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    Politique Internationale

    Egypte
    La revanche des militaires sur Mohamed Morsi

    Par L'Economiste | Edition N°:4067 Le 04/07/2013 | Partager
    Un retour demandé par l’opposition et salué par le peuple
    Sa feuille de route prévoit un gouvernement intermédiaire et une nouvelle constitution

    Les 37 millions d’Egyptiens qui ont pris les rues Egyptiennes en otage s’érigent plus contre les Frères musulmans que contre Morsi. Si celui-ci ne part pas, un bain de sang ne serait pas loin d’éclater. 47 personnes ont déjà péri dans ces manifestations. En l’occurrence, la prise de position de l’armée semble être un «mal nécessaire»

    LA situation en Egypte évolue d’heure en heure, et celles de Morsi à la tête du pays semble désormais compté. «Eviction ou démission», titrait le journal «Al Ahram» hier mercredi 3 juillet, faisant échos à la majorité de ses confrères. Le refus de quitter  le pouvoir, réitéré mardi soir lors d’un discours à la télévision, ne semble pas apaiser les tensions. Alors que le président égyptien se disait «prêt à mourir» pour défendre sa légitimité ainsi que la sécurité du pays contre les «terroristes», l’armée a déjà remporté une manche importante en se mettant du côté du peuple, et rassoit son autorité à une vitesse impressionnante. Le temps est à la revanche, puisque les militaires, surpuissants à l’époque Moubarak, ont été court-circuités par Mohamed Morsi dès son arrivée au pouvoir.
    Aujourd’hui, c’est donc «la volonté du peuple» qui les remet sur le devant de la scène. Le mouvement Tamarrod (littéralement : rébellion) a été récupéré par l’opposition, qui elle-même fait appel à l’armée. Celle-ci arrive donc en posture de «sauveur de l’Etat», pose un ultimatum au président, et prévoit déjà une feuille de route si celui-ci refuse de satisfaire la volonté des millions de manifestants massés place Tahrir.
    Cette feuille de route prévoit notamment un gouvernement intermédiaire sans appartenance politique, qui prendra les rênes de l’Egypte pendant la «période de transition», «sous la direction d’un des chefs de l’armée». Un vrai retour en force. Ce nouveau gouvernement devra préparer des élections présidentielles et législatives, «dans l’ordre qui sera déterminé par la nouvelle constitution». En effet, selon le programme établi par l’armée, la Constitution sera aussi suspendue pour une durée pouvant aller jusqu’à une année, et des experts seront chargés de la rédaction d’un nouveau texte «tenant compte des exigences des différentes composantes du peuple avant d’être soumis au référendum». La rédaction de la constitution avait été à l’origine d’une crise dans le pays, accusée de mettre en marge les femmes et les minorités égyptiennes, au profit d’une large islamisation des lois.
    Sur le papier, toutes les mesures de l’armée peuvent être considérées comme étant louables. Mais il faut garder à l’esprit tous les écarts de l’armée, qui a été à tour de rôle accusée de servir les intérêts des «occidentaux», de Hosni Moubarak, puis de vouloir «trahir la révolution».


    Rime AIT EL HAJ

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