d'entreprises, la frontière étant mince entre bakchich et cadeau (voir encadré).


Cadeaux corrupteurs

Shell du Maroc a fixé des sommes limites que ne doivent en aucun cas dépasser la valeur des cadeaux reçus ou offerts. Ainsi, les cadeaux dépassant 60 dollars (l'équivalent de 650 DH) sont expressément refusés par les employés de Shell. De la même manière, les cadeaux offerts par Shell ne peuvent dépasser 50 dollars. Ces limites ont été définies parce que les cadeaux interentreprises sont généralement de la corruption déguisée, est-il expliqué. Selon Michel Faure, il arrivait que des employés de Shell reçoivent des cadeaux très coûteux de la part d'entreprises fournisseurs ou clientes, dans le but d'influencer leur jugement professionnel. «Ceci est évidemment proscrit aujourd'hui», avance-t-il.Mehdi LAABOUDI

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