×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Prix L’Economiste
    Une 5e édition très éclectique

    Par L'Economiste | Edition N°:3168 Le 11/12/2009 | Partager

    . Les messages du ministre de l’Enseignement. Les lauréats envisagent de créer leur réseau. L’engouement pour le Prix se confirmeLe Prix de la recherche en économie et gestion a été attribué mercredi 9 décembre par L’Economiste. Prix qui est à sa 5e édition. Lors des trois dernières années, les candidatures sont passées de 48 à 60, puis à 80 en 2009. «L’engouement pour le Prix de la recherche se confirme… C’est même devenu une référence qui semble peser dans certains parcours professionnels», affirme Mohamed Benabid, rédacteur en chef de L’Economiste. L’une des lauréates de l’édition 2008, Imane Wahdani, qui s’est distinguée dans la catégorie bachelor par son mémoire sur la veille stratégique, témoigne: «Après une licence en économie, j’ai collaboré avec Digimind en tant que coordinatrice des ventes de la région Mena. Le prix m’a ouvert des portes puisque j’ai intégré l’Etablissement autonome de contrôle et coordination des exportations». Actuellement, la jeune demoiselle de 23 ans, pour qui cette distinction est un «coup de pouce pour aller de l’avant», suit à Casablanca une formation en management logistique, niveau master II. Elle se dit décidée à présenter sa candidature lors de l’édition 2010. Place aux héros du jour. La salle est archicomble, les invités de marque. Des ministres, des chefs d’entreprises, des responsables d’agences de communication, des journalistes, etc.Sur l’estrade, le président du jury, Driss Alaoui M’daghri, le ministre de l’Education nationale, Ahmed Akhchichine, et Nadia Salah, directrice des rédactions du groupe Eco-Médias. Elle sera la modératrice de cette cérémonie des remises des prix. Le ministre de l’Education, invité d’honneur, fera une présentation intéressante sur la stratégie de son département. Avec comme priorités, notamment, sauver les classes préparatoires de l’impasse. Car «élitisme ne rime pas forcément avec excellence», déclare le ministre. De ses propos se dégagent une valeur. Celle de la méritocratie qui ne se résume pas uniquement à un bulletin scolaire. L’enseignement jouerait ainsi efficacement son rôle d’ascenseur social. Rappelons que le Maroc compte durant cette année scolaire 6,5 millions d’élèves, dont 40% vivent dans les campagnes. Il y a aussi les étudiants: une matière grise globalement en instance. Plus de trois millions en 2007 déjà. D’où l’inévitable question: la recherche restera-t-elle une denrée rare dans nos universités? L’étude du ministère de l’Education réalisée en 2009 constate amèrement que près de 99% des professeurs n’ont jamais publié de travaux académiques. Le Pr. Alaoui M’daghri rappelle, lui, avec un brin d’humour que «la recherche économique suppose aussi mettre la main à la poche». L’assistance silencieuse et attentive ne manquera pas pour autant d’interroger le ministre. Une ancienne lauréate des classes prépas saisit même l’occasion pour demander une audience. L’avenir de l’enseignement inquiète. D’un rapport à l’autre, d’une réforme à l’autre… D’où aussi le statut des langues étrangères. Le ministère de tutelle à saisi le Conseil national de l’enseignement sur cette question. Il devra fournir une réponse d’ici juin 2010. Au-delà des chiffres et des délais, l’on aperçoit ici et là des personnalités du monde des affaires telles que Mohamed Kettani, PDG d’Attijariwafa bank, Karim Tazi, PDG de Richbond, Abdelhnine Benallou, DG de l’Office national des aéroports… Et qui a d’ailleurs était parmi les encadrants d’une thèse primée sur les clusters et la sous-traitance aéronautique. Des représentants des milieux judiciaires sont présents à la cérémonie du Prix de la recherche en économie et gestion. Parmi eux Mostafa Fares, président de l’Amicale Hassania des magistrats du Maroc; Me Rachid Douiri qui conseille la compagnie d’assurances CNIA Essada, ou encore les avocats du Cabinet Rachdi & Associés… Hommes politiques et commis de l’Etat sont là aussi: le maire de Casablanca, le gouverneur de Mohammedia, le ministre socialiste de l’Emploi, Jamal Rhmani et son frère d’arme l’ex-ministre de l’Enseignement, Habib El Malki… Le Prix de la recherche c’est aussi une communauté. Mohammed Benahmed, l’un des lauréats de la première édition en 2004 est présent. Il chapeaute la direction des grands projets -pôle opération- auprès du Fonds d’équipement communal. Un poste auquel il a été nommé deux ans après avoir été primé pour un travail en binôme sur la gestion délégué. Depuis ce temps-là, «on me présente surtout comme un lauréat du Prix. Cette consécration a boosté ma carrière», confie-t-il. La communauté des lauréats ambitionne aussi d’investir les sites de socialisation tels que Facebook ou Twitter. L’idée est de «renforcer le réseautage et de croiser les échanges», souligne-t-on. Voilà une initiative qui ne risque pas de déplaire aux neuf membres du jury. Nadia Salah en a fait le vœu pour une raison tout aussi judicieuse: «toutes les personnes primées devraient penser à mettre en ligne leurs travaux. Et pourquoi pas aussi dans leur profil Facebook? C’est déjà une pratique courante chez les étudiants américains et européens», nous déclare-t-elle. Sachant qu’il y a plus d’un million de Marocains qui habitent le 7e continent(), à savoir Facebook. Pour les futurs candidats, les travaux au format numérique sont souhaités. C’est plus facile à transporter et plus pratique à stocker. C’est cela aussi l’économie du savoir!-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------() Il y a 6 continents en comptant celui de l’Antarctique. F. F.


    Qui sont les lauréats
    Zakaria Benhar (36 ans), Makram Khabbache (33 ans) et Soufyane Etber (36 ans) sont les lauréats du Prix de la recherche en économie et gestion, dans la catégorie «Master». Après avoir été nominés pour la qualité de son travail, le trinôme a finalement remporté l’adhésion du jury. Les trois messieurs ont soutenu ce travail le 18 janvier 2008 à l’Iscae, dans le cadre du cycle supérieur de gestion (exécutive MBA). Ils sont tous lauréats de l’Ecole royale de l’air et sont ingénieurs en aéronautique. Aujourd’hui, Makram Khabbache est responsable de maintenance chez Managem. Leur travail a porté sur «La dynamique des relations verticales et clustering: quelle stratégie pour une sous-traitance aéronautique marocaine compétitive?» Leur directeur de recherche et encadrant est Hassan Chagar. La recherche se propose d’interroger la nature de la nouvelle dynamique des relations interfirmes, dans le contexte particulier du secteur aéronautique marocain. Elle mobilise l’approche basée sur les ressources et les compétences à travers une double entrée, relation verticale et clustering. Une attention particulière est accordée à la localisation territoriale et à l’attrait des environnements territoriaux comme indicateurs du degré de «clustering». Leila Fatah, 36 ans, est lauréate ex aequo du Prix de la recherche en économie et gestion, dans la catégorie «Doctorat». Elle a soutenu en décembre 2008 ce travail dans le cadre de son doctorat de fin d’études en droit des affaires à l’Université Mohammed V, faculté des sciences juridiques, économiques et sociales à Rabat. Son directeur de recherche était Mohammed Drissi Alami Machichi. Son travail porte sur «La convention de portage d’actions». D’après elle, le développement de la pratique du portage d’actions au Maroc soulève des problèmes qui résultent de ce que les juristes marocains ne raisonnent encore, ni en termes de propriété temporaire, ni en termes de sûreté basée sur la propriétés. «Cette méconnaissance fait régner une ambiance d’inquiétude quant à l’utilisation de cette convention et, aussi, quant à ses applications parfois douteuses». Cette étude propose une écriture comptable pour ce mécanisme et lui assure une neutralité fiscale compatible avec les données marocaines. Elle fonde la sécurité juridique de la convention et propose aux opérateurs marocains un outil comparable à ceux qui sont utilisés par les partenaires étrangers. Leila Fatah est aujourd’hui substitut du procureur du Roi au tribunal de commerce d’Oujda. Nabil Boubrahimi, 33 ans, est également lauréat du Prix de la recherche en économie et gestion, dans la catégorie «Doctorat».Il a été récompensé pour son travail de recherche obtenu dans le cadre de son Doctorat national en sciences économiques à l’Université Mohammed V, Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Rabat, en 2008. Ce travail, encadré par Mouna Cherkaoui, est intitulé: «Enjeux des accords de libre-échange conclus par le Maroc dans le secteur des services». Ce travail met l’accent sur la libéralisation du commerce des services dans le cadre des accords de libre-échange conclus par le Maroc aux niveaux multilatéral et bilatéral. Il vise à évaluer le niveau de cette libéralisation par l’utilisation des outils et quantification récents et l’analyse des soubassements réglementaires et du processus des réformes récentes qu’a connues l’économie marocaine. Boubrahimi a occupé pendant deux ans, entre 2002 et 2004, la fonction de journaliste dans la rédaction de L’Economiste. Aujourd’hui, Boubrahimi est chef de projet au Conseil national du commerce extérieur.N. B.
    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc