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Affaires

Automobile: Le contrat-programme prend forme

Par L'Economiste | Edition N°:1937 Le 13/01/2005 | Partager

. Il devra élaborer une vision de développement à l’horizon 2014. La signature prévue dans quelques semaines. Les équipementiers montent en puissance, selon le BITLE secteur automobile prépare sa mue. Un plan d’action englobant l’industrie et le commerce automobiles sera lancé par les pouvoirs publics et les professionnels en ce début d’année. L’objectif affiché est de prendre toutes mesures nécessaires pour l’accompagnement et la mise à niveau du secteur ainsi que sa promotion à l’export. Selon les professionnels, cette démarche s’inscrit dans une vision stratégique et des objectifs bien définis à l’horizon 2014. Le tout devra s’articuler autour d’un contrat-programme, arrêté de concert avec le département de tutelle. Une réunion a eu lieu lundi 10 janvier entre Salaheddine Mezouar, ministre de l’Industrie et du Commerce et les professionnels de l’industrie auto représentés par l’Amica (Association marocaine pour l’industrie et le commerce automobile). A l’ordre du jour, le programme d’action pour l’année 2005. Les professionnels ont également dressé un bilan du processus de mise à niveau et examiné la réforme tarifaire et autres aspects liés aux ALE. Le bilan des actions menées par l’Amica a notamment porté sur l’initiation du projet d’Observatoire de compétitivité. Ce dernier sera conçu pour accompagner les équipementiers afin qu’ils améliorent leur productivité, réduisent leurs coûts et augmentent leur compétitivité pour un meilleur positionnement sur les marchés étrangers. Parallèlement, cette structure devra asseoir la consolidation et l’accompagnement d’une quinzaine d’entreprises à la certification ISO/TS, norme qualité spécifique au secteur. S’y ajoute un plan progrès pour l’amélioration des performances industrielles des entreprises.Lors de cette réunion, Salaheddine Mezouar a annoncé que le programme d’action arrêté pour 2005 comporte deux axes. Il s’agit d’abord de la poursuite du programme de mise à niveau et de restructuration des entreprises. Ensuite, du développement de l’investissement et la promotion du marketing. Selon le ministre, le contrat-programme sera bientôt signé. Le projet fera l’objet de discussions avec le département de tutelle dans quelques semaines, précise-t-on à l’Amica. Cela fait plusieurs mois que les professionnels parlent de ce contrat sans que l’on n’en voie l’aboutissement.Le contrat-programme, en cours de réalisation, est initié en partenariat avec la coopération allemande GTZ et l’Agence nationale pour la PME (ANPME). “Il vise la promotion du secteur sur la base du développement de la filière des équipementiers”, explique Mohamed Ouzif, directeur de l’Amica. Côté contrôle technique et normalisation, une dynamique sera également enclenchée. La mise en place du CETIEV (Centre technique des industries des équipements pour véhicules) s’inscrit dans cette démarche. “Ce centre constitue un outil technique qui sera mis à la disposition des professionnels pour améliorer la qualité et promouvoir la recherche et développement”, précise Ouzif.Concrètement, le contrat-programme devra définir les axes majeurs d’accompagnement, de financement, de mise à niveau et de développement du secteur, a précisé Salaheddine Mezouar. L’enjeu est de taille, car dans le contexte actuel, la filière revêt une importance stratégique en termes d’investissements, de délocalisations, de créations d’emplois et de valeur ajoutée. En témoigne d’ailleurs la dernière réunion tripartite de l’OIT (Organisation internationale du travail) qui a examiné les tendances de l’industrie auto. Selon un nouveau rapport du BIT, les équipementiers sont actuellement en train de jouer un rôle grandissant dans cette industrie. Pour preuve, leur part actuelle dans la valeur ajoutée d’une automobile avoisine les deux tiers. Elle devrait même atteindre les trois quarts chez certains constructeurs, est-il ajouté. Par ailleurs, le rapport précise que les PVD devraient assurer un meilleur positionnement sur ce créneau dans les années à venir. Ce qui leur permettra d’accroître leur part dans la production mondiale de composants. Bien que les pays en développement n’aient représenté que 12% de la production mondiale des composants en 1999, l’importance grandissante des fournisseurs profitera aux marchés émergents, précise le BIT. L’Organisation internationale cite à titre d’exemple les pays d’Europe orientale, la Chine, l’Inde et la Turquie. Le rapport du BIT estime également que le potentiel de réduction des coûts de la main-d’œuvre pour les entreprises des pays développés aura une incidence sur les conditions de travail des équipementiers et exigera une flexibilité plus accrue. Car les constructeurs exigeront de leurs fournisseurs, surtout dans les PVD, qu’ils adhèrent aux mêmes standards et normes de qualité pour la pérennité de leurs relations.


La pièce de rechange fait des mécontents

L'Association des revendeurs de pièces de rechange automobiles en détail monte au créneau. Les membres du bureau viennent de tenir une réunion où ils ont débattu des problèmes de la profession. Ils se plaignent de la “concurrence déloyale” menée par les importateurs des pièces de rechange qui les concurrencent sur la vente en détail. Selon El Hassan Nadif, président de l’association, les détaillants souffrent de la tarification pratiquée par les importateurs et le manque d’organisation du secteur. En principe, les importateurs accordent une remise de 35% sur leurs prix de base aux détaillants. “Mais souvent ce même taux est appliqué au consommateur final”, est-il expliqué. A cet effet, l’association a décidé de mener une campagne de sensibilisation pour dénoncer “le monopole des importateurs grossistes”. Une assemblée générale sera tenue le 15 février prochain par les revendeurs en détail pour arrêter un plan d’action.Amin RBOUB

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