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Economie

Eclairage public: Que de pertes!

Par L'Economiste | Edition N°:2851 Le 02/09/2008 | Partager

. Utilisation d’équipements inappropriés. Multiplicité des intervenantsON l’a tous constaté un jour ou l’autre: des lampadaires restent allumés en plein jour, sans que personne ne s’en soucie. Selon les responsables de l’Office national de l’électricité (ONE), «les gaspillages de l’électricité dans le domaine de l’éclairage public sont principalement causés par l’utilisation de matériel et d’équipements de qualité inappropriée, et le manque de professionnalisme des politiques de maintenance dotées souvent de moyens limités». Au niveau du matériel utilisé, il y a lieu de citer le recours à des lampes de forte puissance (250 à 400 Watts), l’installation massive de foyers lumineux et le non-respect des distances de rigueur entre les candélabres. Il faut également citer la mise en place de systèmes de commande d’allumage et d’extinction manuels ou automatiques gérés à travers des cellules photoélectriques. Mais le bon fonctionnement de ce système de commande est fortement altéré par l’accumulation de poussières, ce qui cause un allumage intempestif de l’éclairage public, bien avant le coucher du soleil et après le lever du jour. De plus, il convient de souligner que la gestion de l’éclairage public est souvent appréhendée dans une optique de sécurité publique. C’est d’ailleurs ce qui explique la prolifération des foyers lumineux, en accordant peu d’importance à sa gestion rationnelle et à l’utilisation d’équipements adaptés. Pour ce qui est de la maintenance de ces équipements, les responsables de l’ONE relèvent «un manque de logistiques et des moyens humains nécessaires. Les tournées de vérification et de maintenance sont parfois opérées en plein jour, ce qui explique parfois un éclairage public opérationnel pendant cette période de la journée». «Ils auraient pu faire leur vérification de nuit. C’est plus intelligent», ironise Mohamed Khouyi Baba, directeur de la Fédération des producteurs laitiers, après avoir remarqué que toute une rangée de lampadaires était allumée de jour au niveau du boulevard Mohammed VI. Il faut noter aussi la multiplicité des intervenants au niveau de la gestion de l’éclairage public. A Tanger, par exemple, il était concédé à une filiale d’Amendis. Le contrat a été suspendu au mois d’avril dernier et ce service a été confié par la commune de Tanger à l’ONE pour une durée d’un an renouvelable. «Pour cette première année, nous allons assurer l’efficacité de l’éclairage, la maintenance, le remplacement des équipements hors d’usage… «L’ONE s’est engagé avec la commune de Tanger pour la mise à niveau du réseau et des lampes… Après cette année d’étude, l’Office renégociera peut-être un nouveau contrat avec la commune», explique un responsable de la succursale à Tanger. Selon ce dernier, la réduction de la facture fait partie des principales missions dévolues à l’entité délégataire. Un technicien de l’Office explique que certains des 850 coffrets de commande à Tanger sont équipés d’horloges astronomiques qui s’allument et s’éteignent automatiquement, selon l’obscurité, ne nécessitant aucune intervention humaine.D’autres coffrets sont équipés d’horloges électromécaniques qui se dérèglent parfois suite à des travaux de maintenance. Il faut ensuite intervenir pour les régler de nouveau.A Casablanca, c’est la Lydec qui, en vertu d’un avenant aux dispositions de l’accord sur la gestion déléguée, qui s’occupe de la gestion de l’éclairage public. Dans les autres régions du Maroc, la gestion de ce service est assurée par les conseils municipaux ou communaux.«L’ONE assure la gestion déléguée de l’éclairage public dans de nombreuses villes du Royaume par une prise en charge de la gestion des consommations électriques correspondantes, de l’entretien et de la maintenance curatifs et préventifs, et de mise en place d’équipements destinés à la rationalisation et à l’économie d’énergie dans le domaine et d’outils logiciels performants de suivi de ce service», explique notre interlocuteur.


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POUR pouvoir réduire la facture de l’éclairage public, les responsables affirment que cela nécessite des études rigoureuses des réseaux d’éclairage public afin de garantir une implantation optimale des foyers lumineux alliant sécurité des citoyens, esthétique de la ville, rendement optimal et utilisation rationnelle et économique. Le recours à des équipements performants en termes de lampes alliant garantie de flux lumineux et longévité, et de stabilisateurs/économiseurs d’énergie, qui peuvent réaliser jusqu’à 40% d’économies. Une meilleure politique d’entretien et de maintenance rodée, méthodique, et dotée de moyens logistiques indépendants serait également nécessaire.Hassan EL ARIF

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