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Emploi et Carrière
L’interview du lundi
Moukawalati change d’objectifs

Par L'Economiste | Edition N°:2889 Le 27/10/2008 | Partager

. L’Anapec parle de 2.000 entreprises accompagnées. Le programme ouvert désormais aux non diplomésLes objectifs fixés à Moukawalati étaient trop ambitieux et ne tenaient pas compte de la réalité du marché, à savoir l’insuffisance de la culture entrepreneuriale. En élargissant la cible aux non diplômés, ce programme pourrait être relancé. Mais encore faut-il que les problèmes des locaux et du financement soient résolus. Dans cet entretien, Hafid Kamal, directeur général de l’Agence nationale de la promotion de l’emploi et des compétences fait le point sur les différents projets mis en place.- L’Economiste: L’extension du programme Moukawalati aux non diplômés est finalement un juste retour à la réalité. Il y a des entrepreneurs partout y compris chez les chômeurs sans diplôme. - Hafid Kamal: En réalité, cette ouverture aux non diplômés n’a jamais été refusée. Elle a été formulée tard et devait être introduite par un amendement dans la loi de Finances 2008. C’était une question de procédures. Après ce loupé, nous nous sommes rattrapés, la disposition étant validée par le Conseil des ministres. Si tout se passe bien, elle s’appliquera début 2009. Il faut au moins que la personne justifie du niveau de l’enseignement fondamental. Il est important qu’elle sache lire et écrire et qu’elle soit porteuse d’un projet et d’une idée d’entreprise. Certaines personnes ont l’esprit d’entreprise et des aptitudes personnelles même si elles n’ont pas de diplôme. D’autres, même si elles sont bardées de titres, n’ont pas forcément cette aptitude. De par la loi, la limite d’âge pour bénéficier des avantages du produit Moukawalati est fixée à 40 ans. Une des dispositions importantes prévues dans ce programme est l’accompagnement. -Avec le recul, ce programme n’a-t-il pas péché par trop d’ambition?- Je le pense aussi. Moukawalati a été victime des objectifs surdimensionnés fixés à son lancement. En tant que tel, le produit est bon, mais le marché n’est pas important. Ce n’est pas parce que nous n’avons pas beaucoup d’entrepreneurs que nous allons condamner ce produit. Il faudrait d’abord étudier son impact. Deux indicateurs me paraissent pertinents: le premier se rapporte aux projets financés jusque-là: 200, même si la Caisse centrale de garantie accordait sa couverture. Or, grâce au programme Moukawalati, nous avons financé en une année plus de 1.000 entreprises. Le deuxième indicateur n’est autre que l’ancien programme Jeunes promoteurs qui a fait couler beaucoup d’encre. Celui-ci est derrière la création d’un millier d’entreprises en 5 ans. Quand nous avons lancé Moukawalati, nous n’avions pas une fine connaissance du marché de l’entreprenariat. Maintenant, les objectifs sont plus réalistes. Pour cette année, nous parlons de 2.000 entreprises accompagnées. Nous ne nous engageons plus sur la création. Celle-ci dépend de la personne qui décide finalement de passer à l’action ou non. - Le problème des locaux professionnels reste une équation à résoudre - C’est un dossier à traiter au niveau local. L’INDH peut être mise à contribution pour faciliter l’accès aux locaux professionnels et pour la mise en place de projets intégrés. L’idée est de mettre sur pied un centre multiservice où on peut avoir les locaux, l’accompagnement et l’accès au financement. Les fonds d’amorçage pourraient également faciliter l’accès aux locaux qui demeure le véritable problème auquel se heurtent les porteurs de projets. - L’attitude des banques a-t-elle évolué vis-à-vis des porteurs de projets? - Au départ, il y avait des problèmes. Le comité constitué avec les banques a permis d’introduire des améliorations. Globalement, le processus est fluidifié. Sur deux dossiers présentés aux banques, un est accepté. Même celui qui n’est pas retenu peut être redéposé au niveau d’une autre banque. Il existe des critères qui font que certains financements sont accordés par des banques et pas par d’autres. Aujourd’hui, la faiblesse du nombre de projets d’entreprises renvoie à l’insuffisance de la culture entrepreneuriale, à l’image de Moukawalati qu’il faudrait travailler et à l’étroitesse de la cible. L’extension aux non diplômés boostera certainement les projets d’entreprises. - Combien de personnes ayant profité du programme Idmaj sont retenues par l’entreprise?- Dans Idmaj, 43% des contrats sont de droit commun. L’entreprise peut bénéficier du contrat insertion qui donne certains avantages. Il s’agit d’un contrat de stage. L’avantage est qu’il enlève les barrières d’accès à l’entreprise et permet aux jeunes d’améliorer leurs compétences. Ce qui leur assure une première expérience à mettre sur le CV et leur permet d’accéder au marché du travail. C’est la philosophie du produit Idmaj. Jusqu’à présent, nous n’avons pas encore lancé d’étude pour mesurer l’impact de ce programme. Des remontées d’informations ressort que les entreprises se plaignent de ces personnes parce qu’elles quittent rapidement. Le marché du travail est très volatil surtout au niveau des ouvriers. L’essentiel pour nous est que notre dispositif améliore l’employabilité. D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle nous avons introduit Taehil. - Là aussi, il semblerait que les jeunes abandonnent rapidement les formations- Si les gens se désistent, c’est parce qu’ils trouvent du travail, surtout ceux qui suivent une formation qualifiante. Le marché est volatil et extrêmement dynamique. Cela signifie qu’il existe des opportunités. Nous nous concentrons sur les chercheurs qui ont réellement des problèmes d’insertion. Nous ne disposons pas de chiffres précis. Nous avons commencé à contacter les personnes inscrites depuis plus de deux ans mais une bonne partie d’entre eux était injoignable. L’autre travaille déjà. Même constat chez ceux inscrits depuis un an. Aujourd’hui, notre priorité est les personnes inscrites depuis plus de 6 mois.


VIPS ralentit ses recrutements au Maroc

«NOTRE partenariat avec l’Espagne continue et je pense même qu’il va se développer. Pour les saisonniers, nous nous attendons à la demande de 15.000 personnes au lieu de 12.000 l’année dernière», soutient Hafid Kamal, directeur général de l’Anapec. Globalement, la demande en main-d’œuvre marocaine ne semble pas affectée par la crise économique. Hafid Kamal reconnaît toutefois qu’il existe quelques cas particuliers: le groupe VIPS, un gros client dans la restauration qui compte ralentir sa demande en main-d’œuvre marocaine. Mais c’est juste conjoncturel, souligne le DG de l’Anapec. Dans la grande distribution, une opération sera menée d’ici la fin du mois pour sélectionner 96 personnes, lesquelles rejoindront Hermanos Martines. «Nous allons continuer d’améliorer nos dispositifs et diversifier les secteurs», affirme Hafid Kamal. L’Anapec travaille actuellement avec la France dans le cadre de la nouvelle réglementation sur l’émigration professionnelle et l’Irlande dans le secteur des chevaux. Des projets sont également en cours avec le Portugal et l’Italie. Propos recueillis par Khadija MASMOUDI

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