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    Le barreau de Casablanca tient ses élections

    Par L'Economiste | Edition N°:4424 Le 19/12/2014 | Partager
    Plusieurs candidats à la succession de Me Omar Ouidra
    Les réformes qui agitent les robes noires

    La dernière élection remonte à 2012. Le bâtonnier sortant a été élu pour la période 2012-2014

    Les dés sont jetés! Les 18 et 19 décembre, le barreau de Casablanca engage ses élections professionnelles. A l’heure où nous mettions sous presse, le successeur du bâtonnier sortant, Omar Ouidra, est encore inconnu. Les avocats du plus grand barreau du Maroc devront choisir entre plusieurs candidats. Parmi lesquels Me Abdelkbir Tabih, Me Omar Azougar, Me Abdelatif Bouâchrine… Les prétendants avaient jusqu’au 12 décembre pour se déclarer.
    L’élection du futur représentant du barreau casablancais porte sur la période 2015-2017. L’Ordre avait préalablement publié le 14 octobre une note fixant «la liste des avocats aptes à se faire élire au poste et de ceux pouvant siéger au conseil du barreau». Ceci, conformément à la loi régissant la profession (articles allant de 85 à 89). Avoir exercé au moins dix ans le métier est l’une des conditions exigées par le législateur. Suite à quoi le barreau a tenu une réunion préparatoire le 24 novembre à Dar Al Mohami, le siège du barreau à Casablanca. Elle vise à désigner l’avocat chargé de diriger la conférence électorale et à chapeauter l’organisation des élections. Les candidats ont dû en principe «se mettre d’accord sur la désignation de la personne idoine à mener les débats», précise la décision du barreau.  Celle-là même qui fixe «les règles de la campagne des élections professionnelles». Il est ainsi interdit de faire la promotion d’un candidat au sein des juridictions (tribunaux et cours d’appel) ou dans l’espace public. Interdiction qui pèse sur les prétendants et les électeurs. En cas d’infraction, le barreau «est en droit d’engager une mesure disciplinaire contre les contrevenants».
    Comme à l’américaine, les candidats doivent confronter leur programme au sein de Dar Al Mohami. Le meneur des débats doit être obligatoirement un avocat «inscrit au barreau». Et chacun des prétendants pouvait répondre aux questions de l’assemblée. 
    La réforme judiciaire est évidemment au centre des débats. Et ce, depuis que l’Association des barreaux du Maroc a déclaré la guerre aux avant-projets de loi des codes de procédures pénale et civile. Leur concepteur, le Ministère de la Justice et des Libertés, est accusé «de vouloir réduire à néant le monopole des robes noires». Une partie du contentieux lié au code du droit de la famille est concernée par la réforme envisagée (cf. L’Economiste du 23 octobre 2014). D’où le mémorandum des robes noires sur les deux moutures contestées. Les avocats ont tenu aussi des sit-in devant les tribunaux et les bâtonniers ayant présidé l’Association des barreaux du Maroc ont écrit une lettre ouverte au chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane. Bonne surprise ou pas, l’Exécutif soutient son ministre de la Justice, Mustapha Ramid. Le bras de fer se poursuit. Les avocats comptent en effet réformer la loi qui les régit, consolider leur régime de protection sociale et relancer l’assistance judiciaire.


    Faiçal FAQUIHI

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