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    Tribune

    Bureaux d'études : Se protéger ou progresser

    Par L'Economiste | Edition N°:167 Le 16/02/1995 | Partager

    La lecture de l'article paru dans votre hebdomadaire du 19 janvier 1995 et relatif à l'agrément des Bureaux d'Etude ne peut laisser l'ancien président de la Chambre Française de Commerce et d'Industrie que je suis insensible(1). Je suis en effet surpris qu'avec l'abrogation du Décret d'Application du Dahir de 1973 on se voit, au niveau gouvernemental, très clairement déclaré pour la liberté pour tous d'exercer n'importe quelle activité, de voir revenir dans un texte public l'application ostraciste de l'ancienne réglementation. Mieux, le procès d'intention fait par le président de l'AMCI (qui siège à la Commission paritaire en tant que représentant, je pense, de tous les bureaux d'étude) ajoute une connotation de manque d'impartialité des études déplaisante. Le développement des investissements étrangers qui a suivi l'abrogation du Décret d'Application du Dahir de 1973 montre bien que l'option choisie (pour laquelle j'avais avec la C.F.C.IM. fortement milité) était la bonne. Vouloir se protéger artificiellement n'est sûrement par la meilleure voie pour progresser et cela me semble encore plus vrai dans le cadre d'études techniques où les évolutions sont permanentes et où seule la vraie mise en concurrence des compétences permet d'adopter les solutions d'avant-garde.

    Verra-t-on la même attitude se développer lors de l'agrément des entreprises, des fabricants de matériels et de matériaux? Dans tous les cas, les attitudes administratives doivent être cohérentes et on ne peut pas, d'une part, souhaiter les investissements étrangers et, d'autre part, ne pas leur donner les moyens pleins de leur activité.

    Michel Laugier Directeur général de Akzo-Coating-Maroc

    (1) L'article expliquait que l'agrément des bureaux d'études, pour pouvoir soumissionner à des marchés publics, comporte des critères de propriété du capital tels que définis par la loi de 1973 sur la marocanisation devenue inapplicable en 1990 mais qui revit donc par la procédure instituée au niveau des marchés publics passés par le Ministère des Travaux Publics et de la Formation Professionnelle.

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