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    Appel d’offres RAM«Les jeux sont faits!»

    Par L'Economiste | Edition N°:2081 Le 08/08/2005 | Partager

    . Après le retrait d’Airbus, Berrada annonce le début des négociations avec Boeing . Le patron de RAM très contrarié par l’attitude du constructeur toulousain «LES jeux sont faits», Mohamed Berrada, président-directeur général de Royal Air Maroc (RAM), a rendu son verdict vendredi 5 août à Casablanca. Cette déclaration, inattendue, intervient suite au retrait d’Airbus de l’appel d’offres lancé par la compagnie nationale pour l’acquisition de quatre appareils. La décision de RAM ne devait être rendue publique qu’en septembre mais la décision surprise de l’avionneur européen a précipité les choses. C’est donc Boeing qui remporte le marché avec son dernier appareil, le 787.RAM entamera dans les jours qui viennent les négociations avec le constructeur américain, a indiqué Berrada. Le PDG de RAM a, par ailleurs, répondu aux allégations du constructeur toulousain du 4 août (cf. www.leconomiste.com; vendredi 5 août 2005), qui reprochait notamment à la compagnie marocaine de ne pas avoir établi de «cahier des charges précis». Airbus avait alors annoncé qu’il se retirait de l’appel d’offres. La réaction ne s’est pas fait attendre: Berrada se dit «contrarié» par ces déclarations, Airbus étant «un partenaire stratégique important» de la compagnie nationale. De même, il a déclaré être «très étonné» de la décision du constructeur toulousain qui avait demandé jusqu’à deux prorogations de délai (accordées avec l’assentiment de Boeing) afin de déposer une offre sur les bureaux de RAM. «Une semaine avant la date de la dernière échéance fixée le 15 juillet, j’ai reçu David Dufrénois (directeur vente Airbus, ndlr) à Casablanca me disant qu’il avait toutes les informations nécessaires pour venir déposer une offre à la date convenue», indique Berrada. Selon lui, l’avionneur toulousain, accaparé par l’A380, «n’a pas été assez réactif». Boeing a respecté les délais. «Airbus a envoyé un fax qui notifiait qu’il ne déposerait pas d’offre car des éléments manquaient mais sans préciser lesquelles. Or ils ont eu trois mois pour avoir plus d’informations!» souligne Berrada.Le Conseil d’administration de RAM est saisi le 29 juillet. Après avoir «épluché le dossier» Airbus (courriers) le couperet tombe: «Les meilleures conditions de transparence ont été mises à disposition par RAM, toutes les questions ont eu des réponses et la concurrence a joué pleinement. Il faut maintenir la date limite et poursuivre le processus en procédant à l’ouverture des plis». Airbus laissait entendre le 4 août qu’il était disposé à faire une nouvelle offre à RAM. Berrada a tranché: «La rigolade est terminée. Nous allons entamer les négociations avec Boeing».


    Pétrole: Un surcoût de 700 millions de DH

    . La RAM devrait compenser la facture par une hausse du trafic et des recettes«TOUT va bien» pour la compagnie nationale. C’est en tout cas ce qui ressort du point de presse organisé vendredi 5 août à Casablanca et tenu par le président-directeur général de Royal Air Maroc, Mohamed Berrada. Ainsi, pour l’exercice 2005, RAM annonce qu’elle mise sur un taux de croissance de son trafic régulier international de près de 20%. Le nombre de voyageurs, lui, devrait s’élever à quelque 3,7 millions pour la même période. «Une forte croissance», explique Berrada, qui devrait permettre, en outre, de réaliser un chiffre d’affaires avoisinant les 9,5 milliards de DH. Ce qui représente une hausse de 18% par rapport à l’exercice 2004, indique la direction.Berrada est serein, les indicateurs sont au vert. La flambée du cours du pétrole? Celle-ci ne devrait pas avoir de répercussions notables sur la bonne santé de la compagnie nationale, indique le DG. Néanmoins, pour remplir les cuves, il va falloir débourser 700 millions de DH de plus. Des dépenses additionnelles qui devraient se rattraper cependant sur l’augmentation du trafic et des recettes de RAM, indique Berrada. Par ailleurs, le trafic interne a le vent en poupe. La filiale de RAM, Atlas Blue, réalise de bonnes performances, selon la direction, et mise sur un trafic qui pourrait atteindre les 800.000 passagers en 2005, observe Berrada. L’internationale reste, lui, le produit «favori» de la stratégie de développement de RAM. Ainsi, en 2006, la direction a annoncé qu’elle lancerait davantage de nouvelles dessertes à partir de la capitale économique. Ainsi, Munich, Beyrouth, Lomé, Brazzaville, Accra, Cotonou et Lille notamment sont dans la ligne de mire de la compagnie nationale. Le marché africain et le marché intérieur restent les principaux segments que la compagnie entend explorer. La compagnie a annoncé par ailleurs qu’elle souhaitait «offrir l’Amérique à l’Afrique», avec des destinations outre-Atlantique pour le moment en cours d’étude.Céline PERROTEY

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