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    Economie

    Bug 2000: Les à-peu-près du plan d'urgence

    Par L'Economiste | Edition N°:650 Le 01/12/1999 | Partager



    · Depuis plusieurs mois, les hôpitaux déploient les plans d'urgence pour passer sans heurts la date fatidique du bug. Le degré de préparation du secteur privé demeure la grande inconnue.
    ·En France, par exemple, les établissements de soins ont été invités à limiter les hospitalisations entre fin décembre et début janvier


    Finalement l'idéal, à la date fatidique de l'an 2000 serait de ne pas tomber malade. Alors que les autorités sanitaires de plusieurs pays
    conseillent de limiter les hospitalisations pour passer le cap sans heurts, au Maroc beaucoup d'interrogations subsistent. A l'instar d'autres secteurs, la santé est concernée par la problématique. Le risque est de voir des appareils de thérapie (monitoring, pace-maker ou encore appareils d'anesthesie-réanimation) tomber en panne, ou encore voir survenir des pannes d'électricité impromptues. Depuis plusieurs mois, les directeurs d'établissements hospitaliers ont été invités par le Ministère de la Santé Publique à suivre des plans de sauvegarde pour s'assurer que leurs équipements pourront franchir sans incident le cap du 1er janvier 2000. Quelques hôpitaux ont procédé à des simulations
    En principe, la question du bug engage également la responsabilité des fournisseurs. Les fabricants sont censés vérifier que le matériel qu'ils ont livré passera l'an 2000 sans dégâts. Mais ce n'est pas une mince affaire. Des fournisseur ont parfois fermé boutique comme c'est le cas pour l'entreprise Al Moustachfa. Pendant longtemps, la société figurait parmi les plus importants fournisseurs des hôpitaux publics. "En fait, nous avons pris toutes nos précautions. Dans des situations pareilles, nous remontons toute la filière. La vérification est effectuée auprès du constructeur", souligne le Dr Hajra qui pilote le projet bug au sein du MSP.
    Le degré de préparation du secteur privé reste pour l'heure la grande inconnue (où alors il est tenu au grand secret !). Auprès du MSP, l'on affirme avoir sensibilisé, aux mois de juillet dernier, l'ensemble de conseils régionaux de l'Ordre des Médecins. Mais il n y a pas encore eu de feed-back pour l'heure.
    L'on soulignera qu'en France, les établissements de soins et les médecins ont été invités à limiter les hospitalisations pendant une période critique qui va de fin décembre à début janvier et ce, en dépit des garanties apportées par les plans d'urgence déployés sur place. Certains CHU envisagent même l'arrêt des activités programmées pendant la période critique. Une des principales inquiétudes concerne les défauts d'alimentation électrique, un risque pour lequel les responsables doivent avoir, en principe, préparé des alternatives.
    Une étude réalisée par l'Ecri (Emergency Care Research Institute), un organisme nord-américain, spécialisé dans le secteur des dispositifs médicaux, avait identifié les principales difficultés. D'abord, une information peut d'emblée rassurer: une partie des dispositifs médicaux n'intègre pas la variable date. Le matériel utilise plus des mesures de durée que des calculs d'intervalle entre deux dates. Les experts américains mettent cependant en garde. "Bien que généralement ces erreurs n'aient pas d'impact direct sur la prise en charge des patients, des informations incorrectes peuvent cependant conduire à des diagnostics ou des prescriptions erronées", souligne l'étude.


    Le Maroc "moyennement préparé", selon les Etats-Unis

    Les services consulaires des Etats-Unis mettent à la disposition de leurs concitoyens en partance à l'étranger, des informations, y compris l'appréciation du bug sur les pays de destination. En voilà un aperçu sur le Maroc. "Le Maroc a réalisé des progrès pour prévenir le bug de l'an 2000 et semble moyennement préparé. Cependant, les citoyens américains voyageant ou résidant au Maroc fin 1999 ou début 2000 pourraient rencontrer quelques dysfonctionnements dans les services de base, probablement dans la santé et les télécommunications".
    L'information détaillée est disponible à l'adresse http://travel.state.gov/morocco.htm

    Mohamed BENABID

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