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TourismePrévisions optimistes pour la haute saison

Par L'Economiste | Edition N°:1945 Le 26/01/2005 | Partager

L’ensemble des régions devrait profiter de l’embellie . Les Espagnols et les Anglais font un véritable retour. Et pour l’instant, aucune incidence du drame asiatique sur l’activité Le printemps qui correspond à la haute saison pour le Maroc s’annonce sous de bons auspices pour le tourisme marocain. Après une fin d’année euphorique, notamment dans les principales destinations touristiques comme Marrakech ou Agadir, les mois de février, mars et avril, voire celui de mai, devraient enregistrer des hausses notables en termes d’arrivées internationales et de nuitées réalisées.Les progressions prévues sont à deux chiffres et la phase qualifiée d’ascendante par l’ensemble des opérateurs. A Marrakech, ville-phare du tourisme marocain, “les différents indicateurs des tour-opérateurs affichent une bonne progression”, indique Kamal Bensouda, président du Conseil régional du tourisme. L’organisation de séminaires et de congrès “devrait connaître une hausse très appréciable”. La fin de l’année 2004 a été marquée par une intense activité avant une relative accalmie en janvier. Cela n’a pas influencé outre mesure la croissance puisqu’elle se situe entre 15 et 20% comparativement à la même période de 2003. Les prévisions pour 2005 tablent sur une augmentation des nuitées de l’ordre de 17%. Marrakech réalise une reconquête d’une forte clientèle espagnole et britannique, après des années creuses sur ces deux marchés. Aucune inquiétude aussi pour les responsables du groupe Accor. Le géant de l’industrie du tourisme est optimiste. Pour le seul mois de janvier (estimations établies au 23 janvier), le taux d’occupation dans les hôtels de la chaîne a atteint 59 contre 54% à la même date de 2004, enregistrant ainsi une hausse de 15%. Et si aucun chiffre n’est avancé pour la période allant du 9 février au 7 mars 2005, le directeur général, Marc Thépot, ne manque pas de signaler que “les réservations pour ces vacances d’hiver sont très honorables, après un début d’année en fanfare précisément à Marrakech où plusieurs événements d’envergure internationale se sont déroulés ces dernières semaines”. Sur Fès, l’activité devrait également enregistrer une croissance à deux chiffres. Sur 2004, l’augmentation enregistrée a avoisiné les 20%. La croissance pour la prochaine saison devrait avoisiner les 15%. Grande nouveauté pour la destination qui est devenue, selon le président du CRT de Fès, Driss Facèh, “une ville de séjour et non plus de passage”. La durée de séjour est en effet passée de 1,6 à 2,3 jours ces derniers mois. “Fès acquiert une certaine autonomie par rapport au traditionnel circuit des villes impériales qui représentait près de 90% de la clientèle transitant par la destination”. A l’origine de ces changements, la densification du transport aérien. L’aéroport de Fès accueille actuellement douze vols hebdomadaires. Deux vols en provenance de Barcelone s’ajouteront dès le 7 février prochain. Les deux dessertes quotidiennes en provenance de Casablanca et la diminution du temps de transit ont largement contribué à l’essor de la destination. .Compétitivité des tarifsCe sont les hôtels quatre et cinq étoiles qui bénéficient le plus de cette hausse ainsi que les riads et maisons d’hôte, particulièrement prisés par la clientèle internationale. Le taux de remplissage des avions de la compagnie Corsair atteint 85%. Celui de British Airways atteignerait également des niveaux similaires. Driss Facèh ne manque pas d’évoquer à ce propos la compétitivité des tarifs du transport aérien. “La RAM devrait baisser ses tarifs sur Fès les jours de la semaine où Corsair n’opère pas. Cela contribuerait certainement à drainer des flux plus importants”. Même son de cloche chez Atlas Voyages, une des agences les plus performantes au niveau national. “Les carnets de commandes laissent présager de bonnes perspectives au niveau du réceptif international”, explique Otman Cherif Alami, PDG du groupe. Pour 2005, les prévisions du voyagiste tablent sur une augmentation de l’ordre de 15 à 20%, soit 40.000 à 50.000 clients supplémentaires. Pour le premier trimestre 2005, la hausse devrait être similaire. Le nombre de touristes supplémentaires programmés sur la destination Maroc est de 10.000. Ces performances seront réalisées grâce à la programmation de nouveaux tour-opérateurs de la destination Maroc. Hormis Etapes Nouvelles qui table sur des progressions de 30% de plus de son activité, des tour-opérateurs européens ont augmenté leurs capacités sur le Maroc. C’est le cas de l’Espagne qui réalise 10 à 15% de touristes de plus ou encore les pays de l’Europe centrale qui drainent une clientèle 5% supérieure à celle de l’an dernier. L’Allemagne, l’Angleterre, l’Italie et le Portugal réalisent des scores en augmentation de 5% alors que les arrivées en provenance du Moyen-Orient stagnent. Les Chinois devraient faire leurs premiers pas cette année au Maroc dans le secteur touristique. Un des partenaires anglais de Atlas Voyages programme en effet un groupe chinois. Cette catégorie de clientèle “offre des potentialités mais l’absence d’un accord commercial entre les gouvernements des deux pays bloque le développement des flux en provenance de Chine”, ajoute Otman Alami. Le séisme qui a ravagé les pays d’Asie ne devrait pour sa part avoir aucune influence sur l’activité touristique. “Le Maroc pourrait drainer 2.000 à 4.000 nouveaux packs de touristes”, estime le gérant de Atlas Voyages. Ce qui est quasiment insignifiant en la matière. Le tourisme d’affaires connaîtrait pour sa part une hausse notable. “C’est à ce niveau que ce qui s’est passé en Asie pourrait influencer l’activité au Maroc”, ajoute-t-il. Les demandes de devis de sociétés européennes qui avaient opté pour le continent asiatique pour l’organisation d’incentives ou congrès aurait enregistré une forte augmentation. L’activité charter aurait pour sa part augmenté de 14% par rapport à la même période de l’année précédente. Zouheir Elaoufir, président du directoire de Atlas Blue, précise que ces évolutions sont “conformes aux prévisions et devraient croître davantage après une année d’exploitation de la compagnie”.Amale DAOUD

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