×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Dossiers

Emploi & carrière
Une charte de bonne conduite pour soigner l'image de l'administration

Par L'Economiste | Edition N°:1745 Le 12/04/2004 | Partager

. Signée par le fonctionnaire, elle sera classée dans son dossier administratif. Le document de Najib Zerouali trace le cadre général…. … Les autres départements pourront s'en inspirer pour élaborer leur propre code Et de deux. Après leurs nouveaux barème de notation et grille d'évaluation (www.leconomiste.com), les fonctionnaires ont maintenant leur «charte de bonne conduite». Le document qui émane du ministère de la Modernisation des secteurs publics vient de leur être adressé. Chaque fonctionnaire doit en prendre connaissance, le signer et le retourner au service de gestion des ressources humaines de son département. Ce document devra être classé dans le dossier administratif pour attester que l'agent de l'Etat s'engage à en respecter les dispositions. La charte de bonne conduite du fonctionnaire, qui s'inscrit dans le long processus de la moralisation de la vie publique, vise à instaurer un style moderne de comportement au sein de l'administration et à lutter contre les mauvaises pratiques qui en ont terni l'image. «L'objectif de cette charte est de reconstruire la confiance entre administration et citoyens par l'amélioration de la qualité de ses services et par un plus grand professionnalisme de ses agents», explique Abdelmalek Sahli, directeur des Ressources humaines et des Affaires générales au ministère de la Modernisation des secteurs publics. A travers cette charte, ajoute le DRH, le ministère cherche à amener le fonctionnaire à adopter un nouveau système de valeurs plus éthique et plus responsable. Ses maîtres-mots sont transparence, efficience et qualité de service.Le document, élaboré par le département de Najib Zerouali en concertation avec les autres ministères, définit les principes et les règles générales que le fonctionnaire doit observer dans l'exercice quotidien de son travail: dans ses relations avec ses collègues, supérieurs et subordonnés, et avec les usagers. A noter, cependant, que la charte ne fait que tracer le cadre général dont doivent tenir compte les différents secteurs et départements pour élaborer leur propre code. La charte de bonne conduite du fonctionnaire, qui s'inspire des pratiques occidentales en la matière, de la charte de la Fonction publique en Afrique et du pacte de bonne gestion, s'articule autour de trois axes. Le premier vise le renforcement de la culture du service public. Il précise les principes et règles de conduite des agents de l'Etat qui doivent favoriser un environnement neutre, transparent et objectif à même de renforcer la culture du service public et d'améliorer l'image de l'administration. Ainsi le fonctionnaire doit, entre autres, s'engager à prendre ses décisions conformément aux textes en vigueur, faire montre de neutralité et d'objectivité et placer l'intérêt public au coeur de toute décision. De même, il doit traiter avec les différents usagers de manière égale et sans aucune discrimination, sauf celle autorisée par la loi. Le deuxième axe expose les règles régissant le travail administratif. Celles-ci doivent mieux répondre aux nouvelles attentes et aspirations des usagers en relation avec les mutations profondes que vit le pays. Le fonctionnaire est appelé à une plus grande disponibilité en se consacrant pleinement à son activité administrative et en s'interdisant tout cumul d'activités professionnelles, sauf celles autorisées par la loi. Il est aussi tenu de développer son professionnalisme en participant activement aux cycles de formation organisés par l'administration qui, du reste, n'est pas généreuse sur ce plan (cf. notre édition du lundi 5 avril 2004. www.leconomiste.com).La charte met aussi l'accent sur une meilleure utilisation des moyens et outils de travail au sein de l'administration. Le fonctionnaire doit s'engager ainsi à prendre soin des équipements et outils et à éviter leur utilisation à des fins personnelles. Le troisième et dernier axe rappelle, quant à lui, les bonnes pratiques à développer par le fonctionnaire en matière de communication avec les usagers. Celles-ci tournent essentiellement autour de la simplification des procédures et démarches administratives et leur efficience. Cela implique, selon le DRH du ministère de la Modernisation des secteurs publics, une information plus claire, ouverte, publique sur toutes les procédures, produits et services de l'administration ainsi que sur les délais requis pour leur obtention. Pour s'inscrire dans ce nouveau concept du service public, le fonctionnaire doit s'engager à respecter les critères de proximité et d'accessibilité des services, de qualité et d'efficience, de célérité et délais de réponse, de fiabilité et de confidentialité des informations. La charte de bonne conduite précise en outre que l'agent public ne doit solliciter aucune récompense en contrepartie d'un service rendu à un usager. Une goutte d'eau dans le large océan de la lutte contre la corruption.


Attention à l'évaluation !

Tout semble prévu pour éviter que la charte de bonne conduite ne reste lettre morte. Sa mise en oeuvre sera suivie et le degré d'engagement des fonctionnaires et leur respect des différentes dispositions de la charte seront évalués par leur hiérarchie. C'est ce que nous confie Abdelmalek Sahli, directeur des Ressources humaines et Affaires générales au ministère de la Modernisation des secteurs publics. Ceci vaut aussi pour les nouvelles recrues qui devront s'engager sur le respect de ce document dès leur embauche. Bien plus, tout dossier administratif ne renfermant pas une copie de la charte dûment signée sera considéré comme incomplet et donc rejeté.


Mise à niveau sociale de l'entreprise: Symposium à Casablanca

C'est ce mercredi 14 avril que le premier symposium sur la mise à niveau sociale se tient. Organisée par la branche marocaine de l'Observatoire social international (OSI), la rencontre qui sera animée par Nadia Salah, rédacteur en chef de l'Economiste, aura lieu à l'Auditorium Twin Center à Casablanca. Environ 250 participants sont attendus pour cette première rencontre. Parmi eux des responsables gouvernementaux, des personnalités du monde associatif, des élus et des représentants d'ONG, des institutions internationales, des DG de grandes entreprises ou de PME, etc. Au menu de cette grand-messe figurent des thèmes comme «Repenser le management des relations sociales dans l'entreprise», «les indicateurs de performance sociale», «la contribution des grandes entreprises au développement durable». Rappelons que l'OSI, aujourd'hui association indépendante de droit italien, est né à l'initiative du groupe Suez suite à un symposium organisé à Rome en 2000 sur les exigences sociales de la mondialisation. Il regroupe plus de 100 partenaires à travers le monde et mène ses travaux aux Etats-Unis, en Argentine, en Europe et au Maroc. Pour sa part, l'OSI Maroc qui regroupe une vingtaine de membres de différents horizons (CGEM, CNSS, Lydec, Lafarge, ONA, OCP…) se réunit régulièrement pour débattre de thèmes liés à la responsabilité sociale. Khadija EL HASSANI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc