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Vos enfants pour la première fois à l’école

Par L'Economiste | Edition N°:2601 Le 03/09/2007 | Partager

. Il faut les préparer en leur parlant à l’avance . Rassurer l’enfant pour qu’il ne se sente pas abandonnéPremier cartable, première cour de récréation… En crèche ou en classe, la rentrée des enfants est un moment plein d’émotion. C’est une étape qui peut souvent être un moment d’angoisse pour les parents: se séparer des petits, accepter que des inconnus participent à leur éducation et que les enfants développent leur propre monde. Pour vivre cette étape le plus normalement possible, les parents et les enfants doivent se préparer à cette rentrée. Les parents doivent être clairs avec eux-mêmes. Ce qui suppose qu’ils sont satisfaits du choix de l’établissement et qu’ils ont pris le temps de poser toutes les questions au personnel. Ils doivent également parler à leurs enfants. «Ils gagnent à leur expliquer où on les emmène et pourquoi. Il faut leur dire qu’ils vont intégrer la crèche où ils auront l’occasion de rencontrer d’autres enfants et de se livrer à des activités intéressantes», explique Assia Akesbi Msefer, psychologue et fondatrice de l’Ecole supérieure de psychologie de Casablanca. Akesbi conseille également aux parents d’être francs avec les enfants: «Il est important de leur dire qu’ils vont rester quelques heures et que l’on viendra les chercher». L’idée est de les rassurer pour qu’ils ne se sentent pas abandonnés. Pour assurer un passage heureux, une préparation mentale est essentielle. Il faut montrer à l’enfant l’extérieur de l’école car s’il la connaît ses craintes diminueront. Il faut lui en parler et, le jour J, préparer avec lui son premier cartable. En principe, les enfants qui ont des frères et sœurs scolarisés ne posent aucun problème. «Ils sont mieux préparés. Le plus jeune voit son aîné partir à l’école et il a l’occasion d’aller le chercher avec les parents», soutient la psychologue. Ces enfants vivent la rentrée comme une promotion. Ils sont dans un processus d’identification et désirent rejoindre leurs aînés. Les enfants habitués aux séparations avec les parents sont également mieux préparés. C’est le cas, par exemple, pour ceux dont les mères travaillent. Mais ceux qui vivent des difficultés importantes sont souvent des enfants très attachés à la mère et angoissés à l’idée d’une séparation. Ils n’ont généralement pas développé leur autonomie. «C’est pour cela qu’il faut les préparer à de petites séparations. Ce qui réduit leur angoisse quand ils sont laissés seuls au jardin d’enfants», affirme Assia Akesbi Msefer.Quant au jour J, la séparation ne doit pas trop s’éterniser, sinon les petits vont percevoir l’appréhension des parents. Akesbi recommande aux parents d’éviter de se cacher pour sortir ou pour les laisser en classe. «Il faut surtout éviter de leur dire qu’on est à côté et partir. Il vaut mieux les mettre en situation réelle: comme toi tu restes à l’école , moi je pars à mon travail», soutient la psychologue. S’ils pleurent ou hurlent, il ne faut pas non plus s’affoler. Dans ce cas, il faut dire au revoir avec le sourire et partir rapidement. Les petits vont s’habituer progressivement. Des repères et des activités à répétition à l’école répondront à leur besoin de sécurité. Des jardinières estiment «qu’il faut compter environ 15 jours avant qu’un enfant ne s’habitue à l’école».


Respecter leur silence

Les parents sont souvent curieux de savoir comment s’est déroulée la journée à l’école et parfois les enfants n’ont pas envie de raconter. Ils veulent garder ce nouveau monde pour eux. Il vaut donc mieux respecter leur silence. «Le jardin d’enfant est l’occasion de laisser l’enfant gérer son petit monde et échapper au contrôle des parents», indique la psychologue. Et d’ajouter «il vaut mieux aux parents de s’habituer à ce que le contrôle des enfants leur échappe progressivement». Il est donc plus important de mettre l’accent sur ce qui les a étonnés ou amusés pendant cette journée. De manière générale, il vaut mieux être à leur écoute. «Un enfant écouté apprend à s’exprimer et parle de tout ce qui le dérange», affirme la psychologue.K. M.

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