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Economie

Compétitivité: Alors que la Chine et les autres avancent, le Maroc recule

Par L'Economiste | Edition N°:1221 Le 07/03/2002 | Partager

. Les résultats de l'enquête du MCI et de la Banque Mondiale pour l'analyse et la compétitivité des entreprises sont sortis. La position du Maroc parmi les pays émergents n'est pas très confortable. Le gap continue de se creuserLe réquisitoire est sévère à l'adresse du Maroc. Les résultats de l'enquête pour l'analyse et la compétitivité des entreprises FACS-Maroc (Firme Analysis and Competitiveness Survey) viennent d'être rendus publics hier. Il s'agit d'un projet conjoint entre le ministère du Commerce, de l'Energie et des Mines et la Banque Mondiale. C'est un nouvel outil de mesure de la compétitivité mais avec une dimension microéconomique. “Nous ne cherchons pas de satisfecit, mais à mesurer le poids de notre économie en termes de compétitivité”, souligne Bousselham Hilia, secrétaire Général du ministère du Commerce et de l'Industrie. En termes de résultats proprement dits, l'enquête ne fait que révéler des faits connus. Mais elle contribue surtout à situer le Maroc dans la zone géographique des pays émergents. “Il n'y a pas si longtemps, le Maroc était beaucoup plus riche que la Chine; aujourd'hui, le revenu réel de la Chine est environ un septième plus élevé que celui du Maroc”, précise l'enquête. Celle-ci a été effectuée auprès de 859 entreprises manufacturières marocaines. Différents indicateurs sont comparés avec ceux d'autres pays comme la Chine, mais aussi l'Inde et la Thaïlande. Le constat n'est pas excellent pour le Maroc, qui ne parvient toujours pas à décoller. “Alors que la Chine a reçu 4% du PIB en investissements directs étrangers en 2000 et la Thaïlande 5%, le Maroc quant à lui n'a reçu que 3% du PIB sur la période 1999-2001, stimulés principalement par le secteur des télécoms”. La grande question qui se pose est celle de savoir pourquoi le Maroc n'est pas si attrayant pour les investisseurs. Outre l'éternel environnement dans lequel opère l'entreprise, il y a également ses propres facteurs. Les salaires dans les entreprises marocaines sont deux fois plus élevés qu'en Chine et quatre fois plus par rapport à l'Inde. Est-ce à dire que nos ouvriers sont surpayés? Non, c'est surtout en termes de productivité que la question se pose. Le niveau d'éducation de la population active est faible. Seulement 1,4% des employés dans les entreprises enquêtées se compose de scientifiques et d'ingénieurs. Et parmi ceux-ci, 13% sont des expatriés. Le constat peut sembler évident au regard du taux de chômage au niveau des diplômés. L'inadéquation de la formation à l'emploi est une donnée permanente. Dans les industries enquêtées, environ 40% des industriels coréens ont des programmes formels de formation, 30% en Thaïlande et en Inde contre seulement 15% au niveau des industries marocaines.Autre fait important, les entreprises manufacturières locales n'investissent pas beaucoup. En proportion du capital existant (évalué à sa valeur de remplacement), le taux moyen d'investissement était de 6,5% en 1999 au Maroc par rapport à 10% en Inde. “Les résultats montrent que l'accès limité aux services bancaires et la faiblesse du niveau d'éducation des travailleurs et dirigeants d'entreprise sont parmi les facteurs pouvant expliquer l'atonie de l'investissement productif au Maroc”. Encore une fois, le secteur bancaire n'est pas épargné. Les taux d'intérêt sont qualifiés d'élevés. Les taux débiteurs en 2000 étaient en moyenne de 5,9% pour la Chine, 7,8% en Thaïlande et de 13,3% pour le Maroc. A ce réquisitoire constant, les banquiers avaient à une période répondu que les taux d'intérêt ne sont nullement en cause, mais c'est plutôt les investisseurs qui font défaut. C'est un peu l'histoire de la poule et de l'oeuf, bien que le résultat en bout de course soit identique. Dans cette longue liste de points noirs, figurent également les infrastructures, la bureaucratie, la corruption, la forte concentration sur les exportations en Europe... L'énumération est longue. Seul point positif sur ce tableau très sombre, la révolution du secteur douanier, montrée en exemple. “Le temps moyen de dédouanement était de deux jours et le délai le plus long au cours de l'année écoulée de cinq jours”. Les maux de l'industrie marocaine sont donc diagnostiqués. Aussi, comme l'a si bien indiqué Ahmed Benkirane, vice-président de la CGEM, “le Maroc est devenu le spécialiste des colloques et des séminaires, il est temps aujourd'hui de passer à l'action”. Fatima MOSSADEQ

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