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    International

    Deutsche Börse isolé après le mariage Euronext/Nyse

    Par L'Economiste | Edition N°:2290 Le 05/06/2006 | Partager

    . Les USA étendent leur mainmise sur l’EuropeL’OPÉRATEUR de la Bourse de Francfort, Deutsche Börse, est menacé d’isolement après l’échec de son projet de fusion avec son concurrent paneuropéen Euronext, un revers qui vient s’ajouter à une longue série de projets de mariage avortés.Euronext et la Bourse de New York (Nyse) ont officialisé vendredi 2 juin un accord de fusion donnant le jour à une société valant 20 milliards de dollars, ce qui pourrait enterrer définitivement les espoirs de rapprochement entre Francfort et la Bourse paneuropéenne. «Deutsche Börse n’a plus de gros partenaires en Europe pour une fusion. L’Europe est à présent pour ainsi dire aux mains des Américains», commente Olaf Kayser, analyste de la banque allemande LRP.Et pour cause: la Bourse de Londres (London Stock Exchange) est de son côté en discussion avec le Nasdaq, qui est devenu son premier actionnaire. «Il reste bien sûr quelques petites Bourses en Europe, mais elles sont relativement peu importantes», poursuit-il. Et même là, les chances de fusion s’amenuisent pour l’opérateur de la Bourse de Francfort. En effet, la société gestionnaire de la Bourse de Milan, Borsa Italiana, a annoncé vendredi dernier qu’elle allait entamer des discussions avec Euronext en vue d’une éventuelle alliance, renforçant encore le sentiment d’isolement sur les bords du Main.Ce n’est pas la première fois que l’allemand essuie des déconvenues. La Bourse de Francfort a déjà laissé passer il y a quelques années le premier train de la consolidation des Bourses européennes.Son patron à l’époque, le Suisse Werner Seifert, avait déjà approché la Bourse de Paris, avant d’essuyer un premier refus. Il s’est ensuite tourné vers Londres. Les discussions, très avancées, finissent par capoter à l’automne 2000 à cause de divergences notamment sur l’emplacement du siège social.La Bourse de Paris, écartée du processus, réplique alors en créant le groupe Euronext, alliance des places de Paris, Bruxelles, Amsterdam, puis Lisbonne.Après l’échec de l’option londonienne, la Bourse de Francfort se tourne en 2004 vers la Bourse de Zurich, son partenaire dans le marché à terme Eurex. Nouvelle gifle: les Suisses préfèrent rester indépendants plutôt que risquer de se faire absorber par Deutsche Börse, dont la capitalisation boursière est alors près de 8 fois plus importante.Fin 2004, Werner Seifert ressort des cartons son projet de fusion avec Londres. Malgré les concessions de Deutsche Börse et près de 2 milliards d’euros déposés sur la table, la Bourse de Londres reste plutôt réticente.Surtout, le projet déclenche la colère de plusieurs fonds d’investissements actionnaires de Deutsche Börse, qui obligent Seifert à abandonner son idée, avant de le débarquer purement et simplement en mai 2005.Malgré les revers accumulés, l’avenir n’est pas tout noir pour le groupe allemand. «Deutsche Börse peut continuer à gagner de l’argent avec ses propres produits», estime Kayser.Synthèse L’Economiste

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