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    Economie

    Affichage publicitaire: Les grands panneaux démantelés à Casablanca

    Par L'Economiste | Edition N°:599 Le 21/09/1999 | Partager

    · La Commune du Mâarif a rendu les supports de FC Com inexploitables

    · L'entreprise dispose d'une autorisation de la Communauté Urbaine approuvée par le Ministère de l'Intérieur

    Abdellah Cherqaoui, président de la Commune Urbaine du Mâarif, a donné l'ordre vendredi de démonter les deux panneaux publicitaires 4/3 et les cinq fondations implantées par la régie d'affichage FC Com (First Contact Communication) sur le territoire de la Commune. Pis, les agents de la Commune ne se sont pas arrêtés là. Après les avoir arrachés, ils ont également détruit les pieds qui supportent ces panneaux. Sur le terrain, les traces de cette action sont encore visibles, notamment à côté du Complexe Mohammed V. " Ce sont des actes de vandalisme. Ces panneaux sont aujourd'hui inexploitables. Il s'agit d'une perte de 180.000 DH. Mais c'est surtout le préjudice en termes d'image qui va nous coûter cher", se plaint M. Abderrahim Lhassani, DG de FC Com. Et de citer que le droit de démonter ces panneaux revient aux autorités locales et non pas à la Commune.
    L'action de la Commune du Mâarif fera sûrement couler beaucoup d'encre, car elle touche une entreprise, qui, selon plusieurs concurrents, bénéficie d'un parapluie de très haut niveau. L'Economiste n'a pas pu vérifier si, oui ou non, la famille du ministre de l'Intérieur est propriétaire de FC Com. L'afficheur bénéficie d'une concession de 30 ans portant sur la mise en place et l'exploitation des panneaux 4/3 mètres à Casablanca et Rabat et dans les aéroports et les gares du Maroc. C'est un monopole de fait, s'inquiète un concurrent. M. Lhassani se défend en disant que FC Com n'a pas d'exclusivité sur les 4/3 mètres, mais l'entreprise a été la première à installer ce support au Maroc.

    FC Com dispose d'une autorisation signée par la Communauté Urbaine de Casablanca (CUC) et approuvée par le Ministère de l'Intérieur. Son dossier a été étudié par la CUC sans passer en premier lieu, comme le veut la procédure, par la Commune. Mais c'est à l'issue de la réunion du Conseil de la Communauté datée de mars 98 que les Communes ont délégué à la CUC le soin d'étudier le dossier de FC Com. La CUC a donné son autorisation à l'entreprise pour installer ces supports publicitaires. Cette décision a été approuvée par le Ministère de tutelle. Cet avis est partagé par M. Mustapha Rdaoui, président de la commue de Moulay Youssef. "Notre Commune a été avisée à temps par l'approbation de la CUC. Une convention a été signée avec FC Com pour l'implantation de 9 panneaux relevant de notre territoire". FC Com avait présenté à la CUC un document précisant l'ensemble des emplacements des panneaux dans la métropole. Cette version n'est pas du goût de la Commune du Mâarif. "La Commune n'a pas donné son feu vert à l'entreprise pour poser ces panneaux. Nous n'avons même pas été avisés", se justifie M. Cherqaoui. Au passage, le président n'hésite pas de qualifier "d'intolérable" la provocation lancée par l'afficheur à l'encontre de la Commune. M. Lhassani se montre pour sa part "surpris et consterné" par l'action de la Commune. Il affirme eu un accord oral de la Commune pour appuyer l'autorisation de la CUC. Il était question ensuite de signer la convention avec la Commune sur la base du paiement d'une taxe de 12.000 DH annuellement par panneau.

    FC Com paye-t-il le prix d'un conflit qui oppose la Commue du Mâarif à la CUC ou la Commune du Mâarif a-t-elle eu le courage de s'opposer à une pression? Difficile d'en juger pour le moment. Toujours est-il, l'afficheur ne compte pas baisser les bras. Une attaque en justice à l'encontre de la Commune n'est pas exclue.

    Mohamed DOUYEB




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