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Economie

Dialogue social
Les promesses de Driss Jettou

Par L'Economiste | Edition N°:2370 Le 27/09/2006 | Partager

. Réunion avec les principales centrales syndicales . La 4e en dix ans«Le gouvernement ne ménagera aucun effort pour le maintien des équilibres économiques et du pouvoir d’achat des citoyens», a souligné le Premier ministre Driss Jettou lors de sa réunion, lundi, avec une délégation de la Fédération démocratique du travail (FDT)C’est la même affirmation qui a été répétée par le Premier ministre depuis le début, samedi dernier, de la série de réunions avec les syndicats dans le cadre du dialogue social. Driss Jettou, affirme-t-on auprès des centrales syndicales, ne peut que «promettre». Certains syndicalistes ne voient d’ailleurs dans «les promesses de Jettou qu’une manœuvre de la part du gouvernement destinée à calmer les esprits et tempérer les ardeurs des voix qui avaient commencé à s’élever pour dénoncer les hausses successives des prix». Et aussi pour «permettre à la loi de Finance d’être votée sans trop de problèmes», affirme un syndicaliste.Au cours donc de leurs réunions avec Driss Jettou, les centrales syndicales ont notamment évoqué les hausses des prix de certains produits de consommation courante, notamment le sucre, l’huile, les carburants et autres. Le Premier ministre a, alors, précisé que ces hausses «ont à la fois limité les moyens d’action du gouvernement et augmenté les charges de la Caisse de compensation». Le gouvernement, a dit Driss Jettou à ses interlocuteurs, s’est trouvé dans «l’obligation» de prendre la décision d’augmenter les prix des dérivés du pétrole et du sucre en raison des bouleversements survenus sur le marché mondial. Mais, sceptiques, les syndicalistes estiment que la hausse des cours du pétrole n’explique pas tout du moment que de nombreux produits qui ne nécessitent aucun carburant ont également connu des hausses substantielles. Le prix des viandes est cité en exemple surtout que les pluies abondantes et régulières de cette année ont permis la reconstitution de riches pâturages, dit un analyste. Les syndicats, qui ont été reçus à tour de rôle par le Premier ministre, ne cachent pas leur mécontentement quant à l’attitude du gouvernement face à cette situation de prix galopants rognant sérieusement sur le pouvoir d’achat des citoyens. Cette question a pris une bonne part du temps des réunions entre le Premier ministre et les représentants des syndicats. Pour Miloudi Moukharik, membre du bureau du secrétariat général de l’Union marocaine du travail (UMT), «les salaires doivent être indexés sur les prix avec le retour à l’échelle mobile des salaires». Les syndicats réclament, en outre, une hausse du Smig au moins à 2.500 DH.D’autres sujets figurent à l’ordre du jour, essentiellement des «revendications sociales qui se posent depuis un certain temps», comme l’a indiqué le secrétaire général de la Fédération démocratique du travail (FDT), Abderrahmane Azzouzi. Ce dernier a ajouté que le dialogue social doit être «institutionnalisé» et cesser d’être «occasionnel». En attendant, le Premier ministre a promis aux représentants des centrales syndicales (UMT, CDT, UGTM, FDT…) que, désormais, le dialogue social sera «continu et non saisonnier». Il leur a également promis «la mise au point de nouveaux mécanismes de solutions des problèmes en suspens dans certains secteurs». A rappeler que seulement trois séries de réunions ont regroupé autour de la table de négociations gouvernement et partenaires sociaux au cours des dix dernières années (août 1996, avril 2003 et janvier 2004).


AMO, retraite, IR…

Les dossiers donc de la retraite, de la couverture médicale, de la réduction du taux de l’IR et le relèvement général des salaires pour faire face à la cherté de la vie, ont été les principaux sujets abordés par les syndicats avec le Premier ministre. Chacune à sa manière, les centrales ont toutes abondé dans le même sens: le gouvernement doit intervenir pour stopper la vague des hausses tous azimuts des prix. Jamal Eddine HERRADI

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