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Economie

Masters: Pas d’argent pour la réforme!

Par L'Economiste | Edition N°:2370 Le 27/09/2006 | Partager

. Les universités dénoncent l’absence de rallonges bud-gétaires. El Malki tente de rassurerPOUR une surprise, c’en est une. Alors que les nouveaux cycles des masters se mettent en place, alors que le ministère de l’Enseignement communique généreusement, sur ce qu’il considère comme étant l’un des produits-phares de la réforme, l’on a oublié un détail: le financement. Dans les universités, la grogne monte et des voix s’élèvent pour décrier un projet ne disposant toujours pas des conditions requises à sa réussite. La plupart dénoncent l’absence de rallonges budgétaires concomitamment au lancement des masters. Il y a bien eu l’annonce d’une hausse de 5% mais celle-ci concerne exclusivement la revalorisation des salaires des enseignants. Autre difficulté qui pointe: l’insuffisance des effectifs. Il est prévu que chaque université lance en moyenne entre 10 à 16 masters. Au sein de certaines universités, l’on estime que le nombre des enseignants doit au moins tripler pour garantir un encadrement en bon et due forme de ces masters. Or 2.900 postes universitaires ont été perdus suite à l’opération du départ volontaire et des départs à la retraite. En contrepartie, seuls 200 postes budgétaires ont été alloués à l’enseignement supérieur pour 2006-2007. Même les structures devant abriter des classes de 30 à 40 étudiants par cycle ne sont disponibles que dans très peu d’établissements. Ce manque de classes a été à l’origine de l’annulation de plusieurs contrôles continus dans de nombreuses universités l’année dernière. Des efforts sont menés par certaines universités. Mais le manque d’infrastructures demeure de taille. Du côté du ministère de l’Enseignement, des apports financiers supplémentaires sont exclus pour l’heure. «Pour les masters généraux, nous nous baserons sur les structures existantes. Des passerelles avec le secteur privé sont envisagées concernant les masters professionnels», a répondu Abdelhafid Debbagh, directeur de la Formation des cadres au sein du ministère. Oui, mais est-ce suffisant pour réaliser les ambitions de la réforme?La situation est telle que Habib El Malki a tenté de rassurer lors d’une réunion tenue il y a quelques jours avec les présidents d’université. Pour contourner la difficulté, le ministère propose de mettre en place des masters payants pour financer des masters publics. Egalement géré par les universités, ce second type d’enseignement serait prodigué en contrepartie de paiements allant de 20.000 à 35.000 DH. Cette formule permettra aux universités au moins de payer les indemnités des professeurs qui représentent le plus gros des financements nécessaires aux masters. Les honoraires sont de 500 DH/heure dans l’enseignement payant et de 170 DH/heure dans le public. L’enseignant doit au préalable avoir épuisé son horaire hebdomadaire légal (8 heures par semaine). Sauf que cette formule risque de poser un autre problème: remettre en question le principe de gratuité de l’enseignement.


Gouvernance

CETTE absence de moyens n’a d’égal que la véritable explosion des masters et l’augmentation de la demande. Une situation d’encombrement qu’accentue le fait qu’un seul étudiant dépose sa candidature dans 5 ou 6 projets de master, pour augmenter ses chances. Cela pose un problème de gouvernance. Celle-ci a cinq facettes: financière, administrative, pédagogique, scientifique et académique. A part l’autonomie pédagogique, tous les autres aspects sont en souffrance. Les cadres universitaires relèvent toujours du ministère de tutelle. Les finances sont des dotations du ministère. Celles-ci ne tiennent pas compte des efforts fournis par chaque université. Et les bases de calcul de ces dotations demeurent inconnues.Tarik QATTAB

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