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Culture

Musiques sacrées: L’Esprit de Fès innove

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4755 Le 20/04/2016 | Partager
Duos, femmes, jeunes… les «créations» de Zouitene
Oum Kalthoum, Samira Saïd, Ahlam… en tête d’affiche

Du 6 au 14 mai 2016, le festival des Musiques sacrées de Fès lancera la saison des festivals du Royaume. Lors de cette 22e édition, «vous découvrirez un festival qui innove et fait preuve de création, grâce à des duos atypiques (Oumou Sangaré et Hindi Zahra), des partenaires médias (Obs et Le Monde), des jeunes talents et des stars internationales». Les propos sont de Abderrafie Zouitene, président de la Fondation Esprit de Fès, initiatrice du festival des Musiques sacrées. C’était lundi dernier, à Casablanca, lors de la 1re conférence de presse dédiée aux médias nationaux.

Pour rappel, l’équipe de la Fondation s’est déplacée, le 4 avril dernier, au Sénat français pour lever le voile sur la nouvelle version de son événement phare. «Par la suite, nous avons présenté le festival à Madrid (Espagne) et bien entendu dans d’autres capitales européennes à travers la campagne promotionnelle menée par l’Office national marocain du tourisme (ONMT)», souligne Zouitene, qui est également DG de l’Office.
Cette 22e édition rendra hommage aux «Femmes fondatrices» à travers une création originale et des artistes venus d’horizons divers. «Nous introduisons également un nouveau concept, consistant à dédier, dorénavant, chaque édition à un pays ami, aussi avons-nous choisi l’Inde pour son histoire millénaire et la foisonnante diversité de ses cultures». Les festivaliers pourront prendre la mesure de cette richesse lors d’une soirée exceptionnelle le 7 mai à Bab El Makina. La veille, le spectacle d’ouverture sera aussi une création, conformément à une tradition désormais bien établie au festival de Fès. Dédié au thème des astres féminins, «Un ciel plein d’étoiles» (vendredi 6 mai) se veut un hommage exceptionnel aux femmes mythiques de l’Orient et du Maroc dont les histoires nous seront contées par Shéhérazade. Chacune sera incarnée par une artiste rare. Mapping, projections audiovisuelles et grand orchestre accompagneront cette traversée dans le temps et l’imaginaire. La direction de l’orchestre est confiée au maestro palestinien Ramzi Aburedwan. «Trois autres créations, Durbar, The King of Ghosts et Istanbul&Fès, seront initiées, érigeant Fès comme une terre où héritage et devenir sont intimement liés», promet Alain Weber, directeur artistique du festival. Et d’ajouter: «Une nuit de la médina (lundi 9 mai) spécialement consacrée à l’art du raga parachèvera cette immersion. Nous y vivrons la réalité virtuose et contemplative de la musique dite classique à l’occasion de ces salons de musique où l’ordre cosmique était autant imité que défié par le geste musical».
Ce périple nocturne connaîtra son point d’orgue avec le projet The King of Ghosts (lundi 9 mai). Unissant une équipe artistique indo-britannique et un orchestre marocain, ce ciné-concert fait renaître au fil d’une partition originale un petit bijou du plus grand des cinéastes indiens, Satyajit Ray. Soumik Datta, virtuose du luth sarod, y personnifiera par son jeu détonnant Goopy et Bagha, héros aux aventures rocambolesques. Par ailleurs, du 9 au 12 mai, de jeunes prodiges des castes manghaniyars et langas, poètes et chanteurs du désert du Rajasthan rassemblés dans l’ensemble Chota Divana, présenteront un art vocal d’une rare beauté aux enfants des écoles de Fès. Ce projet sera accompagné d’un film inédit sur le sujet réalisé par Aurélie Chauleur: Les petits Princes du Rajasthan. Cette initiative unique constituera une illustration de ce que le partage culturel peut signifier.
Mais la soirée la plus attendue est celle du 13 mai où le festival tentera de ressusciter Oum Kalthoum à travers l’ensemble Kawkab El Sharq issu du grand orchestre de l’Opéra du Caire.
L’aura de celle que l’on surnomma «l’Astre de l’Orient» planera sur l’espace mythique de Bab El Makina. Ce spectacle incarnera la nostalgie d’un monde où l’émotion dite tarab se diffusait sur toutes les radios d’Orient comme une puissante onde percutant les cœurs. La quête de cette extase, pratique musicale chère à la tradition orale arabe, continuera le lendemain grâce à la prestation de la diva marocaine Samira Saïd attendue au même endroit.

Les nouveautés 2016

Le festival déploiera son aura jusqu’au cœur de la médina. Son rayonnement s’étendra au-delà de ses lieux «traditionnels». Ainsi, le magnifique jardin Jnan Sbil, récemment rénové, accueillera les concerts de 16h30 ainsi que le forum, créant un nouvel axe reliant la médina, Bab Al Makina et la place Boujloud. Marionnettes géantes de l’Afrique sillonnant les ruelles de Fès et un parcours musical initiatique à la découverte des fontaines de la médina et de la bibliothèque de l’Université El-Qaraouiyyîne d’après une idée de l’architecte Aziza Chaoui et de l’artiste Susie Ibarra et une caravane culturelle pour la paix nommée Taragalte résonneront par leur démarche nomade avec la beauté urbaine et architecturale de la cité. «Le tout se fera avec la participation des jeunes étudiants et des universitaires de Fès», déclare Zouitene.

La «surprise» du festival

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Ahlam s’invite au festival des Musiques sacrées de Fès. La richissime chanteuse émiratie a exprimé le souhait de participer gracieusement à cette 22e édition. Et ce n’est pas la première fois que des chanteurs internationaux et arabes en particuliers tombent sous le charme de Bab El Makina. Déjà, il y a quelques années, un artiste irakien amoureux du Maroc avait renoncé à son cachet. Il avait même fait don de «30.000 dollars» aux chorfas du mausolée de Moulay Idriss. Cette année, Ahlam sera la «surprise» du festival que L’Economiste révèle en exclusivité. Sa participation est en elle même une promotion pour Fès et sa plus vieille médina du monde qui connaît un programme ambitieux de restauration de ses monuments.

 

 

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