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Economie

S&P: Le Maroc retrouve des perspectives «stables»

Par L'Economiste | Edition N°:4278 Le 19/05/2014 | Partager
La réduction des déficits jumeaux, bon point pour le Royaume
Les réserves de la Caisse marocaine des retraites à surveiller

Les perspectives sur le Maroc ont été rehaussées à stables. Dans son évaluation, S&P a félicité les efforts de l’Etat à réduire le déficit budgétaire et des comptes extérieurs. L’agence table même sur une amélioration des principaux indicateurs économiques du Maroc sous réserve de se tenir aux engagements annoncés.

LE Maroc retrouve pleinement son grade pour Standard & Poor’s. La plus importante agence d’évaluation américaine vient, en effet, de rehausser les perspectives d’évolution du Royaume les faisant passer de négatives à stables. Pour S&P, cette amélioration est justifiée par une réduction notable des déficits jumeaux (budgétaire et extérieur). L’agence estime donc qu’ils «vont continuer à se réduire compte tenu des réformes des finances publiques et de l’amélioration de la balance extérieure». D’ailleurs, l’agence table sur un déficit public de 5,2% du PIB en 2014 qui baisserait à 4% d’ici à 2017.  Dans sa dernière évaluation, l’agence note «la diminution de 2% du PIB de la facture liée aux subventions suite à l’indexation des produits énergétiques aux prix mondiaux, et aussi en raison des prix du pétrole plus bas». Mais elle ne manque pas de mettre en garde le gouvernement concernant la question des salaires des fonctionnaires qui représentent 13% du PIB. L’agence s’attend également à d’autres réformes intégrant la collecte des impôts ou encore des mesures pour résorber le déficit annoncé du système de retraite. La Caisse marocaine des retraites (CMR) devrait vraisemblablement faire face à son premier déficit en 2015. S&P prend en considération les avertissements du FMI qui prévoit un assèchement des réserves de la Caisse de retraite à l’horizon 2021, si aucune réforme n’est appliquée.
Le déficit du compte courant connaît aussi une amélioration. Après les 7,5% du PIB en 2013, ce poste se réduirait à 6,2% du PIB cette année, «grâce notamment à une forte croissance des exportations» en particulier dans les secteurs de l’automobile (+50%), de l’électronique (+20%) et de l’aéronautique (+10%). Une évolution félicitée par S&P qui constate une amélioration des exportations de l’industrie automobile pour dépasser celles du secteur textile. Egalement, la réduction des déficits jumeaux est appuyée par la stabilité des transferts de fonds de la diaspora marocaine conjuguée aux aides financières provenant des Etats du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Ces derniers s’étaient engagés à verser 5 milliards de dollars au Maroc entre 2012 et 2017. 600 millions de dollars ont déjà été versés et 1 milliard devrait l’être cette année. 
Cela dit, l’agence considère que la résorption des déficits budgétaires et des comptes extérieurs ainsi que la mise en œuvre des réformes structurelles demeurent toujours les chantiers prioritaires du gouvernement. A ce titre, si aucune mesure n’est appliquée, S&P pourrait revoir ses perspectives à la baisse.


A. Lo

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