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Economie

Dette privée: Fort engouement en 2004

Par L'Economiste | Edition N°:1938 Le 14/01/2005 | Partager

. Les investisseurs ont fait des arbitrages en sa faveur . De nouveaux émetteurs sur le marché. Les billets de trésorerie raflent la vedetteL’année 2004 a été une année florissante pour les valeurs mobilières, tous titres confondus. Mais les billets de trésorerie ont été les plus sollicités durant cet exercice. “Ils occupent actuellement une place prépondérante sur le marché de la dette privée avec 36,5%”, indiquent les traders de BMCE Capital. Fin 2004, les titres de valeurs mobilières émis (qui incluent désormais les titres de créances négociables) s’élèvent à 10,87 milliards de DH contre 6,957 milliards en 2003, soit une variation de 56%. L’écart entre les taux de sortie relatifs aux emprunts via le marché des capitaux et les taux bancaires s’est creusé en 2004, en faveur des émissions de papier privé. Cet écart a été favorable aussi bien aux émissions de courtes maturités (billets de trésorerie) que pour les émissions plus longues (bons de sociétés de financement ou BSF et obligations). “L’augmentation substantielle des volumes émis, tous titres confondus, est donc due à des arbitrages en faveur du marché de la dette privée”, explique BMCE Capital. Le volume des billets de trésorerie est multiplié par 6, passant de 642 millions de DH en 2003 à 3,9 milliards. Deux nouveaux émetteurs ont fait leur apparition sur le marché en 2004. Il s’agit de la Centrale automobile chérifienne et la société Copragri. Les brokers notent également l’extension des plafonds de nombreux émetteurs qui ont confirmé leur présence sur le marché. Maghreb Steel enregistre un encours de 200 millions de DH, grâce à l’extension de son plafond qui est désormais du même niveau, contre 100 millions de DH au 31 décembre 2004. En termes de montant placé, l’émetteur a privilégié la maturité 26 semaines qui représente 45,62% de l’ensemble des émissions, suivie de celle de 1 mois avec 23,28%. Rappelons que le 18 février prochain, une tombée d’un montant de 100 millions de DH permettra à la société de prévoir à nouveau des émissions. Idem au niveau de Charaf Corp. qui a procédé à une extension de plafond pour passer d’un montant de 50 à 100 millions de DH. Le visa du CDVM a été obtenu le 18 octobre dernier. “Cette initiative a pour objectif d’accompagner le développement de l’activité de la société en mobilisant les fonds nécessaires à un coût réduit”, expliquent les responsables du groupe. Au total, Charaf Corp. aura émis 104 millions de DH. Quant à Promopharm, elle a remboursé la totalité des montants souscrits à la fin de l’année. La société dispose donc désormais d’un encours à émettre de 50 millions de DH. Copragri, pour sa part, a acquis la confiance des investisseurs (OPCVM exclusivement). Ce renforcement de notoriété de la société se justifie, selon les analystes de BMCE Capital, par l’absence de défaut de remboursement et par l’amélioration de sa situation financière. La Centrale automobile chérifienne (CAC) n’enregistre pas de dette à son passif, les seuls moyens de financement auxquels la société fait appel sont des emprunts à très court terme, entre autres les billets de trésorerie. L’encours émis cumulé s’élève à 83 millions de DH. Le reste à émettre s’établit à 17 millions de DH. Pour ces deux nouvelles recrues, les variations ne sont pas significatives puisqu’en 2003 elles n’étaient pas présentes sur le marché de la dette privée. En 2004, le nombre d’opérations effectuées sur le marché en Billets de Trésorerie s’élève à 53 émissions. Le deuxième semestre enregistre un montant total sur l’ensemble des émissions de 1,106 milliard de DH. Le dernier trimestre a connu une baisse de régime (seulement 8,3% des placements de 2004). “Côté investisseurs, un intérêt moindre a été exprimé en raison de l’opération de privatisation de Maroc Telecom et/ou du manque de visibilité de l’évolution des taux en cette fin d’année”, soulignent les traders. Du côté des émetteurs, les plafonds des programmes d’émission ont pour la plupart été atteints ou jouissent d’une trésorerie excédentaire.Pour l’obligataire, de nombreuses grosses émissions ont été enregistrées en 2004. On peut citer celles de l’ONCF et Lydec pour des montants respectifs de 822 millions et 1,050 milliard de DH sur la maturité 15 ans. A noter que l’Odep a été, également, un acteur majeur sur le marché de la dette privée en émettant deux tranches pour une enveloppe globale de 1,2 milliard de DH sur la maturité 5 ans. La SNI s’est également intéressée à ce marché et a émis pour la première fois un emprunt obligataire d’un montant de 1,2 milliard de DH sur la maturité 5 ans. Les institutionnels et les OPCVM ont été servis dans un premier temps, puis une prise ferme a été exercée pour boucler le reliquat de l’opération. Le montant des obligations émises en milliards de DH s’élève à 5,6 contre 4,35 milliards en 2003, soit une hausse de 28,7%.L’Odep (Office d’exploitation des ports) a émis deux tranches. Ces deux émissions ont connu un fort engouement sur le marché et ont été sursouscrites plus de 3 fois (3,28 pour la 1re et 3,33 pour la 2e). Cette deuxième tranche a servi au remboursement anticipé du restant dû du prêt octroyé par la Banque internationale de reconstruction et de développement (BIRD). Sur l’année 2004, l’Office a émis 1,2 milliard de DH sur le marché de la dette privée.Maroc Leasing a obtenu le 8 novembre dernier le visa du gendarme du marché pour l’émission d’un emprunt obligataire d’un montant de 300 millions de DH. L’emprunt s’étend sur une période de 5 ans au taux fixe retenu de 5,01%. Le syndicat de placement comprend la CDG (chef de file), BMCE Capital (cochef de file), la BCP, Médiafinance et CFG.Wafasalaf, pour sa part, a émis des obligations subordonnées pour un montant de 200 millions de DH sur 5 ans au taux de 5,54%, soit un spread de 150 points de base. L’opération a été sursouscrite 2,3 fois le 30 décembre dernier. En 2005, les émissions de BSF devraient se multiplier puisque de nombreux bons arrivent à échéance. A noter également que le marché obligataire a été le plus important en termes de volume d’activité avec 51,5% de l’ensemble des émissions.F. T.

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