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Compétitivité: Leçons espagnoles

Par L'Economiste | Edition N°:2061 Le 11/07/2005 | Partager

. APD Maroc engagée dans l’accompagnement des cadres dirigeants. Objectif: améliorer les performances de l’entrepriseLA compétitivité espagnole n’est pas un vain mot. En moins de trente ans, l’Espagne a fait un bond prodigieux dans le progrès, rattrapant, voire dépassant, certains de ses voisins européens du nord. Les recettes du miracle espagnol? Un tissu entrepreneurial dynamique essentiellement composé de PME. De plus, ce dispositif est pluraliste, décentralisé, large et diversifié. C’est de cela que sont venus discuter des experts, universitaires et capitaines d’industrie dans un séminaire qui s’est tenu le 8 juillet à Casablanca sur le thème «Compétitivité: l’expérience espagnole». Organisé par APD-Maroc (Association pour le progrès des dirigeants), l’objectif de cette rencontre correspond à la mission d’APD qui est d’accompagner et accélérer le processus des cadres dirigeants afin d’améliorer la compétitivité marocaine. «Le Maroc a besoin de renforcer la compétitivité de ses entreprises publiques et privées ainsi que la formation de leurs cadres dirigeants. En Espagne, APD a joué un rôle moteur et avant-gardiste dans le développement. C’est ce que nous souhaitons pour le Maroc», indique Saâd Kettani, président d’APD Maroc.Pour José Miguel Zaldo, conseiller du président d’Altadis et président du Comité hispano-marocain, le Maroc doit se moderniser et l’Espagne se doit de le soutenir. Dans son intervention, l’ex-président de Tavex a donné quelques «clés» pour être plus compétitifs. «L’administration doit aider et les dirigeants agir. La première en encourageant les meilleures entreprises à s’installer dans le Royaume, en instaurant la confiance et en investissant dans la formation. Les seconds, en misant sur les ressources humaines», souligne Zaldo. Il existe, selon lui, une panoplie de programmes et d’actions d’appui à la PME. La diffusion de l’information et des TIC (l’Internet, télécommunications, etc.), la simplification des procédures et la promotion de la création d’entreprises sont des tremplins de développement. Le conférencier a également pointé les mesures de protection douanière. «C’est un système injuste et inefficace, surtout pour les produits et les services importés qui sont nécessaires pour l’économie du pays. Cela freine la compétitivité», explique-t-il. Des stratégies pour éliminer les droits douaniers mais sur une durée maximum de 2 à 3 ans et non sur 10 ans sont recommandées. «Quand le dead-line est trop long, les entreprises, dit-il, ne feront rien jusqu’à l’approche du démantèlement douanier». Badr Kanouni, directeur général de Settavex, en convient. Membre également du comité de direction de Tavex, Kanouni a expliqué comment ces deux unités textiles arrivent à faire face à la compétitivité chinoise. Spécialisées dans le denim, les entreprises ont opté pour les petites séries, la diversification des produits et des marchés. La politique managériale est d’importance. Selon Kanouni, les dirigeants «discutent» à tous les niveaux: actionnaires, syndicats, personnel. Chacun doit se sentir impliqué et moteur du système.


Le modèle Arriortura

LA réduction des coûts est aussi une nécessité. L’exemple de José Lopez de Arriortura a été cité. Cet ingénieur, nommé en 1986 directeur des achats chez Général Motors de Zaragoza, a réussi en utilisant ses principes d’achat à réduire considérablement les prix et augmenter la qualité. Appelé à la vice-présidence de Général Motors Europe (Opel), il a obtenu après 4 ans 1,2 milliard de DM (deutchmark) de profits et ce toujours grâce à ses techniques implantées dans le département des achats. Une prouesse quand à l’époque GM perdait 500 millions de DM par an. Grâce à cet autre succès, il fut nommé en 1992 vice-président des achats de GM Worlwilde qui perdait alors 11 milliards de dollars par an et, en 1 an, il réussit à réduire cette perte à 0.F. E. O.

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