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    CGEM: Les nouveaux statuts appliqués mi-2006

    Par L'Economiste | Edition N°:1985 Le 24/03/2005 | Partager

    . Ils coïncideront avec l’élection du nouveau président. En attendant, l’AGO du 19 avril 2005 devra les approuverLa Confédération patronale s’apprête à changer ses statuts. «L’efficacité de la CGEM est liée à son organisation et au pouvoir de s’adapter à son environnement immédiat». Le patron des patrons, Hassan Chami, l’a encore une fois rappelé à la presse, le 22 mars au siège de la Confédération. Et de souligner que l’organisation patronale est un vecteur de création de richesses qui accueille 30% des entreprises, lesquelles représentent près de 98% du PIB privé.«L’objectif fondamental de cette refonte est de créer les conditions optimales afin que tous les adhérents soient représentés de façon rationnelle», explique Chami.Les nouveaux aménagements statutaires devront être soumis pour approbation à l’assemblée générale ordinaire qui aura lieu le 19 avril prochain, a annoncé le patron des patrons. Dès que les nouveaux statuts seront adoptés, une résolution devra définir la période transitoire avant la pleine application, ajoute Chami. En principe, l’entrée en vigueur ne sera effective que vers le 30 juin 2006, date qui coïncidera avec l’élection du nouveau président de la Confédération. . Etat des lieuxPour rappel, un audit stratégique a été commandité par la CGEM en 2003 afin de dresser un état des lieux. Celui-ci a permis de dégager un certain nombre de dysfonctionnements et des axes de travail. Les nouveaux statuts sont censés répondre aux questions soulevées par les auditeurs. Parmi les axes de travail figurent la définition de la qualité de membre, la clarification du concept de cooptation, le fonctionnement des instances ou encore l’externalisation des fédérations et le développement de nouvelles prestations. Parallèlement à cela, il a été proposé de renforcer l’assise financière de la CGEM ainsi que la création d’un département dédié à l’international. A noter que tout au long de l’année écoulée et à l’issue de l’audit, un débat a été enclenché par un groupe de travail chargé de la réforme des statuts. A chaque étape, les membres de la CGEM étaient saisis pour réagir et favoriser un échange interactif avec le groupe de travail, indique Chami. Parmi les principales questions soulevées par le groupe de travail: la définition de l’association et de la fédération, les attributions du président et son mode d’élection. La réforme consiste donc à mieux clarifier tous ces points. L’affectation des voix reste sans conteste le point le plus saillant de la refonte. Car le principe d’une entreprise/une voix semble avoir atteint ses limites, répètent les responsables de la CGEM. L’idéal, selon eux, serait de procéder à un panachage entre une voix/une entreprise et des critères comme le chiffre d’affaires. Ainsi, la nouvelle proposition consiste à ce que les entreprises qui affichent un chiffre d’affaires inférieur à 5 millions de DH bénéficient d’une voix. Les structures réalisant entre 5 et 15 millions de DH auront droit à deux. Celles qui font plus de 500 millions de DH bénéficieront de 10 voix. Pour leur part, les associations nationales auront droit à 10 voix contre 5 pour les associations régionales. Quant aux fédérations, elles devront bénéficier de 20 voix. «C’est une sorte d’égard envers ceux qui cotisent plus», estime Chami qui écarte tout risque de basculer vers des élections au profit des grandes structures. Pour preuve, ajoute le patron des patrons, le nombre de grandes entreprises est limité au sein de la CGEM; il ne représente que 11% des voix. «Cela ne leur donne pas un poids suffisant pour dominer les élections», ajoute-t-il. Par contre, les PME auront droit à 46% auxquels s’ajoutent les 28% attribués aux associations professionnelles. De plus, «les voix ne compteront qu’à un moment précis, car les élections n’ont lieu qu’une fois tous les 3 ans», nuance Karim Tazi, président de la Commission sociale de la Confédération. Le plus important n’est pas le nombre de voix, mais le travail qui sera entrepris au sein des commissions, ajoute-t-il. L’enjeu réel est de favoriser la représentativité, mais aussi d’augmenter l’assise financière. «Les recettes devront augmenter de 50%; cela donnera les moyens à la CGEM de se redéployer et se diversifier», précise Mohamed Lahlou, vice-président de la Confédération.Au-delà du nombre de voix, ce qui importe le plus dans la réforme, selon Lahlou, c’est le système binaire des élections «à l’américaine» du président et du vice-président. En outre, le futur conseil d’administration aura le pouvoir de rejeter la proposition du président, lorsque ce dernier présente un candidat à la présidence d’une commission. Un vote secret des membres du bureau leur permettra d’étudier la proposition du patron des patrons.Amin RBOUB

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