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    Economie

    Sécurité privée
    L’informel toujours dominant

    Par L'Economiste | Edition N°:3035 Le 29/05/2009 | Partager

    . Il représente 80%. Un marché de 5 milliards de DH . Un salon sur la maîtrise des risques en octobreLa recrudescence des risques dans les lieux publics et au sein des entreprises prend des proportions inquiétantes: actes de violences, vol, braquage des agences bancaires, terrorisme… De plus, les derniers incidents meurtriers de Rabat et Sebta ainsi que la fermeture d’un bon nombre d’institutions financières remettent sur la table la question de la sécurité (cf. www.leconomiste.com).C’est dans ce contexte que les professionnels de la sécurité privée organisent, les 1er et 2 octobre à la cathédrale Sacré-cœur de Casablanca, un salon sur la maîtrise des risques, baptisé Protexpo. «Le salon sera une opportunité de mise à niveau du secteur», indique Hind Fassi, de Shine event, agence organisatrice. Le secteur a connu ces 10 dernières années un développement important. Aucune donnée précise ne permet d’évaluer le marché de la sécurité au Maroc, aussi bien en termes de nombre d’acteurs que de poids financier. Néanmoins, les professionnels estiment le poids économique du secteur de 5 milliards de DH avec un chiffre d’affaires annuel qui s’élève à 700 millions de DH. Le secteur des solutions informatiques dédiées à la sécurité représente à lui seul un potentiel qui dépasse les 2 milliards. Les ressources humaines qui travaillent dans le secteur, quant à elles, sont estimées à 25.000 personnes. Néanmoins, l’informel accapare la grosse part du marché. Rachid Mounacifi, directeur général de Dreampart Security et président de l’Association professionnelle des agences de sécurité au Maroc (Apasm), l’estime à 80%. Un chiffre qui en dit long sur le désordre et l’anarchie qui caractérisent cette activité.

    Non-respect de la législation
    Vidéosurveillance, sécurité physique, industrielle, incendie, transport et convoyage de fonds,… les domaines d’intervention des sociétés dites de sécurité privée sont multiples. Sans pour autant que cela reflète un professionnalisme. Des sociétés offrent dans une même structure des services de sécurité, de nettoyage, d’hygiène, de jardinage… Pis encore, elles engagent un personnel dans des conditions qui ne respectent pas la législation du travail: salaire bas, non-respect des heures du travail prévues par le code… «Le domaine de la sécurité privée est investi par des gens qui n’ont aucune compétence. Ce qui explique les drames qui surviennent de temps à autre», explique Younes Said, du comité organisateur du salon. Côté juridique, la loi 27-06, adoptée en 2007, censée structurer le secteur, ne semble pas satisfaire les professionnels. «La loi actuelle, dont les décrets d’application sont toujours attendus, ne précise pas clairement les champs d’intervention des agents de la sécurité privée», fustige Mounacifi. De plus, aucune condition n’est requise pour la constitution d’une société de sécurité privée, d’où le nombre important d’entreprises opérant dans le secteur. Elles seraient, selon Mounacifi, 1.400. Mais seule une quinzaine sont membres de l’Apasm. Tarik HARI
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