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    Economie

    Déficit budgétaire
    Le CMC souligne le pragmatisme du gouvernement

    Par L'Economiste | Edition N°:3168 Le 11/12/2009 | Partager

    . Le déficit dépassera les 4% du PIB en 2010. Stimulation de l’épargne, maintien de la demande intérieure… La situation du solde budgétaire interpelle toujours autant les conjoncturistes. L’écart entre recettes et dépenses publiques a d’ailleurs fait l’objet d’un débat organisé jeudi 10 décembre par le Centre marocain de conjoncture (CMC). Il en ressort plusieurs questionnements sur la soutenabilité des réserves budgétaires et la politique que l’Etat opérera en 2010. L’analyse du projet de la future loi de Finances révèle d’ailleurs bien des revirements. «La future loi de Finances intervient dans un contexte particulier marqué par la crise, pourtant on y constate un véritable changement doctrinal. S’affranchissant du seuil psychologique de 3% du déficit budgétaire par rapport au PIB, le législateur n’est-il pas entrain de s’inscrire enfin dans une démarche de pragmatisme?», s’interroge Ahmed Aboudi, directeur général du CMC. Une thèse que le Centre de conjoncture a d’ailleurs toujours défendue, celle de la croissance par le déficit.Le gouvernement a décidé de prendre le taureau par les cornes, portant pour la première fois le déficit budgétaire à 4% du PIB, alors que celui-ci ne dépassait guère les 3% durant les anciens exercices. Une initiative jugée «ambitieuse mais réaliste», puisque le déficit réel sera encore amené à se creuser en 2010. On s’attend ainsi à ce qu’il dépasse les 4% pour culminer aux alentours de 5% du PIB, soit à près de 40 milliards de DH. Malgré ce glissement vers le haut, Aboudi demeure optimiste: «ces marges de déficit restent maîtrisables, d’autant plus qu’elles sont nécessaires puisqu’elles interviennent pour maintenir l’investissement». Le déficit budgétaire est donc «volontairement provoqué» afin de soutenir la croissance. Toujours dans la continuité des engagements du gouvernement orchestrés en 2009, et qui visaient la réduction de la charge fiscale sur les salaires, la loi de Finances 2010 poursuit ce réaménagement du barème de l’IR, réduisant le taux marginal de 42 à 38%. «Cela devrait entrainer une hausse conséquente de la consommation et du pouvoir d’achat pour les ménages marocains», affirme Larabi Jaidi, membre du comité scientifique du CMC. Le seuil du revenu non imposable passera, quant à lui, de 27.000 à 30.000 DH en 2010. Mais ce n’est pas tout. Les autres tranches du barème d’imposition ont été également remaniées. Enfin, et pour favoriser l’épargne, la durée minimum du contrat d’assurance-retraite durant laquelle l’épargnant peut déduire du revenu global imposable les cotisations et primes versées au titre de la retraite complémentaire, a été ramenée de 10 à 8 ans. Toutes ces mesures, si elles ont pour but de légitimer les prélèvements fiscaux et de promouvoir l’investissement ne manqueront pas de faire fléchir davantage les recettes fiscales, déjà mises à mal. En 2009, la situation du solde budgétaire n’a guère été fameuse. Celui-ci a dégagé un déficit de 572 millions de DH après un excédent de 12,2 milliards à fin octobre 2008. A l’issue de l’exercice en cours, le déficit budgétaire devra d’ailleurs grignoter près de 2,7% de part dans le PIB.Mohamed MOUNADI

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