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Société

Fortes tensions à Tanger

Par L'Economiste | Edition N°:3533 Le 19/05/2011 | Partager
Les prisonniers salafistes solidaires avec ceux de Salé
La mutinerie évitée de justesse

Retour à la normale au sein de la prison civile de Tanger, après une journée mouvementée, mardi dernier. Plusieurs détenus salafistes, une quarantaine selon certains témoins, avaient entamé un sit-in de protestation dans la cour intérieure de la prison, en solidarité avec leurs camarades de la prison Zaki de Salé. Sit-in qui a failli tourner à une mutinerie, les informations qui arrivaient de la prison de Salé ont échauffé les esprits, selon certains témoins. Mais avec l’intervention de certaines grosses pointures salafistes également détenues, il a été possible de désamorcer la situation en fin d’après-midi et les prisonniers «mutins» ont pu réintégré leurs cellules sans violence.
Les détenus, selon des membres de leurs familles se plaindraient aussi de «mauvais traitements et de conditions de détention indignes».
A l’extérieur de la prison, une soixantaine de membres des familles de certains détenus ont eux aussi procédé à un sit-in de protestation. Cela, suite à l’arrestation dimanche dernier, de deux militants salafistes lors d’affrontements avec la police. Ce sit-in a lui aussi failli dégénérer avec l’arrivée des images de la situation à Salé, ce qui a obligé les forces de l’ordre à disperser les manifestants. La situation était devenue encore plus tendue, quand deux salafistes ont essayé de s’immoler par le feu. L’un d’eux a, d’ailleurs, été évacué vers l’hôpital Mohammed V de Tanger pour le traitement de ses blessures.
Afin de calmer les esprits et d’éviter l’escalade, les autorités ont accepté de laisser deux membres des familles à visiter les détenus et se rassurer sur leur sort. En effet, des rumeurs infondées avaient circulé à propos d’une intervention musclée au sein de la prison. Rumeurs qui s’étaient répandues telle une traînée de poudre.
A noter que la prison civile de Tanger accueille les détenus salafistes de la région. Ils forment un groupe de 45 personnes, condamnées à différentes peines dans le cadre de la loi anti-terroriste. Le 14 avril dernier, une douzaine de détenus salafistes avaient été libérés après une grâce royale. Parmi eux, Mohamed Fizazi, le «cheikh» comme on l’appelle à Tanger. Il purgeait une peine de trente ans de prison pour apologie du terrorisme.

Ali ABJIOU

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