Régions

Rabat: Une université des sciences de la santé

Par | Edition N°:4357 Le 12/09/2014 | Partager
L’établissement est adossé à la fondation Cheikh Zaid
Le futur président de l’université Mohammed V sera nommé fin septembre

La rentrée universitaire sera marquée cette année à Rabat par deux nouveautés majeures. La plus marquante est la fusion des deux universités de la capitale pour donner naissance  à un seul établissement portant le non «Université Mohammed V-Rabat». C’est Wael Benjelloun, ex président de l’université d’Agdal, qui assure la présidence par intérim  du nouvel établissement. 14 candidats avaient postulés pour la présidence de la nouvelle structure. L’examen des candidatures est prévu à la fin du mois de septembre, selon un communiqué de l’université. 
Par cette opération de  fusion,  on vise à mutualiser les efforts et les ressources des deux établissements pour améliorer l’offre de formation et mieux se positionner dans le domaine de la recherche scientifique. Car pour le moment, les universités marocaines n’arrivent pas à faire leur place dans les différents classements internationaux. Ainsi, avec cette fusion, l’université Mohammed V-Rabat  regroupera  19 établissements dont notamment 9 facultés, 5 écoles  et 5  centres. Parmi les nouveautés de cette rentrée figure également l’ouverture  de l’université internationale Abulcasis des sciences de la santé. Un projet initié par la Fondation Cheikh Zaid. La nouvelle structure est composée de trois établissements. Il s’agit de la faculté de médecine  Abulcasis,  faculté des Sciences de la santé ainsi que l’Institut supérieur d’ingénierie et technologies de la santé.
Les nouveautés touchent également le cycle du lycée. «Nous avons lancé la première expérience pour le baccalauréat professionnel au niveau des trois délégations  Rabat, Salé et Temara», indique Mohamed Aderdour, directeur de l’académie régionale de Rabat. Une expérience que sera généralisée à la délégation de Khémisset. «Par le lancement de ce baccalauréat, on vise à faciliter l’intégration professionnelle des futurs bacheliers dans le marché du travail ou la possibilité de suivre   leurs études supérieures», rappelle le directeur de l’académie.  La gestion des terrains agricoles figure parmi les premières filières lancées cette année au niveau de Témara. «On travaille avec les responsables de l’OFPPT pour préparer une vingtaine de filières touchant divers secteurs présentant des opportunités d’emploi comme l’automobile,  l’aéronautique et le bâtiment», signale Aderdour.
Toujours pour les lycéens, il ne faut pas oublier de signaler le lancement des sections internationales du baccalauréat marocain options «anglais»  dans certains  lycées de Rabat, Salé et Témara. «Une expérience qui risque d’affronter des problèmes par manque d’enseignants de langues notamment pour l’anglais et le français», s’inquiète Youssef Allakouch, responsable syndical de l’UGTM.

Il manque d’enseignants dans les écoles communales

Outre le manque d’enseignants, on soulève également le retard dans la réalisation des bâtiments. Un problème qui touche particulièrement les  écoles communales. «Sur 5 unités prévues au niveau de l’académie, deux seulement sont opérationnelles dans la région de Khémisset», précise le syndicaliste de l’UGTM. Les trois autres sont programmées à Salé. Le budget est disponible, mais les travaux pour la construction de la première unité tardent encore. «Cela revient à une mauvaise gestion de  la part de la délégation», confie  une source proche du dossier. Il faut rappeler que par la construction des ces écoles communales on vise notamment de réduire l’abandon et l’échec scolaire  dans le monde rural..

Noureddine EL AISSI

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