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Société

Chevalier des Arts et des Lettres
Le Maroc décroche 3 nouvelles médailles

Par L'Economiste | Edition N°:4706 Le 11/02/2016 | Partager
Farid Bensaïd, Nabil Ayouch et Hicham Lahlou décorés
Réception d’honneur à l’ambassade de France

 

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Trois insignes de l’ordre des Arts et des Lettres décrochés d’un coup. Belle récompense que voilà pour le monde de la culture au Maroc. Une fierté aussi pour ses ambassadeurs, Farid Bensaïd, Nabil Ayouch et Hicham Lahlou.
C’est en présence d’une pléiade d’acteurs culturels, artistiques et diplomatiques, mais aussi de André Azoulay, conseiller de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que s’est tenue la cérémonie de remise des insignes de l’ordre des Arts et des Lettres à la résidence de l’ambassadeur français, Jean-François Girault.  Trois artistes marocains, issus d’univers différents, ont ainsi été distingués le mardi 9 février au nom de la ministre française de la Culture.
«Ce soir c’est Farid Bensaïd, Nabil Ayouch et Hicham Lahlou que la France a souhaité honorer», a précisé l’ambassadeur. Lors de cet évènement, Jean-François Girault a également rendu hommage à deux grands artistes marocains qui nous ont quittés en ce début d’année, Tayeb Saddiki et Leïla Alaoui. Comme le veut la tradition, après avoir retracé leur parcours et les raisons qui ont conduit à leur exprimer admiration et reconnaissance, l’ambassadeur a laissé place aux récipiendaires qui se sont exprimés avant d’être décorés sous les applaudissements des invités.
L’ordre des Arts et des Lettres a été institué en 1957 en France. Cette distinction permet de reconnaître et remercier des personnalités qui participent au rayonnement des arts et des lettres dans le monde.
Aïda BOUAZZA

 

 

 

 

Farid Bensaïd, virtuose du violon
Né en 1961 à Rabat, Farid Bensaïd choisit dès l’âge de 10 ans son instrument, le violon. Il obtient un baccalauréat scientifique au lycée Descartes en 1979, année à laquelle il obtient le premier prix de violon du Conservatoire national de musique de Rabat. En 1981, il réussit le concours des travaux publiques et du bâtiment en entrant parallèlement au Conservatoire de Paris. Diplôme en poche, il retourne au Maroc afin de contribuer au développement du pays, tant au niveau économique que culturel. Président du groupe Ténor, Farid Bensaïd est également président fondateur de l’Orchestre philharmonique du Maroc (OPM), dont il est premier violon.  Philanthrope engagé et passionné, il crée des écoles de danse et de musique à Rabat et Casablanca. En 2007, il crée la Fondation Ténor pour la culture qui lance en 2011 le programme éducatif Mazaya. Ce projet social a été conçu pour les enfants défavorisés et déscolarisés qui consiste à faire de la musique leur métier d’avenir. Récemment, il a triomphé avec le «Requiem de Verdi» avec l’Orchestre symphonique du Maghreb qui a joué à guichets fermés.

 

 

 

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Nabil Ayouch, l’ultra cinéaste

 

Nabil Ayouch est né en 1969 à Paris d’un père marocain et d’une mère française d’origine tunisienne. Après trois années de cours de théâtre dans la capitale française, il s’intéresse à la réalisation puis travaille sur des spots publicitaires en tant qu’assistant réalisateur. Il tourne ensuite trois courts métrages dont «Les pierres bleues du désert» dans lequel Jamel Debbouze fait sa première apparition. Son premier et son deuxième long métrage «Mektoub» et «Ali Zaoua» connaissent un tel succès qu’ils sont présélectionnés aux Oscars. En 2003, Nabil Ayouch réalise «Une heure de soleil en moins» pour Arte. Il retourne au cinéma avec «Whatever Lola wants», en 2008, avant de réaliser le documentaire «My land». En 2012, «Les chevaux de dieu» est sélectionné à Cannes et lauréat de 26 prix à l’international. Son dernier film «Much loved» est présenté à la «Quinzaine des réalisateurs» à Cannes. Le réalisateur crée en 2009 avec son ami Mahi Binebine la Fondation Ali Zaoua et ouvre, en 2014, le centre culturel «Les étoiles de Sidi Moumen». La veille de sa décoration, Nabil Ayouch a obtenu le prix Lumières pour son dernier film polémique «Much loved».

 

 

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Hicham Lahlou, l’«influenceur» du design

 

Précurseur du design industriel et urbain au Maroc, Hicham Lahlou est né en 1973 à Rabat. L’architecte d’intérieur a travaillé avec les plus grands noms du design dont Philippe Starck, Ora Ito, Zaha Hadid, les frères Campana…
Passionné d’Afrique, il lance en 2014 les Africa Design Award, qui seront suivis par les Africa Design Days, un évènement mettant en lumière la création africaine. En 2015, il fait son entrée historique dans deux musées prestigieux. Une de ses œuvres majeures est exposée au Vitra Design Museum en Allemagne dans le cadre de l’exposition «Making Africa – A Continent of Design», une œuvre qui sera également exposée au Guggenheim Museum de Bilbao. Son «Disco Pipe», un narguilé créé pour la marque de luxe internationale française Airdiem, a intégré la collection permanente d’art islamique du Victoria & Albert Museum de Londres. Autre fait marquant, Hicham Lahlou est nommé co-commissaire de l’exposition de design Akaa Fair (Also Known as Africa) aux côtés de l’Américain Aaron Kohn. La foire d’art contemporain et de design est prévue fin 2016. Il a participé à de nombreuses expositions à travers le monde, notamment en Europe, en Afrique, dans le monde arabe, en Asie…

 

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