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    L'OPEP envisage-t-elle de s’élargir?

    Par L'Economiste | Edition N°:2290 Le 05/06/2006 | Partager

    . Le Soudan, l’Equateur et l’Angola pressentis comme candidats. Leur entrée augmenterait de 40 à 43% la production mondiale. La plupart des membres du cartel favorables à un élargissementLES poids lourds du cartel sont favorables à l’adhésion d’autres pays, une idée lancée par le président de l’Opep. L’Opep a discuté jeudi dernier à Caracas du recrutement de nouveaux membres en Afrique et Amérique latine pour renforcer son rôle. Le Soudan, l’Equateur et l’Angola sont pressentis comme candidats. Mais ni l’Angola ni le Soudan (300.000 barils par jour) n’ont envoyé de demande formelle d’adhésion. Un élargissement du cartel, le premier depuis l’entrée du Nigeria en 1971, prendrait du temps et il n’est pas certain que l’initiative aboutisse. L’entrée des trois pays ferait passer la part de l’Opep de 40 à 43% de la production mondiale. «Tous ces pays passent d’une guerre civile à l’autre. La dernière chose que l’Opep veut, c’est laisser entrer une série de pays aussi instables», a estimé l’analyste John Hall de la firme britannique de conseil du même nom. En effet, le Nigeria détient des produits de haute qualité (brut léger) mais la production a chuté de 20% cette année à cause des troubles politiques. Mais le ministre algérien Khelil a écarté l’argument, en notant que l’Opep comptait des pays très instables comme l’Irak où la production augmente et en précisant que la production est la préoccupation principale de l’Opep. «Il faut attendre la formalisation de ces aspirations pour que le cartel donne une réponse», a déclaré le ministre de l’Energie vénézuélien Rafael Ramirez. Le puissant ministre du Pétrole saoudien Ali Al-Naouimi est quant à lui beaucoup plus enthousiaste à ce nouvel agrandissement. Le cartel pourrait diversifier sa production et serait plus fort, a déclaré le ministre algérien de l’Energie Chekib Khelil. L’entrée de l’Angola et du Soudan a été prise davantage au sérieux que celle de l’Equateur. Celui-ci a produit 535.000 barils par jour. Son entrée est sponsorisée par le Venezuela, seul pays latino-américain membre de l’Opep. L’Algérie est plus proche d’une incorporation au cartel que ne l’est l’Angola, le plus gros des trois candidats (991.000 barils par jour). Selon les spécialistes, l’adhésion du Soudan pourrait irriter la Chine qui a fortement investi dans ce pays pour assurer ses approvisionnements. Le Venezuela soutenait l’octroi d’un statut d’observateur à la Bolivie (seulement 40.000 barils par jour). Les autres ministres ne souhaitent pas suivre la volonté du Venezuela de politisation du cartel. La Libye a souligné que l’Opep était une «organisation économique» ayant pour principal but de stabiliser le marché.Synthèse L’Economiste

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