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Cautionnement mutuel: Les jeunes promoteurs séduits

Par L'Economiste | Edition N°:273 Le 27/03/1997 | Partager

Le cautionnement mutuel est présenté comme une solution à la profusion des impayés générés par les crédits aux jeunes promoteurs. L'évolution de l'expérience-pilote de Khémisset doit le confirmer.


Le système de cautionnement mutuel vient de faire l'objet d'une innovation. Jusque-là, les Sociétés de Cautionnement Mutuel (SCM) regroupaient des opérateurs exerçant le même métier, à savoir l'artisanat, le transport interurbain, la pêche. Désormais, il est possible d'envisager d'étendre un tel système aux jeunes promoteurs, même si ces derniers relèvent de secteurs d'activité différents et hétérogènes. Une expérience-pilote vient de donner naissance à la Société de Caution-nement Mutuel des Jeunes promoteurs de Khémisset (SOCAMJEK) avec le soutien conjoint de la Fondation Banque Populaire et de la Fédération des Entrepreneurs du Maroc (FAJEM).
"La SCM se meut avant tout par la solidarité de ses membres qui se connaissent, exercent la même activité et vivent les mêmes problèmes. Faire bénéficier les jeunes promoteurs de ce système était a priori peu envisageable", explique M. Mohamed El Haloui, directeur des Relations Publiques et de la Vie Associative à la BCP.
Le scepticisme du départ a été levé par le constat d'une solidarité locale. Ainsi, sur les 341 souscripteurs de la SOCAMJEK, la moitié sont déjà titulaires d'un crédit jeunes promoteurs et l'autre moitié ont un projet défini. "Ce qui veut dire que les premiers, déjà bénéficiaires d'un crédit et n'avaient donc pas besoin de souscrire à la SCM, l'ont fait par solidarité avec les seconds", relève M. El Haloui.

A cela s'ajoute le dynamisme de la Province de Khémisset qui, parallèlement au soutien de la constitution de la SOCAMJEK, vient d'affecter des locaux professionnels et un lotissement pour logements aux jeunes promoteurs de la région.
SOCAMJEK démarre avec un fonds initial de 450.000 DH et cautionnera des prêts variant entre 5.000 et 100.000 DH, assortis de taux allant de 5 à 6%, destinés aux financements de projets d'extension et aux besoins en fonds de roulement. Pour assurer la réussite de cette expérience-pilote, deux types de convention lient le Crédit Populaire du Maroc (CPM) à la nouvelle SCM. L'une privilégie la collaboration entre la Banque Populaire régionale et SOCAMJEK sur le plan logistique notamment et l'autre prévoit une supervision des activités de la société par le CPM- siège. "Nous veillons au respect de la formule et au règlement d'éventuels conflits et aidons à l'assimilation par les membres des droits et obligations liés au statut d'actionnaire ou d'administrateur", précise M. El Haloui.
La réussite d'une telle expérience ouvrira le champ à d'autres SCM similaires. "La FAJEM regroupe pour l'heure quelque huit associations qui pourraient donner naissance à de futures SCM".
A ce jour, les encours des crédits octroyés aux adhérents s'élèvent à 170 millions de DH pour des fonds responsables (capital+ fonds de garantie+ résultat non distribué) de 17 millions de DH. Le système regroupe 20 SCM et plus de 20.000 adhérents.
A en juger par les expériences antérieures, les résultats sont probants: baisse notable des impayés, bancarisation et fidélisation d'une clientèle marginalisée, organisation de la profession, pression sur les fournisseurs pour l'obtention de prix préférentiels.

Les axes de développement


Treize ans après la mise en place du système de cautionnement mutuel, un audit initié par le CPM confirme l'intérêt économique et social de la formule. Cependant, seul le renforcement des fonds responsables des SCM maintiendra leur fiabilité.
Les fonds de l'USAID et les dons destinés à des secteurs spécifiques tels que la pêche peuvent y contribuer. "Transformer des dons en fonds de garantie permet de multiplier les investissements, d'où les retombées positives sur le plan économique et social".
Une formule est à l'étude avec le MCIA en faveur des petits commerçants indépendants. "Nous sommes à la phase de souscription de la première SCM des commerçants de Rabat, Témara et Salé". Les contacts sont également établis avec l'ONP pour créer autant de SCM qu'il y a de ports. Celles de Nador, Agadir, Laâyoune sont déjà opérationnelles.

Mouna KABLY

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