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Economie

Rapport du cinquantenaire
Fort engouement pour «Le Maroc possible»

Par L'Economiste | Edition N°:2370 Le 27/09/2006 | Partager

. 15.000 exemplaires déjà vendus en juillet . Ahmed Khchichen: Le débat doit s’élargirLe Maroc possible, l’ouvrage sur le rapport du cinquantenaire, bat tous les records. «Pour le seul mois de juillet, quelque 15.000 exemplaires ont été vendus. Un chiffre d’autant plus important que nous étions en période de vacances», a déclaré Mohamed Berrada, PDG de Sapress, société éditrice de l’ouvrage, lors d’une soirée-débat organisée jeudi dernier à Rabat. Ahmed Khchichen, DG de la Haca, et Ahmed Harzenni, ancien détenu politique, qui ont contribué à l’élaboration du rapport, ont animé cette rencontre. Et c’est Harzenni qui a eu à résumer sa finalité et son contenu. «Ce document est un moyen de relire tout notre passé, notamment sous l’angle de la gouvernance, pour accélérer la transition démocratique», a-t-il dit. Pour lui, le rapport n’est pas une fin en soi, mais une invitation à l’échange. Deux groupes de conclusions permettent de guider ce débat. D’abord, le Maroc a réussi à construire un Etat basé sur des fondements solides et modernes, malgré tous les obstacles et tous les écarts. «Nous ne commençons pas de zéro, contrairement à plusieurs pays à niveau de développement comparable», a affirmé le chercheur. La construction des barrages a permis au pays de gérer deux décennies de sécheresse, a reconnu Harzenni, un des adversaires de cette politique. Celle-ci a canalisé pendant plusieurs décennies tout l’effort économique du pays. «Des tentatives sérieuses de développer les secteurs industriel et de service ont été enclenchées. Idem pour les secteurs sociaux comme la santé et l’éducation». Le nombre des bacheliers marocains en 1956 était d’à peine 1.000. Il est actuellement établi à 100.000 par an. Ensuite, la deuxième partie a trait à tout ce qui reste à faire. La gestion de l’Etat pose aujourd’hui la question de la gouvernance, dans son sens le plus large, de la participation à la prise de décision, de la place de la femme, de la gestion locale… «Les bases sont là, les déviances aussi», a résumé Harzenni. Si elle est acquise, la marocanité du Sahara gagne à être cautionnée par la communauté internationale. La mauvaise répartition des richesses et des infrastructures remet en question le degré de qualification de l’économie nationale.Akhchichen va plus loin. «Le rapport ne s’est pas limité à définir et tracer ces manquements. Il a aussi identifié les principaux nœuds dont la résolution constituerait un début de solution à des problématiques plus larges». La partie prospective du rapport n’ambitionne pas pour autant d’être un programme, mais des idées à même de fédérer tous les Marocains. «C’est à la classe politique de traduire ces orientations en programmes. Reste que les Marocains s’approprient le rapport et que le débat s’élargisse», a-t-il affirmé. Un débat qui aura été le grand absent des cinquante années dont traite le rapport. «S’il pose comme première condition la capacité à accepter l’avis de l’autre, il constituera, à lui seul, un indicateur du degré d’évolution de la société», a déclaré Akhchichen.


Méthodologie

L’implication d’une large élite de chercheurs et d’experts marocains (plus de 100, toutes sensibilités confondues) a garanti un niveau élevé d’objectivité du rapport. Les responsabilités ont été réparties de manière ferme. La méthodologie d’élaboration de ce rapport a été scindée en trois temps. Le premier est celui des travaux individuels, que tout un chercheur a eu à effectuer, et signer. Le deuxième est celui des rapports composés, dont la responsabilité a incombé à l’ensemble de leurs auteurs. Le troisième est le rapport général, dont le comité directeur a été responsable. T. Q.

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