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    Economie

    Céréales: L’Etat passe à la caisse

    Par L'Economiste | Edition N°:3035 Le 29/05/2009 | Partager

    . Malgré une récolte record, 2 milliards de DH iront à la Farine nationale. 270 millions pour maintenir le prix du pain à 1,20 DH. Le taux de droits de douane à 135% à partir du 1er juinRecord ou pas, la compensation est appelée à fonctionner à plein régime. Car, libres ou subventionnées, les farines à base de blé tendre bénéficieront encore cette année du soutien de l’Etat. A l’enveloppe traditionnelle de 2 milliards de DH, destinée à la FNBT (Farine nationale de blé tendre), s’ajoutera un montant de 270 millions de DH. Montant représentant la différence entre le prix référentiel et celui de cession à la minoterie. Pour qu’au final, le prix du pain soit maintenu à 1,20 DH. Autrement dit, ni la récolte record des céréales ni la baisse tendancielle des prix à l’international ne doivent produire d’effet sur le marché national des grains. En clair, la réforme de la Caisse de compensation, annoncée l’année passée avec fanfare, est renvoyée aux calendes grecques. Du moins son volet relatif au ciblage des populations démunies. De fait, le prix référentiel d’achat à la production du blé tendre a été fixé à 270 DH/quintal pour une qualité standard. Il peut être donc minoré ou majoré selon la qualité et les taux d’impuretés qui sont négociables entre les agriculteurs et commerçants. Ce prix intègre, outre la marge des intervenants, les charges liées à la manutention et à la livraison aux minoteries. Le prix de cession à la minoterie a été fixé quant à lui à 260 DH/quintal. La différence, soit 10 DH/quintal, constitue la subvention à verser au secteur meunier. Cela concerne tout le volume qui sera collecté en blé tendre de la production nationale. «Car, le nouveau système ne prévoit aucune limitation des quantités mais fixe la période de collecte du 1er juin au 15 octobre prochain», indique Aziz Abdelali, directeur de l’Office national interprofessionnel des céréales et légumineuses (Onicl). Selon lui, l’objectif est de permettre aux agriculteurs d’écouler le maximum de leurs récoltes à des prix rémunérateurs. Or, si l’argument du volume se tient, il en va autrement des prix. En effet un mois avant l’arrivée de la production nationale la moyenne des cours du blé tendre ne dépasse guère 235 DH/quintal. Ce niveau va-t-il évoluer à la hausse dans les mois à venir alors que le marché regorge encore de stocks de blé d’importation? Nul ne peut se prononcer là-dessus. Et, encore moins sur le prix qui sera réellement réglé au petit producteur. Lequel sera obligé de liquider sa récolte au plus vite, faute de trésorerie. Quoi qu’il en soit, l’Onicl table sur un volume en blé tendre à collecter de l’ordre de 27 millions de quintaux sur un disponible d’environ 45 millions. A cet effet, la capacité de stockage existante est évaluée à plus de 45 millions de quintaux. Pour stimuler l’agressivité, voire la mobilité des intervenants, une prime de magasinage de 2 DH/quintal par quinzaine est accordée. Elle court jusqu’au 15 octobre prochain. A partir du 16 du même mois cette prime sera réduite de 8% par quinzaine. Histoire d’encourager les stockeurs à livrer la minoterie. Pour le blé tendre issu des stocks de report, le prix de cession uniforme a été fixé à 260 DH/quintal. Reste, bien évidemment, les quantités destinées à la fabrication de la FNBT. Celles-ci portent annuellement sur un volume de 12,5 millions de quintaux. Leur livraison aux minoteries se fera par appels d’offres au prix de cession uniforme de 258,80 pour que la farine sortie usine soit vendue à 180 DH/quintal. Pour les régions excentrées, notamment Guelmim, Errachidia et Ouarzazate, le transport sera pris en charge par l’Etat. Pour compléter le dispositif, la restauration des droits de douane serait effective à partir du 1er juin avec le taux maxima de 135% pour le blé tendre. «C’est de quoi dissuader les importateurs à dérégler le marché», estime Abdelali. Mais quid alors des contingents ouverts dans le cadre des accords de libre-échange signés avec l’Union européenne et les Etats-Unis? Là aussi, le directeur général de l’Onicl se veut rassurant. «Les transactions se faisant par avis d’appel d’offres, l’Office a la latitude d’ouvrir les vannes au moment où cela s’avérerait propice», tranche-t-il. Pour rappel, les deux contingents portent un volume global exonéré de droits de douane de 7 millions de quintaux de blé tendre dont 4 millions en provenance de l’UE et le reste des Etats-Unis.A. G.

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