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Economie

Une journée en classe
Vous avez dit réforme?

Par L'Economiste | Edition N°:1938 Le 14/01/2005 | Partager

. Il faudrait un miracle!. Pédagogie: Une culture importée, inadaptéeL’objectif premier de ce reportage était de savoir comment la réforme de l’éducation nationale est vécue dans la classe, pendant le déroulement du cours. Mais d’emblée, notre guide-professeur tranche. «Il n’y a aucune réforme dans ma classe». La seule réforme constatée au niveau de son lycée est l’ajout de cours de philosophie pour les premières années. Mais sinon, il pense «qu’il n’y a aucune vision d’une réforme sérieuse, tout simplement parce qu’il y a des enjeux politiques et en face une montagne de problèmes qui s’amassent toujours un peu plus». Et il ne faut pas s’étonner des résultats désastreux sur les jeunes et leur avenir (mal formés, personnalités en mal de confiance et de prise de risques…) La réforme se fait petit à petit. Il est difficile d’en ressentir les effets tout de suite. Mais, selon le ministère de tutelle, l’une de ses priorités est d’améliorer «la qualité de l’enseignement par l’adaptation et le renouvellement des programmes et des méthodes d’enseignement «. Loin d’être encore le cas dans cette classe et pourtant, ces élèves seront bacheliers du nouveau système dans 2 ans.«Le professeur doit faire un effort monstre pour appliquer la méthode pédagogique, et pour un résultat médiocre dont l’élève est la victime», explique l’enseignant. Celui-ci a dû retravailler tous les chapitres du livre d’histoire (qui n’a pas changé pour les premières années du secondaire qualifiant), en sortir un plan de travail cohérent sur toute l’année.Mais si on enlève l’élève du schéma du cours, il est perdu. «Il ne saura pas répondre». En histoire-géo, comme en sciences humaines, c’est flagrant. Ces matières révèlent le niveau de connaissance et de construction de la personnalité. L’enseignant est intransigeant. Pour lui, «la manière dont est menée l’enseignement éloigne ces jeunes des questions essentielles et sur le sens de ce qu’ils apprennent».Mais quand, comme le rapporte l’enseignant, certains professeurs, n’achètent même pas de livres, qu’en attendre pour leurs élèves? Il y a aussi le milieu socio-économique des élèves qui les préparent mal à étudier. «La société marocaine a perdu la notion du sérieux. Cela veut dire que nous avons perdu confiance en nous. C’est la pire des choses qui nous soit arrivée», déplore l’historien qui fait remarquer que toutes les civilisations développées sont celles «qui ont pris les choses au sérieux».«L’élève se moque du professeur parce qu’il méprise ce qu’il étudie». Parce que cet élève a pris l’habitude de se moquer de tout. Il est en plus dérouté parce qu’ouvert à tous les mass médias. La méthode pédagogique audiovisuelle est aussi importée d’Europe (images, textes, tableaux), sauf que «nous n’avons pas cette éducation de l’audiovisuel. Et nous ne pouvons pas compresser tout ce temps d’apprentissage. Or c’est ce qu’on nous demande de faire…Vous imaginez bien les conséquences que cela a», analyse l’enseignant qui milite pour développer l’écoute au sein de la classe. En fait, «il faut un miracle et non pas une réforme», pour venir à bout de ce monstre à lacunes.


Terrorisés, violentés et en détresse…

Il n’y a pas de statistiques. Mais il y en aurait beaucoup, vraiment beaucoup. Dans ce lycée, il y en a au moins quatre enseignantes qui sont sous antidépresseurs depuis au moins dix ans, rapporte notre professeur! Même des hommes, disent d’autres sources. Des élèves irrespectueux, menaçants, et méprisants. La crainte de représailles au jour le jour, la menace jusque dans la classe, des pneus crevés, des vitres cassées, des agressions pour une mauvaise note, ou pour un renvoi, des crachats en classe, des insultes…C’est la tragédie quotidienne d’un bon nombre d’enseignants. Mais ces choses-là ne sont pas nouvelles pour eux. Elles sont mêmes banalisées. Jusqu’où va le drame? M. Kd

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