×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Dossiers

Emploi & carrière
Formation: Rien ne vaut le terrain

Par L'Economiste | Edition N°:1760 Le 04/05/2004 | Partager

. L’inspecteur du travail, juriste ou Enapiste de formation. La profession réclame un plan de carrière plus motivantLE métier d’inspecteur du travail, qui a vu le jour au Maroc en 1926 (dahir du 13/7/1926), a connu une grande évolution ces dernières années. De sa mission initiale de contrôle de l’application de la législation sociale (dahir du 2 juillet 1947), l’inspection du travail a vu son champ d’intervention élargi à d’autres aspects de la vie d’entreprise comme les relations individuelles et collectives du travail. Dès l’entrée en vigueur du code du travail le 8 juin prochain, ses attributions seront encore élargies, notamment avec l’institutionnalisation de la conciliation et l’intervention de l’inspecteur du travail dans le règlement des conflits individuels et collectifs. Globalement, explique un cadre du ministère de l’Emploi ayant requis l’anonymat, l’inspecteur du travail est désormais chargé de la conciliation, le contrôle, le conseil, la verbalisation et le constat d’infractions. Pour remplir convenablement sa fonction, l’inspecteur doit avoir des connaissances juridiques solides. Aussi une formation de base, licence en sciences juridiques ou un diplôme de l’ENA, est-elle nécessaire. C’est le minimum requis, souligne-t-on auprès du ministère de l’Emploi. Avec cette formation, le lauréat est recruté à l’échelle 10 (pour l’ENA, il est recruté sur titre). A noter que l’accès à la profession s’effectue via concours. Depuis 1997, aucun autre n’a été organisé. Plus que les diplômes, un bon inspecteur doit justifier d’une longue expérience sur le terrain. «La vraie école, c’est la pratique quotidienne dans les cités industrielles, le frottement avec les syndicats et les employés», souligne le président de l’Association marocaine des inspecteurs du travail (AMIT), Mohamed Mân. Et d’ajouter: «Il y a des zones industrielles qui sont de vrais volcans sociaux. Au moins 4 conflits éclatent chaque jour. C’est là que les vrais inspecteurs se forgent». Le salaire de démarrage d’un inspecteur du travail se situe entre 4.000 et 5.000 DH (indemnité de déplacement comprise). Il atteint 7.000 pour un inspecteur divisionnaire. «Contrairement à d’autres fonctions, les salaires pour cette profession évoluent lentement», déplore Mohamed Mân. Il cite l’exemple de ce délégué régional qui, après 27 ans de travail, touche à peine 11.000 DH par mois, indemnités de responsabilité et de déplacement comprises. D’ailleurs, les agents de la paix sociale réclament aussi la révision de leurs indemnités qu’ils trouvent dérisoires en comparaison avec l’étendue de leurs fonctions et surtout avec celles accordées dans d’autres ministères. Par ailleurs, les inspecteurs du travail se disent écartés des postes de responsabilité. Ce n’était pas le cas auparavant, souligne un cadre du département de Mansouri. Et de souligner que, depuis plus de dix ans, le ministère recourt à des recrutements externes. Aussi, les inspecteurs du travail réclament-ils un plan de carrière motivant. A compétences égales, ils souhaitent que les recrutements se fassent, prioritairement, en interne. K. E. H.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc