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    International

    Boeing/Airbus
    Nouvel épisode dans la guerre commerciale

    Par L'Economiste | Edition N°:3231 Le 12/03/2010 | Partager

    . Vive tension entre Paris et Washington accusé de fausser la concurrence . Sarkozy évoquera la question avec Obama le 30 marsLE retrait contraint d’Airbus de l’appel d’offres pour la fourniture d’avions ravitailleurs au Pentagone a déclenché les foudres de Paris qui, à son plus haut niveau, accuse Washington de fausser la concurrence internationale en privilégiant le constructeur américain Boeing.Airbus, filiale d’EADS, a dû renoncer à participer à un appel d’offres pour un méga-contrat d’avions ravitailleurs pour l’armée de l’air américaine après le retrait lundi dernier de son allié américain Northrop Grumman, ce qui laisse seul en lice Boeing.Le contrat avait été attribué une première fois à l’Américain en 2003, puis une 2e fois à Airbus et Northrop Grumman en 2008 et à chaque fois annulé. Le Premier ministre français François Fillon n’a pas mâché ses mots mercredi dernier pour critiquer ce nouvel épisode dans la guerre commerciale Airbus-Boeing. «Je pense que l’attitude du gouvernement américain sur l’affaire des ravitailleurs est un manquement grave aux règles qui sont celles d’une concurrence loyale entre nos économies», a-t-il asséné lors d’un déplacement à Berlin.Pour François Fillon, les règles du jeu ont été pipées par les Américains car EADS a été «obligé de quitter la compétition». Il reprend ainsi à son compte les accusations du patron d’Airbus, Thomas Enders qui a dénoncé un appel d’offres «biaisé en faveur de l’avion plus petit et moins performant de la concurrence». «C’est une affaire grave», avait tempêté à la sortie du conseil des ministres le secrétaire d’Etat français aux affaires européennes Pierre Lellouche promettant «une réaction» de la France.Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a précisé que Nicolas Sarkozy aurait «l’occasion d’évoquer cette question avec le président Obama lors de son séjour prochain aux Etats-Unis». Le président français est attendu à Washington le 30 mars pour une visite officielle.Pierre Lellouche a dénoncé pêle-mêle «un contrat signé puis dénoncé», des «spécifications réécrites pour favoriser l’avion américain» et des «pressions». «On nous accuse toute la journée de protectionnisme, la vérité c’est que nous sommes ouverts et que certains sont totalement fermés, et ça n’est pas normal», a-t-il aussi affirmé. Un député UMP, Bernard Carayon, a mis en cause les «hauts fonctionnaires du Pentagone» qu’il accuse de «corruption». «On ne peut pas jouer avec les tricheurs», a-t-il lancé estimant que le «lâchage de Northrop-Grumann» a été obtenu grâce «à une compensation de l’administration américaine».Synthèse L’Economiste

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