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Economie

Benhima dévoile sa vision

Par L'Economiste | Edition N°:1164 Le 13/12/2001 | Partager

. Circulation, propreté, réaménagement urbain... tout est passé au peigne fin par le wali. Le melting-pot, la convivialité et la sécurité jouent un rôle direct dans l'attractivité de la villeDécidément, Driss Benhima a le don d'attirer les foules. Mais quand le thème débattu est le devenir de Casablanca, il n'y a pas de quoi s'étonner. Mardi soir, ils étaient nombreux à avoir répondu présent à l'invitation de l'Ecole Supérieure de Gestion qui inaugurait la 12e édition de la mosaïque culturelle organisée cette année en hommage à l'oeuvre de Aïcha Ech-Chenna. D'entrée de jeu, le wali a classé les priorités de la ville. D'abord, la globalisation et tout ce qu'elle entraîne comme mutations. La littoralisation de l'économie entre autres. De ce fait, la croissance de Casablanca ne s'arrêtera pas de sitôt. La meilleure façon pour le wali de faire face à cette mondialisation reste l'unification des moyens. Sa vision du Grand Casablanca rompt avec les stratégies de développement de la ville des deux dernières décennies. Au lieu de morceler, le wali pense plutôt à unifier. Concentration et croissance ne sont pas contradictoires pour lui. Du côté industriel, la rente de portier tendant à disparaître, certaines industries protégées par les droits de douane ne survivront pas à la globalisation. Mais d'autres naîtront et Benhima donne l'exemple du laminoir inauguré récemment par SM le Roi Mohammed VI. D'autres avantages disparaîtront, si ce n'est pas fait. La main-d'oeuvre bon marché. Sur ce point, le wali brandit la menace de l'Europe de l'Est qui dispose de salaires inférieurs pour une compétitivité supérieure.«L'avantage compétitif dont on dispose est sans aucun doute le potentiel humain, une jeunesse de plus en plus diplômée. Il faut donc jouer la carte de la formation», souligne le wali. L'autre gisement qui n'est pas encore suffisamment exploité reste le tourisme de congrès. «Casa vient juste derrière Agadir en matière d'arrivées», explique le wali. Mais comment peut-on parler de tourisme de congrès quand la ville ne dispose même pas d'une salle de conférence digne de ce nom. Le wali reste toutefois optimiste et fait remarquer que la capitale économique a plus d'un atout dans sa manche et peut séduire plus que d'autres villes de la région. Le melting-pot, la convivialité et la sécurité jouent un rôle direct dans l'attractivité de la ville. Reste à améliorer la propreté, l'environnement, l'urbanisme et... la circulation. A ce propos, le wali note avec fierté le développement du nouveau quartier d'affaires de Sidi Maârouf, «sauf qu'en construisant ce quartier, on n'a pas pensé à la circulation», ajoute-t-il. Le problème pour lui est organisationnel. «Imaginez que la ville ne dispose même pas d'un service qui soit dédié aux questions de circulation, ni à la Communauté urbaine, ni dans les communes, ni dans les préfectures. Nul ne peut donc prendre en charge de manière globale la conception de la circulation. Heureusement, qu'il y a le plan de circulation de 1976, qui était bien fait et qui sert encore de guide à tout le monde. La question du métro a encore une fois été mise sur le tapis. «Il faut d'abord sauver ce qui existe», répond le wali. Les transports en commun ont besoin d'un sérieux coup de balai, selon lui. «Il existe une vingtaine de sociétés privées dont presque aucune ne respecte le cahier de charges initial», ajoute-t-il.Répondant aux préoccupations de la salle quant à la culture, il explique que des actions existent mais qu'elles manquent de structuration. «Les efforts sont trop dispersés. Il y a une bibliothèque municipale, un conservatoire, une Ecole des Beaux-Arts, mais sommes-nous sûrs de tirer le meilleur parti de ce qui existe? D'ailleurs, nous, Casablancais, n'y pensons pas spontanément, ce qui prouve bien qu'on peut faire mieux avec l'existant. Même cas de figure avec les espaces verts et les parcs de jeux pour enfants. Et le wali revient à son idée initiale, l'unification de la ville. «Une ville divisée en 27 communes perd l'avantage de la taille. Avec un budget morcelé, on ne peut pas faire grand-chose pour l'ensemble». Fedoua TOUNASSI

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