×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Société

Courrier des Lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:3124 Le 08/10/2009 | Partager

Accidents du travail: Un mort par semaine!
. Rapports de forceC’est le problème de l’application des textes de loi d’une part, et des rapports de force entre le patronat et les représentations syndicales d’autre part. Celles-ci, politisées et corrompues, ne sauraient guère faire face aux abus des patrons ou protéger les employers/ouvriers.A. S.. Lois pour protéger les salariésLes accidents du travail surviennent souvent dans les chantiers de construction immobilière. Les maçons mettent souvent en péril leur vie pour des salaires de misère. Nous les apercevons parfois perchés sur des échafaudages qui n’ont pas l’air très sécurisés. Le simple fait d’imaginer le risque encouru par ces ouvriers fait froid dans le dos. Le pire, c’est que ces employés ne bénéficient le plus souvent d’aucune protection sociale. Ils sont très rarement déclarés à la CNSS. En fait, ils travaillent le plus souvent au noir. De ce fait, en cas d’accident, même grave, deux cas se présentent: soit l’employeur est sans scrupule et il ignore purement et simplement la victime, qui est abandonnée à son triste sort. Soit l’employeur est humain et, dans ce cas-là, lui-même ou sa société d’assurance prend en charge la victime au niveau de l’hospitalisation et des soins médicaux. Mais là encore, un problème se pose. Si la victime s’en sort mais avec un handicap physique la rendant invalide au travail, qu’adviendra-t-il d’elle ? Officiellement, une personne meurt chaque semaine des suites d’un accident du travail. En réalité, ce chiffre pourrait bien être pire. Alors, pour lutter contre ce phénomène, qui coûte la vie à de nombreuses personnes, il est urgent de prendre les mesures nécessaires. Il faut mettre en place des lois qui protègent les salariés, mais il faut également veiller à ce qu’elles soient appliquées. N. B.. Sauf que!Toute entreprise survit en fructifiant son activité. Ailleurs, ils ont su qu’avoir une équipe motivée et dans un cadre adéquat la rendrait plus productive et flexible.Au Maroc, le côté humain est bafoué: pas de déclarations salariales, ni d’installations sanitaires répondant aux normes... loin de là, la sécurité ne figure nullement dans les préoccupations des patrons marocains. Est-ce un effet de mode, d’en parler? On se demanderait si les entreprises certifiées ne le font que pour gagner des parts de marché à l’étranger. Comme c’est le cas pour celles qui œuvrent, soi-disant pour le social, en distribuant quelque centaines de lunettes ou en parrainant une athlète, jouant la carte de la citoyenneté… Pire encore, le gouvernement ne se lasse pas de vanter pendant les négociations de ses ALE l’atout du capital humain et sa volonté d’éradiquer le piratage entre autres ou obliger les entreprises à se conformer à la loi. Sauf que la loi ne peut être efficace qu’en la pratiquant. Nos inspecteurs de travail qui touchent les pots-de-vin doivent avoir honte!! C’est la vie des ouvriers qu’ils mettent en jeu! A. H.

Climat des affaires: Résultats décevants
. Pour rienDepuis des décennies, nous voyons défiler des réformes pour le monde des affaires. Une excellente chose en soi, mais qu’a-t-on fait de toutes ces belles lois? Car l’objectif était de dépoussiérer de fond en comble tout ce qui n’était plus adapté au monde des affaires et d’en finir avec des comportements qui pénalisaient les opérateurs et leur environnement. Mais, quelques années plus tard, de nombreux rapports continuent à tomber et à critiquer (parfois de manière virulente) le climat des affaires au Maroc qui n’arrive pas encore à sortir de son bourbier. Vous avez même titré la semaine dernière : «20 ans de réformes pour rien». Et c’est vraiment le cas encore aujourd’hui. Et alors ? Quelles solutions à préconiser?A. M.. Justice maladeTout le monde s’en souvient, il y a 20 ans il y a eu un déferlement de nouveaux textes aussi modernes les uns que les autres. Dans leur sillage, ces lois apportaient au monde des affaires de la transparence, de l’équité et toutes ces notions. Adopter de nouveaux était donc vital car le Maroc, avec sa volonté de s’ouvrir vers l’extérieur, n’avait plus le choix et ne pouvait continuer avec des textes qui dataient pour certains du Protectorat. Mais en face, il y avait une justice complètement malade et qui continue à l’être. Même nos juges ne sont pas spécialisés particulièrement dans le domaine commercial alors que c’est le cœur des affaires. Donc à quoi cela a-t-il servi de voter ces lois si la justice est restée loin des mouvements de modernisation et de mise à niveau?F. E.. Face au dictat administratif !Qui dit climat des affaires, dit incitations d’investissement. Vous avez mis en lumière dernièrement une affaire sur une divulgation d’informations ou un délit d’initié, voici une image de notre climat des affaires. La corruption fait des ravages. Les magouilles faites pour obtenir des faveurs auprès des institutions publiques qui doivent servir le citoyen et mener avec scrupule leurs missions ne datent pas d’hier. Au lieu de sanctionner, cherchons la source du mal et traitons-la. Certains diront c’est une question d’éducation, peut-être. Au-delà des dispositions légiférant «la bonne conduite administrative», préoccupons-nous de la source du problème. D. D.

Un Maroc bleu pour la pêche
. Aiguiser le harponL’exploitation des richesses halieutiques frôle la spoliation. Sa réorganisation va profiter à tout le monde, des professionnels aux consommateurs. L’installation d’infrastructures pouvant gérer les milliers de kilomètres que comptent les côtes marocaines est indubitable et elle est la bienvenue. Elle doit impérativement être accompagnée de deux mesures indispensables:- Encourager de la recherche scientifique dans le domaine de l’aquaculture et des études marines. - Ressusciter et moderniser la construction navale qui existait dans les plates-formes portuaires du Maroc. M. M.. Maroc démocratiqueMaroc bleu! Maroc vert! Et le Maroc démocratique c’est pour quand? D’ici là, le Maroc bleu et le Maroc vert ne profitent qu’aux élus de l’Etat, qu’à quelques milliers d’affairistes et non point à la masse des agriculteurs et des pêcheurs marocains. B. A.

Code de la route: Les derniers amendements
. Dommage!!Est-ce qu’il n’existe aucun moyen de faire face à une situation d’urgence (des citoyens meurent chaque minute)? Les réformes usuelles qui prennent des années pour aboutir devraient être appliquées à des secteurs qui n’impliquent pas mort d’hommes! On dirait que l’urgence et la gravité de la situation sont enterrées sous des tonnes de bureaucratie et de l’incompétence! M. M.. MentalitésLe code de la route est dans les mentalités et non des textes à appliquer. Malheureusement, il y a beaucoup de paramètres qu’il faut tenir en compte. Il faut beaucoup pour avoir des gens qui se respectent et respectent les autres. Il y a des exceptions, mais je parle de la majorité ignorante, analphabète, non soucieuse d’autrui, etc. Le code n’y changera rien. R. D.

Que faire contre le harcèlement des profs dans nos facultés?
Ce qui fait défaut au Maroc, en ce qui concerne le harcèlement des professeurs aux étudiants, c’est des organes au sein des établissements d’enseignement qui puissent défendre les intérêts des étudiants comme les bureaux des étudiants (BDE). De tels organes sont beaucoup plus efficaces et servent à prévenir les abus des profs. Etudiante dans une grande école de commerce et étant moi-même victime de ce genre d’abus (le prof me harcelait et m’a menacé que je risquerai ma thèse de fin d’études, si je fais pas ce qu’il voulait), je me suis adressé au BDE de notre école et on a posé plainte à l’administration de l’école. Il s’est avéré que je n’étais pas la seule «victime» et que d’autres cas ont précédé le mien. L’école a fini par renvoyer le professeur face à la pression des étudiants. L. B.
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]leconomiste.com
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc