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    Economie

    Yaourts: Les opérateurs étoffent leur offre

    Par L'Economiste | Edition N°:3035 Le 29/05/2009 | Partager

    . Une concurrence qui profite au consommateur. Le marché du lait et produits dérivés évolue au rythme de 10 à 12% l’anRÉVOLU le temps où l’on ne trouvait que quatre danone (ou yaourt) sur l’étal de l’épicier du coin. Désormais et avec l’arrivée des supérettes et supermarchés, les rayons du frais se sont développés offrant une large gamme de produits laitiers, notamment de yaourt. Centrale Laitière n’a plus le monopole du yaourt puisque de nouveaux opérateurs (Copag, Safilait, Chergui, Colainor…) ont fait leur entrée sur le marché. Si la consommation du yaourt a grimpé de façon significative ces dernières années, elle demeure toutefois en dehors des performances réalisées par la Tunisie ou la France . Mais, selon un nutritionniste de la place, une chose est sûre, l’on a compris les bienfaits du yaourt sur la santé. Aussi, les parts de marché des opérateurs devraient s’améliorer au même rythme que la hausse du pouvoir d’achat. Toujours est-il que les yaourts et autres produits laitiers ont gagné en qualité, en arômes et en texture. «Il y a moins de 7 ans, l’offre était embryonnaire. Seule la marque Danone -aujourd’hui synonyme de yaourt- occupait le secteur. Maintenant d’autres marques (Colainor, Safilait, Extralait, etc.) font une offensive certaine auprès du consommateur. Cette concurrence acharnée donne une effervescence sans cesse renouvelée et profitable au panier de la ménagère. Selon Nisrine Sebti, responsable communication de Marjane, «le chiffre d’affaires des produits laitiers représente 50% du chiffre d’affaires total de chaque opérateur». Le yaourt y est pour beaucoup! C’est un produit nourrissant que l’on peut consommer à n’importe quel moment de la journée, à la maison, à l’école ou au bureau. «Les ménages achètent de plus en plus les yaourts en packs de huit, contrairement à ces dernières années où les pots étaient achetés à l’unité», ajoute Nisrine Sebti. Par ailleurs, le consommateur n’hésite pas à découvrir de nouvelles saveurs. Boissons lactées aux extraits de plantes, fromages frais à la fleur de sureau en fins copeaux, yaourts aux céréales, aux pruneaux, viennois au coeur de chocolat fondant… les habitudes de consommation des Marocains évoluent. Et les opérateurs s’adaptent, segmentant leur offre selon les goûts du jour et en fonction des différentes catégories de clientèle. Ainsi, les prix varient entre 1 DH pour le petit pot de yaourt de Centrale Laitière à 12 DH pour des produits importés. Les autres marques (Jaouda, Chergui, Daty…) se positionnent dans une gamme de prix entre 1,60 et 3,20 DH pour les yaourts au lait de chèvre . Les opérateurs prennent également un soin particulier pour l’emballage. Ce dernier doit être séduisant et pratique. Les puristes apprécieront les pots en verre qui font un retour en force dans les rayons. «Le marché du lait et des produits dérivés évolue en moyenne à un rythme de 10 à 12% l’an. A fin 2008, la consommation de lait a évolué de 7,3% par rapport à 2007, contre 13,5% pour les produits laitiers frais (PLF) et 20% pour les fromages pour la même période», révèle Tahar Sraïri, enseignant chercheur à l’ Institut agronomique et vétérinaire Hassan II. Sur un marché banalisé, Les MDD et premiers prix pourront, dans un futur proche, remporter les faveurs des consommateurs. A ceci s’ajoute la percée du hard discount (comme le turc Bim) sur les différents créneaux d’activité. Ainsi, le marché des produits laitiers s’annonce très porteur. D’autant que le nouveau contrat-programme de la filière bénéficie d’une enveloppe de 12 milliards de DH. Ce projet qui vise le développement de la productivité des exploitations laitières a été validé en marge du dernier Salon international de l’agriculture de Meknès (SIAM) par l’interprofession et le gouvernement. L’objectif est de porter la production nationale du lait à 3 milliards de litres à l’horizon 2014. En clair, l’ambition est de nous faire boire encore plus de lait et manger davantage de yaourts dans 5 ans.


    Le bio gagne du terrain

    DEPUIS quelques années, les rayons des produits laitiers frais, et surtout ceux des yaourts, se remplissent de produits ayant des effets bénéfiques sur notre santé. On remarque notamment l’apparition de yaourt probiotiques ou bio, c’est-à-dire réalisés à base d’additifs naturels. On les appelle ainsi parce qu’ils contiennent des bactéries utiles à l’organisme, par opposition aux antibiotiques. Ces bactéries ont pour rôle de préserver la flore intestinale. Pour ce conformer à cette nouvelle tendance et à la demande des consommateurs, les producteurs de yaourt ont également misé sur les produits bio. Certes, si la consommation n’est pas aussi élevée qu’en Europe ou aux Etats-Unis, des opérateurs locaux ont quand même réalisé des performances dans ce domaine. Ainsi, en 2008, la vente d’Activia, de la marque Danone, a enregistré une progression de 25%. Les alicaments (aliment-médicament) qui connaissent un succès fulgurant auprès des consommateurs «sont du moins la résultante de tout un changement de mode de vie des Marocains», remarque le sociologue Amine Benkirane. Les acteurs du marché jouent la carte de l’axe santé/forme pour rajeunir leur offre et plus généralement celle de marchés banalisés et matures. Exigeants et de plus en plus informés, «les consommateurs prennent conscience des conséquences d’une alimentation déséquilibrée sur leur santé: maladies cardio-vasculaires, diabète, troubles du sommeil, cholestérolémie, obésité, ostéoporose, etc. Les marques l’ont bien compris et ne cessent d’enrichir leur offre», rétorque le sociologue. A en croire les bonnes performances de Centrale Laitière et de la Copag, le marché des produits laitiers répond très favorablement à l’innovation et à la qualité.S.T.

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