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    Economie

    Afilal-UGTM: Les réactions des politiques

    Par L'Economiste | Edition N°:650 Le 01/12/1999 | Partager



    · Le renouvellement du mandat du leader de l'UGTM a soulevé des critiques de la part des partis politiques et du monde des affaires


    La reconduction de M. Abderrazak Afilal à la tête de l'UGTM a soulevé des controverses. Des observateurs avaient pronostiqué sur son départ. Ils ont perdu leur pari. M. Afilal a gardé son poste. Il entame son huitième mandat à la tête de la centrale.
    L'événement a soulevé de vives critiques du côté des partis politiques et du monde des affaires. "On s'attendait à ce que la vague de changements et de rajeunissement des centres de décision touche aussi les instances syndicales", se désole un observateur.
    Des responsables de partis politiques et du patronat ont préféré garder l'anonymat sur leurs positions concernant le maintien de M. Afilal. Ils affirment ne pas vouloir entrer dans "un conflit avec l'homme charismatique de l'UGTM".
    M. Afilal occupe des fonctions stratégiques. Il est à la fois secrétaire général de la centrale, conseiller au Parlement, membre du Conseil Consultatif des Droits de l'Homme (CCDH), membre du Conseil Consultatif du Suivi du Dialogue Social, président de la Commune Urbaine de Aïn Sebâa et membre du Conseil de la région.
    Pour les partis de la majorité, cette reconduction n'augure pas d'un renouveau dans le paysage politique. "L'élection d'Afilal à l'unanimité témoigne de l'existence de problèmes à l'intérieur de la centrale", affirme un membre du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS).
    Avis partagé par un membre de l'Istiqlal. "Le grand point noir du mouvement syndical est le non-renouvellement des leaders", indique ce dernier. Selon lui, "l'esprit clanique et le copinage politique ont pris le dessus sur les intérêts des adhérents". "La reconduction de M. Afilal bafoue l'image de rajeunissement du Parti de l'Istiqlal entamé avec le départ de M. Mohamed Boucetta et l'arrivée de M. Abbas El Fassi", ajoute-t-il.
    Pour les partis de l'opposition, l'événement ne réservait pas de surprises. "La reconduction d'Afilal ne devait pas étonner. Ce dernier ne pouvait pas abandonner facilement son domaine réservé", fait remarquer un membre du Mouvement Populaire (MP).
    Contactées par l'Economiste, les centrales syndicales se sont refusées à commenter cet événement. La CDT et l'UMT ont précisé que ce sont des affaires internes à l'UGTM qui ne tolèrent pas cette "ingérence". Normal, les deux centrales sont elles aussi dirigées par des chefs charismatiques et historiques.
    Pour un membre de l'Association Alternatives, le problème est beaucoup plus général. "Nous respectons les résultats du Congrès. Mais politiquement parlant, il faut s'acheminer vers une mobilité du leadership".
    Le monde des affaires a eu son mot à dire. "La succession n'est pas encore préparée au sein de l'UGTM. Jamais on aurait pu déboulonner M. Afilal. Il a su apprivoiser son entourage. Même les oppositions à son action ne se voient pas au grand jour", indique un membre de l'Union Générale des Entreprises et des Professions (UGEP).
    Pour un autre opérateur, cette reconduction témoigne d'un manque d'alternance. "Ce n'est pas un résultat démocratique, car l'unanimité est statiquement impossible", déclare t-il.

    Nadia LAMLILI

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