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    International

    Grand-messe de la presse mondiale à Moscou

    Par L'Economiste | Edition N°:2290 Le 05/06/2006 | Partager

    . 59e congrès du 4 au 7 juin. Nadia Salah, rédactrice en chef de L’Economiste, y représente le groupe Eco-Médias éditeur aussi d’Assabah, membre de la WANQuelque 2.000 congressistes, sans compter les accompagnants, ouvrent ce lundi 5 juin à Moscou le 59e congrès et le 13e forum de la presse mondiale. «C’est un record de participants», affirme l’Association mondiale des journaux (AMJ) basée à Paris et organisatrice du Congrès. Parmi les congressistes, la Russie arrivait en tête des délégations «avec plus de 100 personnes», suivie des Etats-Unis (73), la Grande-Bretagne (68), de la France (51) et du Maroc (3). «Les Chinois seront également présents, c’est la 1re fois qu’ils se déplacent», selon Timothy Balding, DG de l’AMJ. Rappelons que L’AMJ représente 18.000 journaux dont L’Economiste fait partie. Elle regroupe 73 associations nationales d’éditeurs de journaux et des directeurs de journaux dans 102 pays, 11 agences de presse et 9 organisations de presse régionales et internationales.Ce congrès est destiné aux patrons de presse et le forum aux rédacteurs en chef dans un contexte où la presse mondiale est en quête de renouveau. Le président Poutine, qui trouve que la presse lui fait des misères, a hésité puis finalement s’est engagé pour ouvrir les travaux aux côtés du président de la fédération russe des journaux, Leonid Makaron et du patron de la WAN, Gavin O Reilly. La World association of newspapers décernera aussi la Golden pen of freedom (une sorte de Nobel de la liberté de presse) au journaliste iranien, Akbar Ganji. Lors des différentes rencontres, Ganji est apparu détendu et guéri de ses plaies au visage: c’est lui-même, dans sa prison, qui figure sur l’une des affiches mondialement distribuées par la WAN lors de la journée de la liberté de la presse, le 3 mai dernier. Il a été longuement applaudi dès son arrivée samedi soir, car il a été difficile d’obtenir du gouvernement iranien que ce confrère soit relâché pour recevoir son prix. A été aussi longuement applaudie la fille du rédacteur en chef libanais, Samir Kassir  assassiné il y a un an à Beyrouth, «parce qu’il était épris de l’indépendance de son pays», a rappelé George Brock, rédacteur en chef des éditions du week-end dans le groupe Times à Londres et président du Conseil mondial des rédacteurs en chef. Ce conseil, dont l’auteur de ces lignes fait partie (premier membre arabe), avait tenu sa dernière session, en janvier 2006, à Marrakech, à l’invitation du groupe L’Economiste. Ce conseil doit élire un nouveau président, Brock, arrivant en fin de mandat. Le président pressenti au départ, le Chilien Felipe Edwards del Rio, n’est plus rédacteur en chef, car en charge de la direction du groupe de publication contrôlé par sa famille. Le Conseil a accueilli favorablement la candidature de Vidal-Folch, rédacteur en chef des éditions régionales du groupe El Pais, en Espagne. Parallèlement au Congrès, se tient le Forum des rédacteurs en chef. Au sommaire des rencontres: les caricatures de Mahomet, avec un représentant du quotidien danois Jyllands Posten qui a publié la première fois les dessins controversés. Le forum débattra également de la question «les journaux doivent-ils accueillir le journalisme-citoyen?» avec Jimmy Wales, fondateur et directeur de Wikipedia, encyclopédie en ligne nourrie par les internautes.Un débat sur «Yahoo, Google et agences de presse menaces ou partenaires?» est également au programme, qui opposera notamment le PDG de l’AFP Pierre Louette, Dean Wright (Reuters), Nathan Stoll, directeur de Google news et Neil Buddle de Yahoo!


    Le Maroc aussi

    Notons enfin (avec plaisir) qu’à Moscou trois entreprises marocaines sont représentées: la HACA avec son directeur, Khichen, La Gazette du Maroc avec son fondateur Lahlou et le groupe de L’Economiste, avec votre servante. C’est un record, et un bon signe de l’évolution marocaine de la presse et des médias, qui commencent à se penser dans leur contexte national et international.DNES, Nadia Salah

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