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Le code électoral de la deuxième Chambre mécontente les CCI

Par L'Economiste | Edition N°:273 Le 27/03/1997 | Partager

Préoccupation électorale ou souci purement économique, la FCCIM se dresse contre l'éclatement des CCI en chambres de commerce et chambres d'industrie proposé dans le projet de code électoral de la Chambre des Conseillers.


La création de la Chambre des Conseillers suscite une réaction acharnée de la part des Chambres de Commerce et d'Industrie (CCI). A l'issue d'une réunion tenue le 27 février 1997 au siège le Fédération des Chambres de Commerce et d'Industrie du Maroc (FCCIM), les présidents des CCI ont développé, dans un document de 6 pages, les raisons plaidant en faveur du refus de scinder les CCI en deux chambres distinctes, une pour l'industrie et l'autre pour le commerce et les services. Ainsi, conformément au projet électoral, la carte des chambres professionnelles comprendra cinq chambres au lieu de trois actuellement: les chambres agricoles, les chambres de commerce, les chambres d'industrie, les chambres d'artisanat et les chambres de pêche.
Les présidents des CCI considèrent que «le commerce et l'industrie ne peuvent être dissociés». Plus encore, pour eux le projet est à contre-courant puisque, pour atteindre leurs objectifs, les chambres professionnelles ont besoin de se regrouper. La séparation ne peut conduire, selon la FCCIM, qu'à l'éparpillement des efforts et au gaspillage des moyens accumulés depuis des années.

La prise de position des présidents des CCI repose sur plusieurs considérations dont certaines ont un caractère national tandis que d'autres s'inspirent des usages internationaux. Au niveau international, et sauf dans de rares exceptions, l'industrie et le commerce sont inséparables. La FCCIM cite par exemple les chambres espagnoles et iraniennes qui regroupent, en plus de l'industrie et le commerce, d'autres activités telles que la pêche et les mines. L'organisation actuelle en trois chambres, commerce et industrie, agriculture et artisanat se retrouve dans la majorité des pays avec lesquels le Maroc entretient des relations économiques consacrées par des conventions et accords.
Sur le plan interne, la séparation en deux chambres distinctes comporte le risque de voir ces dernières défendre des intérêts spécifiques relatifs à l'une ou l'autre activité, prévient la FCCIM. D'autre part, les colloques et les symposiums qui ont été organisés par les CCI «n'ont jamais proposé la séparation sectorielle en tant que moyen de développement de leurs activités».

Industrie commerciale


Pour la Fédération, le caractère horizontal de l'organisation des CCI, en plus de la couverture territoriale qu'elles assurent, leur donne un avantage sur les regroupements professionnels qui sont par définition verticau La décision de séparer les deux activités est d'autant moins opportune, précise la FCCIM, qu'elle aura pour conséquence de réduire le nombre d'adhérents et partant l'audience des deux nouvelles entités. La séparation ne peut donc conduire qu'à l'affaiblissement économique des Chambres de Commerce et des Chambres d'Industrie qui devront se partager l'héritage laissé par les CCI. D'où des risques de conflits. Par ailleurs, le projet se base sur l'état actuel du commerce caractérisé par la prédominance des petites unités de vente au détail. La FCCIM affirme qu'un nouveau commerce se développe et devient le fait de grandes entreprises, telles les grandes surfaces et le commerce de gros, donnant ainsi naissance à une «industrie commerciale» ne reconnaissant aucune séparation entre les deux activités. D'autre part, la répartition régionale par CC ou CI ne manquera pas de poser des problèmes puisque, de l'avis de la FCCIM, les régions ne sont pas toutes dotées d'activités industrielles. Alors que la création de la deuxième Chambre prévoit la séparation, pour la FCCIM il faudrait au contraire inclure le secteur des services en tant que lien indispensable entre les deux activités, est-il indiqué.

Enfin, la Fédération, présidée par M. Ahmed M'Rabet, se défend de toutes velléités électoralistes, son attitude étant purement professionnelle et économique. Ce qui reste quand même à démontrer selon l'expression d'un observateur. Ce dernier estime que «de toute façon, même si les CCI tiennent à souligner leur éloignement de la politique, leur revendication va dans le sens du maintien d'une union dont le poids à la Chambre des Conseillers serait plus important».

Hakim ARIF

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