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Société

200 blessés dans la mutinerie de la prison de Salé

Par L'Economiste | Edition N°:3533 Le 19/05/2011 | Partager
Bombes lacrymogènes et balles en caoutchouc ?
241 détenus transférés vers deux autres prisons

Pour Hafid Benhachem, Délégué général de l'administration pénitentiaire et de la réinsertion, tous les efforts seront déployés pour un strict respect de la loi au sein des prisons, sans aucune discrimination entre les prisonniers

«La situation est normale dans la prison de Salé», confirme Hafid Benhachem, Délégué général de l'Administration pénitentiaire et de la réinsertion. Cela après la grosse mutinerie qui a sérieusement secoué cet établissement lundi et mardi derniers, suite à des manifestations organisées par les prisonniers d’obédience salafistes. La situation est également calme et normale dans les autres prisons du pays, selon Benhachem. Des mesures ont été prises par le département de ce dernier pour éviter que ces événements ne se reproduisent.
«A partir de 17 heures, mardi dernier, on a procédé au transfert de 241 prisonniers que l’on a réparti entre deux prisons», indique le responsable de l’administration pénitentiaire. Un groupe de détenus a été déplacé dans une prison qui se trouve au sein du complexe Zaki de Salé. Les autres seront les premiers locataires de la nouvelle prison Toulal 2 à Meknès. «L’ensemble des détenus concernés par ce transfert sont soit en détention provisoire ou jugés dans le cadre de la loi anti-terroriste», tient à rappeler Benhachem. Selon lui, la dernière mutinerie à la prison de Salé a été très violente par rapport aux manifestations et troubles enregistrés auparavant. On déplore «près de 200 blessés, dont la majorité parmi les forces de l’ordre et uniquement 7 blessés parmi les détenus révoltés», a indiqué Benhachem. Un chiffre largement en dessous des informations avancées par les familles des prisonniers en sit-in aux abords de la prison durant les journées de lundi et mardi derniers. Les proches des détenus pointent du doigt l’intervention musclée des forces de l’ordre, qui ont eu recours notamment aux bombes lacrymogènes, aux lances d’eau et même à des balles en caoutchouc. Mais pour Benhachem, il fallait rétablir l’ordre et assurer la sécurité du personnel de l’établissement et celle des autres prisonniers. Sur ce volet, il rappelle que les forces de l’ordre ont été obligées d’intervenir deux fois, le lundi et mardi pour libérer 11 gardiens qui ont été séquestrés par les prisonniers salafistes armés de barres de fer et de pierres. «On ne pouvait pas rester les bras croisés devant une situation où des détenus voulaient imposer leur propre loi à l’administration de la prison. Car cela ne date pas d’hier, mais depuis longtemps», avance Benhachem. «Ces prisonniers réclament seulement l’amélioration de leurs conditions de détention et la concrétisation des promesses qui leur ont été données en ce qui concerne leur libération», avance un ancien détenu qui vient d'être gracié après le 20 février. Sur ce volet, Benhachem rappelle que «la décision de libération de ces détenus ne relève pas de ses compétences». Notons par ailleurs que le feuilleton de la mutinerie de Salé a été marqué par une forte médiatisation notamment via le Web.

Noureddine EL AISSI

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