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    Economie

    Croissance
    Le Maroc cherche sa propre recette

    Par L'Economiste | Edition N°:2292 Le 07/06/2006 | Partager

    . Atteindre 6% l’an sur 10 ans. Trois indices de rupture à consoliderPercer l’énigme de la croissance. Un exercice périlleux auquel s’est prêté, hier à Casablanca, un parterre d’experts, responsables politiques et patrons d’entreprise. Une réunion tenue à l’initiative du Centre marocain de conjoncture (CMC) en partenariat avec la Caisse de dépôts et de gestion et le bureau de représentation de la Banque mondiale.Le débat tombe à point nommé avec les premières estimations du taux de croissance par le Centre: 7,1% pour 2006 et 3,4% pour 2007 contre 1,5% en 2005. «Ces trois chiffres dénotent par eux-mêmes une configuration particulière du sentier de la croissance au Maroc. Elle mérite que l’on s’y arrête», relève Habib El Malki, président du CMC. L’objectif est d’analyser la problématique de la croissance à travers une optique et des concepts nouveaux.«La recette n’est pas universelle. Il ne suffit pas d’atteindre la stabilité macroéconomique, de réduire le déficit budgétaire, de privatiser et d’ouvrir le marché pour assurer une croissance soutenue et durable», fait remarquer Mustapha Bakkoury, directeur général de la CDG. Les mêmes mesures appliquées à différents pays ne donnent pas le même résultat.Le Maroc doit donc trouver sa propre voie pour atteindre un taux suffisant et en faire profiter l’ensemble de la population. Pour les experts du CMC, plusieurs indices de rupture sont palpables. Tout d’abord, le lancement de mégaprojets dans l’industrie et le tourisme d’un côté, et la stratégie de développement de microprojets de l’autre.Ensuite, l’explosion des investissements directs étrangers à près de 1 milliard de dollars (9 milliards de DH). Enfin, l’adhésion croissante des populations au vu du succès des microprojets et de l’effet d’entraînement des mégaprojets sur les régions. Or, le regain de confiance constitue un facteur important dans le processus de croissance. «Reste maintenant à transformer ces trois indices en véritable rupture. Mais attention, rupture non pas du système mais du mode d’analyse du phénomène», précise le président du CMC. Même son de cloche chez Ferid Belhaj, chef de bureau de la Banque mondiale, qui estime que les ruptures de systèmes ne font plus recette. En clair, pour aller de l’avant, le Maroc doit assurer la continuité mais changer sa manière d’analyser la problématique de la croissance.Au-delà des réformes économiques, le Maroc a besoin d’une réforme sociale. Les experts ne sont pas loin de penser que la timidité de la croissance tient surtout au manque de libération des énergies. Et les archaïsmes en matière de gouvernance y sont pour beaucoup.Mouna KABLY

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