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    L'Ecole de cinéma de Ouarzazate ouvrira ses portes en février

    Par L'Economiste | Edition N°:1686 Le 19/01/2004 | Partager

    . Soixante étudiants pour la première promotion . La moitié sera prise en charge: bourse mensuelle et Internat. Coût global pour les deux premières années: 20 millions de DHLe Centre euro-méditerranéen de formation cinématographique et audiovisuelle accueillera sa première promotion à la mi-février. Axé sur les métiers de base de l'industrie cinématographique, le centre, basé à Ouarzazate, ambitionne de dispenser une formation qui répond aux standards internationaux. A l'origine de cet ambitieux projet, un professionnel qui dit caresser ce rêve depuis des années alors qu'il était établi en Italie. Il s'agit de Mohamed Asli, producteur et réalisateur marocain ayant à son actif une longue expérience cinématographique à l'étranger, notamment en Italie. Il est également le promoteur des studios Kanzaman construits à Ouarzazate. . La ruée des candidatsD'ailleurs, ce sont ces locaux qui abritent le centre de formation cinématographique. “Etendus sur une superficie de 60 hectares, les studios Kanzaman mettront leurs structures et matériels techniques à la disposition des étudiants. Le cadre magnifique se prête bien à ce type de formation”, affirme Mohamed Asli. Sans compter la proximité des grandes productions internationales qui viennent tourner sur place. Les étudiants auront ainsi la possibilité de côtoyer des professionnels de renommée mondiale et pourquoi pas être recrutés par une superproduction. Pour avoir un cinéma marocain de qualité, il faut d'abord des hommes et des femmes imprégnés de leur culture et maîtrisant les techniques. Le centre ne prévoit pour le moment qu'une soixantaine de places. “Nous avons été submergés par des centaines de dossiers de candidatures”, précise le promoteur du projet visiblement impressionné. La liste est bouclée. Un jury, composé de cinq universitaires du domaine de l'audiovisuel, planche actuellement sur ces dossiers pour sélectionner les profils adéquats. Parmi les candidats qui ont répondu à l'annonce presse figurent en masse des bac+5 et même des ingénieurs. Pourtant, l'inscription n'était ouverte qu'au bac+2. Pour Mohamed Asli, ce n'est pas le diplôme qui compte le plus, “mais la motivation et l'amour de ce métier avant tout”. L'enthousiasme des postulants est compréhensible sachant que sur les 60 heureux élus, 30 vont bénéficier d'une bourse mensuelle de 1.500 DH avec une prise en charge complète (logement, nourriture…). Les autres n'auront pas cet avantage, mais seront aussi formés gratuitement. Le coût global pour les deux premières années s'élève à 20 millions de DH. “Je me suis battu tout seul pour les obtenir”, affirme Mohamed Asli pour qui la formule internat reste la meilleure. Elle permet un échange d'expériences, d'histoires, bref un bain dans le milieu du cinéma. Les étudiants auront droit tous les soirs à des projections de films (excellents ou navets) pour permettre leur immersion dans le domaine.Cet exploit a été rendu possible grâce à un partenariat entre Mohamed Asli et des Italiens de la région de Lazio, des studios Cinecitta et de l'institut Luce. La direction du centre est quant à elle 100% marocaine.“Notre centre est à but non lucratif”, tient à préciser le producteur marocain. “Le but de ce partenariat est de créer un pont culturel entre l'Italie et le Maroc”, explique-t-il. L'essentiel du cursus sera en effet dispensé en langue italienne. Les étudiants auront donc droit, durant les trois premiers mois, à une formation pour les initier à cette langue. Des interprètes sont prévus pour faciliter la communication avec les professeurs italiens.


    Les filières

    Le centre dispensera principalement des formations en réalisation, image, son, montage, script et scénario. Les cours s'étaleront sur deux ans durant lesquels les étudiants suivront un tronc commun avant d'être orientés en fonction de leurs aptitudes. Pour ces filières, les “apprentis” seront entièrement pris en charge. Parallèlement, d'autres cours seront proposés dans les disciplines suivantes: costumes, maquillage/coiffure, machinerie, éclairage, décors et comptabilité. Leur cursus ne dure qu'un an. A. E.

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