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    Délocalisation: Le Maghreb plus attractif que L’Europe de l’Est

    Par L'Economiste | Edition N°:3033 Le 27/05/2009 | Partager

    . Les avantages compétitifs s’amenuisent. Ecart de coût de main-d’œuvre avec les pays développés amoindris LES pays de l’Est intégrés les premiers à l’UE ne sont plus une destination de choix pour y délocaliser des unités de production industrielle ou des activités de services. Et cela, au profit de certains pays du Maghreb (Tunisie et Maroc) et du Moyen-Orient (Egypte et Jordanie), qui prennent la relève. Telle est l’une des principales conclusions d’une étude publiée la semaine dernière par le cabinet conseil en stratégie A. T. Kearney, sur «les changements géographiques des délocalisations» pour les activités de services. Les premiers éléments du Rapport annuel de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) sur les IDE, publié le lendemain, confirment cette perte d’attractivité des pays de l’Est. Pour l’instant, la Roumanie et la Bulgarie, dont l’adhésion à l’UE ne date que du 1er janvier 2007, restent encore des destinations séduisantes. Mais il est fort probable que les avantages compétitifs de ces pays s’amenuiseront assez rapidement, estime Norbert Jorek, associé chez A.T. Kearney à New York et coauteur de l’étude. Car, lorsqu’en mai 2004, les dix premiers pays de l’Est avaient rejoint l’UE, le faible coût de leur main-d’oeuvre et leur proximité géographique avec les pays européens développés en faisaient une destination de choix. D’autant que leurs marchés restaient à conquérir. Mais ces avantages se sont amenuisés en quelques années. La République tchèque ne figure plus qu’à la 32e place du classement 2009 des pays où il est le plus intéressant de délocaliser des activités de services publié par A. T. Kearney. Ce pays était classé au 4e rang en 2004. La Slovaquie, la Pologne et la Hongrie ont également chuté. A l’inverse, l’Egypte est passée en deux ans de la 13e à la 6e place et la Tunisie du 26e au 17e rang. L’écart entre les coûts de production et de main-d’oeuvre des pays de l’Est et ceux des pays développés s’est amoindri. «Surtout pour les pays proches de l’Europe de l’Ouest, comme la Hongrie et la Pologne. Le renchérissement a été moindre en Estonie et en Lettonie. Mais ces pays n’ont pas un réservoir de main-d’oeuvre qualifiée suffisant», explique Jorek. La qualité et la disponibilité de la main-d’oeuvre égyptienne sont par ailleurs mieux notées par A. T. Kearney que celles de la Hongrie, de la Slovaquie ou de l’Estonie. Or ces critères deviendront prépondérants, estime Jorek. «Pour certaines firmes comme les sociétés d’ingénierie, le coût n’est plus le problème. Elles cherchent à s’implanter dans des pays où elles trouveront des ingénieurs de qualité et en nombre suffisant», affirme-t-il. Il est ainsi convaincu que la crise ne ralentira que temporairement le mouvement de délocalisation. Si des entreprises aidées par les gouvernements, comme Renault en France, renoncent actuellement à ce type de projet, elles y reviendront plus tard. D’autant que les difficultés actuelles contraignent également les entreprises à modifier leur organisation pour serrer encore davantage leurs coûts. Les banques, en particulier, qui furent les premières entreprises de services à délocaliser une partie de leur activité. Des activités aujourd’hui réalisées pour beaucoup moins cher en Inde, par du personnel anglophone, pour les firmes américaines ; et pour beaucoup moins cher au Maghreb, par du personnel francophone, pour les françaises.


    43 critères

    LES experts du cabinet A.T. Kearney utilisent 43 critères regroupés en 3 catégories, pour mesurer la capacité des pays à attirer les délocalisations: - Attractivité financière: cela comprend le niveau des rémunérations (plus il est faible, meilleure est la note), le coût des infrastructures (loyers, électricité, télécommunications internationales…), la fiscalité et la réglementation.- Qualité et disponibilité de la main-d’œuvre - Environnement des affaires: il s’agit ici de juger de la qualité des infrastructures, du respect de la propriété intellectuelle, etc.J. K.

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