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    Culture

    Musées: Les chantiers de la Fondation

    Par L'Economiste | Edition N°:4423 Le 18/12/2014 | Partager
    Mehdi Qotbi annonce le programme 2015
    La création d’une commission d’acquisition des oeuvres d’art
    Mise à niveau des musées anciens

    Pour le président de la Fondation nationale des musées, Mehdi Qotbi, les différentes conventions signées notamment avec l’espace CDG et la Villa des arts, devraient démocratiser la culture et de rendre accessible le marché de l’art au peuple

    La Fondation nationale des musées a été à la hauteur de ses missions au cours de ses deux premières années d’exercice. «Des projets importants ont été entrepris avec peu de moyen et en très peu de temps», s’est réjouit son président, Mehdi Qotbi, lors d’une conférence de presse organisée hier à Rabat. L’ouverture du musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain à Rabat reste la principale réalisation de la Fondation. Plus de 50.000 visiteurs se sont déplacés pour découvrir ce joyau du patrimoine marocain dont l’entrée est gratuite jusqu’au 1er janvier 2015. «Ce qui prouve que les Marocains ont soif de culture», a-t-il dit.
    La Fondation a également réussi à promouvoir la diplomatie culturelle entre le Maroc et l’Europe, particulièrement la France. Cela à travers la co-organisation de trois grandes expositions en France qui mettent en valeur le patrimoine et la créativité du pays. L’exposition «Splendeurs de Volubilis», organisée du 12 mars au 25 août dernier au Mucem de Marseille a attiré pas moins de 173.000 visiteurs. Celle sur le «Maroc médiéval, un empire de l’Afrique à l’Espagne» qui se tient actuellement au musée du Louvre à Paris connaît un franc succès. Pas moins de 150.000 visiteurs ont afflué pour découvrir une succession de dynastie dont l’influence a rayonné jusqu’en Orient. D’ailleurs, cette manifestation a contribué à promouvoir un message de paix et de tolérance. Il s’agissait pour Qotbi de «véhiculer un message à l’Occident, de promouvoir l’image d’un Maroc de tolérance, d’un Islam qui se nourrit de nos différences».
    L’exposition «le Maroc contemporain» qui se déroule à l’IMA jusqu’au 25 janvier a également fait carton plein en totalisant pas moins de 15.000 visiteurs.
    Toutes ces manifestations sont en fait le fruit de conventions conclues avec ces institutions. Des accords qui prévoient aussi la formation des ressources humaines dans le cadre d’un partenariat win-win. Le président de la Fondation affirme que la formation est primordiale pour le rayonnement culturel du Maroc, déplorant notamment les difficultés de trouver des conservateurs.
    Parallèlement à la quête de partenaires, Mehdi Qotbi milite aussi pour l’instauration d’allègement fiscaux. Après deux ans de négociations avec le ministère des Finances, il a réussi à introduire dans le projet de budget de 2015 une baisse de la TVA de 20 à 10% sur les œuvres d’art. Selon lui, cette mesure permettra d’«insuffler une nouvelle dynamique au marché de l’art et contribuera à la création d’emplois dans ce secteur». Car, cette baisse de la TVA devrait encourager les investisseurs étrangers et les métiers d’art à venir s’installer au Maroc.
    Le projet de budget contient aussi une autre disposition destinée à renforcer l’attractivité des musées. Il s’agit de la déductibilité fiscale des dons octroyés à la Fondation. Cela permettrait de renforcer la participation du secteur privé au développement artistique et muséale et ainsi, à remplir certains musées souvent qualifiés de coquilles vides.
    Pour consolider ce bilan satisfaisant, l’équipe de la Fondation a arrêté un plan d’action pour l’année prochaine. Il s’agira de mettre en place une commission d’acquisition et de validation d’œuvres d’art pour constituer un patrimoine des musées d’art et lutter contre les faussaires. Il est également prévu d’encadrer l’appellation «musée» et de mettre en place un label pour pousser les acteurs privés à l’excellence dans le domaine de la muséologie.  En attendant, Mehdi Qotbi a déjà obtenu l’aval du général Hosni Benslimane pour utiliser le laboratoire de la gendarmerie royale qui dispose de la méthode de la datation par le carbone 14 qui permet d’identifier l’authenticité des objets d’art. La Fondation compte par ailleurs se pencher sur un plan national de mise à niveau des musées. Sont notamment concernées les galeries de Fès, Rabat et Meknès. Parallèlement, de nouveaux musées devront voir le jour. En effet, un appel à projets a été lancé avec le ministère de la Culture et l’Agence d’aménagement de la vallée de Bouregreg afin d’ouvrir un musée d’archéologie et des sciences de la terre. Mehdi Qotbi planche aussi sur la possibilité d’ouvrir un musée d’art islamique.

    Après les musées, les œuvres d’art

    2014 a été une année charnière pour la Fondation nationale des musées. Il s’agissait de finaliser le processus de passation des musées. Ainsi, 13 musées qui relevaient auparavant du ministère de la Culture sont désormais sous la tutelle de cet établissement. Après les avoir pris en possession, la Fondation s’apprête aujourd’hui à récupérer les œuvres d’art dont dispose actuellement le ministère de tutelle. 

    H.B.

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