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    E-recrutement
    Le nouveau «chasseur» de talents

    Par L'Economiste | Edition N°:2659 Le 26/11/2007 | Partager

    . Internet, premier outil de recrutement chez les candidats. Multiplication des logiciels informatiques pour la gestion des CV. Une volonté de gérer la relation employeur/candidatLa cyber dimension s’attaque de plus en plus au monde du travail: le e-recrutement, ou recrutement par Internet, constitue aujourd’hui un marché tout ce qu’il y a de plus concret pour embaucher ou pour être embauché. Selon l’enquête sur les nouvelles tendances du recrutement, menée par le cabinet Invest RH, 96% des 3.000 candidats interrogés considèrent Internet comme l’outil incontournable du recrutement et de la recherche d’emploi. Les entreprises aussi subissent ce phénomène, même si cet outil reste encore peu utilisé par les secteurs de transport et de l’hôtellerie. Par contre le BTP, le commerce et les nouvelles technologies cherchent leur perle rare sur la toile. Les offres d’emploi concernant les ingénieurs BTP, chef de projets, expert en métiers techniques ou encore commercial, ne se comptent plus. D’ailleurs, le terme «emploi» fait parti du top 10 des mots les plus inscrits sur Google et débouche sur des sites de recrutement on-line tels que, parmi les plus connus, AmalJob, Rekrute.com. ou encore marocemploi.com. Cette nouvelle formule de recherche dépasse largement les annonces dans la presse qui étaient en pole position, il y a encore peu. Pour quelles raisons?Tout d’abord, les portails virtuels de l’emploi, qui servaient autrefois de tableaux d’annonces, ont changé de formule. AmalJob, par exemple, possède, en plus d’une fonction e-sourcing ou d’une base de données achalandée, des possibilités de publications et de gestion des candidatures aussi bien au Maroc qu’à l’étranger. Une chose très appréciée du côté des recruteurs, qui trouvent en ce type de site web une grande efficacité surtout au niveau de la centralisation des candidatures, au niveau de la captation des profils de tout choix, actifs et passifs, et aussi dans la mise à jour automatique des CV qui les rendraient plus «vivants». Par ailleurs, selon Hicham Lakhmiri, directeur associé de ce portail Internet de l’emploi, cette interactivité aurait des conséquences très positives sur la fonction RH. En effet, elle permettrait une meilleure visibilité des candidats disponibles, mais aussi un retour sur investissement ainsi que la possibilité de recruter les meilleurs CV. . 38.000 CVCe site, créé il y a 9 mois, compte 6 millions d’internautes et 38.000 inscrits qui possèdent au moins un bac+4. D’après le directeur général de Rekrute.com, Philippe Montant, le recrutement classique serait trop coûteux et ne satisferait pas les entreprises, surtout au niveau de la rapidité et de l’accessibilité à une base de données de leur choix. Du côté des candidats, le recrutement en-ligne représente aussi un grand avantage, particulièrement sur le plan de la communication et de l’accessibilité. Selon eux, le suivi des candidatures et le délai de réponse sont bien plus efficaces via Internet que dans la vie réelle. L’absence de lettre de motivation manuscrite et la dématérialisation du CV constituent des points positifs qui évitent la discrimination dont souffrent plusieurs candidats. D’ailleurs, ces sites virtuels ont bien conscience de ce problème et observent deux grandes règles de précautions au niveau de la lecture des CV: une première lecture centrée sur l’expérience et la qualification plutôt que sur l’âge, le genre ou la nationalité, suivie d’une deuxième lecture axée exclusivement sur la recherche des compétences, en lien direct avec le poste. Le e-recrutement permettrait également d’accroître l’efficience de la recherche d’emploi, d’optimiser le temps de recherche et de faciliter la mobilité grâce à un accès entièrement gratuit et en favorisant la multiplicité des contacts entre offreurs et demandeurs. Les rubriques emplois se multiplient et certains sites webs se spécialisent et se professionnalisent dans certaines catégories d’emploi selon la demande des entreprises. Celles-ci ont recours de plus en plus à ce type de recrutement, même si elles leur reprochent beaucoup de ne pas suffisamment s’investir dans la relations recruteur/ recruté. Ahmed Harfaoui, directeur général de Leah Conseil et Service, avoue se passer de ce genre de «chasseur de têtes» parce qu’il «nierait l’humain». . La transparence en question«Il existe tout et n’importe quoi sur ce genre de site, il s’agit plus d’une foire de l’emploi que d’une véritable relation entre employeur et employé». Cet avis est souvent partagé par une grande majorité d’entreprises. C’est ce qu’a déclaré Serge Hernandez, gérant de RH Performance «il est impossible de parler de meilleurs profils lorsque l’on n’a pas de contact direct avec la personne». C’est pour cette raison que beaucoup d’employeurs investissent dans la création de leur propre site web afin de pré-sélectionner les candidats potentiels. Un gros investissement de la part de ses entreprises qui peut parfois atteindre les 100.000 DH, mais qui s’avère un mal nécessaire dans ce surplus d’informations. Les grandes entreprises comme la BMCI, Procter&Gamble, ou encore CNIA Assurances représentent un échantillon de ces sociétés qui ont choisi d’investir sur leur site web pour recruter. Les prétendants à l’embauche connaissent déjà la philosophie de l’entreprise à laquelle ils désirent s’intégrer lorsqu’ils postulent pour un emploi. Cependant, les entreprises ne sont pas les seules à se plaindre, les chercheurs d’emploi ainsi que les responsables de Rekrute.com et d’AmalJob critiquent sévèrement le manque de transparence de certaines entreprises. Selon Hicham Lakhmiri, «les exigences des recruteurs rendent le processus complexe. Beaucoup d’entre eux ont des niveaux d’exigence assez élevés par rapport à la réalité du marché. Au Maroc, ils portent beaucoup leur attention sur ce que le candidat a fait précédemment plutôt que sur ce qu’il est capable de faire». Une opinion partagée par Philippe Montant qui estime aussi «très difficile de faire évoluer les personnes qui privilégient la solution de facilité». Tous dénoncent une «culture de l’étiquetage» qui consiste à recruter un candidat selon ce qu’il a déjà fait de manière à lui attribuer le même poste. Même l’Anapec, qui a adopté le e-recrutement comme solution pour réduire le taux de chômage, dénonce cette attitude, mais considère, globalement, que le conseiller en emploi aide justement à acquérir cette transparence. «Son rôle est justement d’apporter conseil à l’employeur, de l’inciter à cette transparence qui ne peut lui être que bénéfique».L’Agence nationale pour l’emploi et les compétences possède une base de données conséquente qui peut être consultée de chez soi ou depuis les agences Anapec présentes dans tout le Maroc. «Nous avons vite compris qu’il fallait se mettre au goût du jour grâce à Internet, car les chercheurs d’emploi sont majoritairement jeunes et ont l’habitude de se servir de cet outil de recherche», assure Anouar Alaoui, directeur régional de l’agence de la région de Casablanca. L’Internet constituerait un moyen facile, pratique sans aucun obstacle, ce qui permettrait aux entreprises d’approcher un maximum de candidats et aux chercheurs d’emploi de postuler pour plusieurs offres en quelques clics. Les employeurs bénéficieraient, grâce à cet outil, des prestations de l’agence à distance, en ayant la possibilité d’insérer leur offre d’emploi et de recevoir les candidatures directement, toujours à travers le site de l’Anapec. Internet apparaît comme une solution efficace aux problèmes de recrutement, mais qui ne pourra être optimale que lorsque les mentalités auront évolué.


    Les logiciels informatiques se multiplient

    On les connaît sous le nom de I-Grasp, Pixid ou Profilsoft, ces logiciels informatiques sont d’autres solutions proposées pour mieux gérer les candidatures, mais aussi pour mieux gérer la relation entre candidats et embaucheurs. Les solutions intègrent une bibliothèque de lettres-types personnalisables ainsi que des modules pour des prises de rendez-vous et des comptes rendus d’entretiens.Vanessa PELLEGRIN

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