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    Crédits: Légère hausse des taux d'intérêt

    Par L'Economiste | Edition N°:10 Le 02/01/1992 | Partager

    Après l'évolution des derniers mois, marquée par de fortes tensions sur le marché de l'argent, la hausse des taux d'intérêt était prévisible. Le nouveau taux plafond, qui est "seulement" de 14,70% (tous types de crédits et toutes durées con fondus, avec les exceptions que l'on sait) est en effet la conséquence directe du renchérissement du coût des ressources bancaires. Les prochains mois risquent de renforcer cette tendance.


    Le plafond des taux d'intérêt débiteurs est de 14,70% depuis le 1er janvier (1). Ce nouveau plafond succède aux 14,50% qui étaient en vigueur tout au long du second semestre 1991.
    Cette (légère) hausse était prévisible: depuis le milieu de l'année 1991, un nouveau mode de détermination du plafond des taux débiteurs était en place. Ce plafond est désormais égal au coût moyen pondéré des dépôts à 6 mois et un an majoré du tiers. Autrement dit, tout renchérissement des ressources à 6 mois et un an provoque mécani-quement une hausse des taux débiteurs.
    Depuis le début de l'année 1991, le secteur financier suit précisément une évolution favorable au renché-rissement du coût des ressources. Les hausses successives du taux de la réserve monétaire (part des exigibilités gelées à la Banque centrale et qui est actuellement de 20%), l'assèchement du marché monétaire inter-bancaire, la réduction des possibilités de recours au refinan-cement auprès de Bank Al-Maghrib sont autant d'éléments qui ont provoqué une course aux ressources et donc une hausse des taux d'intérêt servis à la clientèle. L'automne fut particulièrement difficile pour le secteur bancaire, avec deux hausses successives du taux de la réserve monétaire conjuguée à une augmentation de la demande de crédits de la part des entreprises qui avaient à faire face à l'échéance de l'acompte provisionnel, fin octobre. Depuis octobre, les taux des intérêts servis sur les dépôts à terme ont fortement augmenté. Actuellement, une petite banque de la place propose des taux voisins de 14% pour les gros placements.

    Tendance à la hausse
    en 1992

    Les nouvelles dispositions fiscales relatives à la taxation du produit de l'épargne devraient renforcer les tensions sur le marché de l'argent et l'on s'attend donc, de sources bancaires, à une nouvelle hausse des taux débiteurs en 1992. Cette hausse interviendra probablement au début du deuxième trimestre puisque Bank Al-Maghrib vient d'annoncer un recalcul des taux plafonds chaque trimestre.
    De source bancaire, on précise que Bank Al-Maghrib souhaite une variation fréquente des taux plafonds (peut-être même mensuelle) pour mieux "coller" à l'évolution du marché. Par contre, pour des raisons pratiques, les banques préfèrent une variabilité semestrielle pour le court terme et annuelle pour le moyen et le long terme.
    La hausse de 0,20 point du plafond des taux débiteurs n'aura qu'un impact relatif sur les entreprises. Ce qu'il faut surtout retenir, c'est que la tendance à la hausse risque de se poursuivre et que le client a intérêt à "faire son marché". Le taux de 14,70% n'est qu'un plafond et le taux définitif appliqué dépend en fait aussi bien de la situation de la banque que du pouvoir de négociation du client.

    Nasreddine EL EFRIT

    (1) Des plafonds spécifiques existent toujours pour certains types de crédits comme le CMTR et l'export.

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