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Economie

Alphabétisation
Les formules qui marchent

Par L'Economiste | Edition N°:2321 Le 18/07/2006 | Partager

. Une approche tournée métiers et formations. Des cellules de veille de l’abandon scolaire dans les écolesLE cru de cette année a battu tous les records en matière d’alphabétisation et d’éducation non formelle. Le nombre de bénéficiaires a marqué un bond de 40 % par rapport à la saison écoulée. C’est dire qu’une révolution tranquille est en train d’être menée dans ce domaine. Les bénéficiaires se comptent désormais par centaines de milliers. Ils étaient 655.478 Marocains à bénéficier cette année des différents programmes d’alphabétisation. Près de 79% sont des femmes et 50,1% sont issus du monde rural. «Les 2 millions de bénéficiaires enregistrés au cours des quatre dernières années équivalent ceux de toute la période 1982-2001», a affirmé Anis Birrou, secrétaire d’Etat chargé de l’Alphabétisation et de l’Education non formelle, lors de la cérémonie de remise des diplômes de fin d’année, organisée vendredi dernier à Rabat.La politique entamée en la matière depuis 2004-2005 et chapeautée par le département de tutelle y est pour beaucoup. Celle-ci repose notamment sur une organisation par secteurs. Quatre programmes ont été mis en place, pris en charge séparément. Le premier est chapeauté par le secteur de l’enseignement. Le nombre des inscrits représente 27% du total. Le deuxième est géré par les différents secteurs publics (Jeunesse, Affaires islamiques, Justice, Entraide nationale, Agriculture…). Le troisième est mené par la société civile. Et c’est là où le plus de réalisations ont été obtenus puisque 36% des inscrits figurent dans cette catégorie. Le quatrième programme est géré par les entreprises. Il tarde à apporter ses fruits (1% inscrits seulement). Sur le plan territorial, une décentralisation a été menée au niveau des structures en charge de ce dossier et des programmes scolaires, adaptés aux spécificités de chaque région. Des comités régionaux spécialisés ont été créés avec implication des walis et gouverneurs. Des champions régionaux ont ainsi émergé. La région de Souss-Massa-Drâa arrive en tête avec 105.158 inscrits, loin devant la région de Rabat (70.008) et celle du Grand Casablanca (64.474). Le maître mot de cette approche a été l’adaptation des programmes aux besoins des personnes cibles. Le contenu s’est élargi à des thématiques «séduisantes», en rapport avec la vie quotidienne. Parallèlement, et en partenariat avec la société civile et des bailleurs de fonds internationaux, une nouvelle approche, tournée vers des activités génératrices de revenus et de formation professionnelle, a été enclenchée. Le but est de faciliter l’intégration sociale des bénéficiaires. Cela a été le cas dans les préfectures de Ben M’Sik, Moulay Rachid et Sidi Bernoussi à Casablanca, où un projet intégré de lutte contre l’exclusion sociale a été monté. 1.400 enfants non scolarisés, 24.600 adultes analphabètes et 200 jeunes en ont bénéficié. A cela s’ajoutent des actions transversales comme la formation de 9.000 intervenants et la distribution de 1 million de manuels gratuitement aux bénéficiaires. Un système informatique a été mis en place pour suivre l’état d’exécution du programme.En matière de lutte contre la déscolarisation, plusieurs efforts ont également été menés. L’objectif est de ramener le taux d’abandon scolaire à 2% d’ici 2010 contre 5 à 7 % actuellement. Cette année, ils étaient 167.809 à bénéficier du programme d’éducation non formelle (34.294) et de soutien éducatif (133.515). Pour la première catégorie, trois sous-programmes ont été adoptés (Partenariat, Parrainage et Istidrak). La règle adoptée en matière de soutien éducatif est celle de la vigilance. 4.895 cellules de veille ont été créées au sein des établissements scolaires (72% des écoles primaires). Mission: identifier les élèves menacés d’abandonner l’école et apporter le soutien adéquat, qui peut être pédagogique, social ou psychologique. Egalement de mise, un contenu adapté pour faciliter la réintégration des enfants. 21 manuels ont été édités à cet effet. L’intégration passe également par des programmes de formation professionnelle. Là encore, des champions régionaux ont émergé. La région du Grand Casablanca vient en tête du classement avec 23.278 inscrits, suivie de Taza-Al Hoceima-Taounate (22.630) et Marrakech-Tensift-Al Haouz (20.825). Ces chiffres confortent l’objectif national visant à éradiquer l’analphabétisme à l’horizon 2015, avec une réduction du taux d’illettrisme à 20% d’ici 2010. Cette année, la courbe de l’analphabétisme est passée en dessous de 40%. Devant les conseillers comme lors de la cérémonie de fin d’année organisée à l’adresse des bénéficiaires des deux programmes, le Premier ministre Driss Jettou n’a cessé de le dire: «éradiquer l’analphabétisme n’est pas seulement possible, c’est impératif».


Faible budget

LA lutte contre l’analphabétisme est aussi une affaire de moyens. Le budget alloué à l’alphabétisation est passé de près de 93 millions de DH en 2005 à près de 103 millions de DH cette année. Le montant alloué à l’Education non formelle est également passé à 33 millions de DH en 2006 contre 24 millions de DH en 2005. Ces financements sont dérisoires, surtout comparés au coût de la non-scolarisation. Celui-ci est de l’ordre de 1% du PIB. Le manque à gagner net pour la société est ainsi estimé à 2,8 milliards de DH. Le scénario inverse démontre que chaque année supplémentaire passée dans le primaire est susceptible de procurer 12,7% d’augmentation de salaire. Au secondaire, chaque année de plus équivaut à une augmentation de 10,4%. Ces arguments n’ont d’égal que déficit restant encore à résorber. Plus de 1,6 million d’enfants âgés de 9 à 15 ans n’ont jamais fréquenté l’école ou l’ont quitté prématurément. Un enfant sur trois évolue en dehors d’un système éducatif se voulant égalitaire, général. Un constat sans appel.Tarik QATTAB

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