×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Abbas coupe les ponts avec Israël

    Par L'Economiste | Edition N°:3231 Le 12/03/2010 | Partager

    . Il exige un gel complet de la colonisation. Colère et crise diplomatiqueLES perspectives de relance du processus de paix se sont éloignées jeudi dernier avec la décision du président palestinien Mahmoud Abbas de ne pas renouer le dialogue avec Israël sans un gel complet de la colonisation à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée. Abbas a posé cette condition après le feu vert d’Israël à la construction de 1.600 logements dans un quartier juif de Jérusalem-Est annexée, une décision qui a provoqué la colère des Palestiniens et déclenché une crise diplomatique avec les Etats-Unis. Devant les protestations internationales, en particulier de Washington, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a présenté jeudi ses «regrets» au vice-président américain Joe Biden, en visite officielle en Israël et en Cisjordanie.Toutefois, l’Autorité palestinienne du président Abbas a opposé une fin de non recevoir à la déclaration de regrets d’Israël. «Le communiqué israélien est inacceptable parce qu’il parle d’une erreur de calendrier et non d’une erreur sur le fond, qui est la poursuite de la colonisation et qui doit cesser», a déclaré le négociateur palestinien Saëb Arékat. «Toutes les décisions concernant les colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-Est doivent être annulées», a insisté Arékat.«La poursuite de la colonisation est une erreur, ce n’est pas une question de calendrier, parce que les colonies sont de toute façon illégales», a ajouté le négociateur palestinien. La crise est d’autant plus aiguë que les Etats-Unis venaient d’arracher un accord pour des négociations indirectes entre Israéliens et Palestiniens via leur envoyé spécial George Mitchell. Le président Abbas «attend que Mitchell revienne dans la région la semaine prochaine pour nous dire que la décision de construire à Jérusalem-est a été annulée», a précisé Arékat.De son côté, la Ligue arabe a annoncé qu’il n’y aurait pas de négociations directes ou indirectes entre Israël et les Palestiniens «sans un arrêt des mesures israéliennes prises» en vue de la construction de ces 1.600 logements. Une nouvelle réunion du comité sera convoquée rapidement «si dans les deux ou trois jours qui viennent rien n’est fait» pour annuler la décision israélienne, a précisé Amr Moussa. En Israël même, l’affaire a suscité de vives tensions au sein de la coalition de Netanyahu. «Il est de plus en plus difficile pour nous, les Travaillistes, de continuer à siéger dans ce gouvernement», a menacé le ministre de l’Agriculture Shalom Simhon.Synthèse L’Economiste

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc